Halacha pour jeudi 19 Sivan 5780 11 juin 2020

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon

Etaler une pommade pendant Chabbat

MARAN écrit dans le Chou’lhan ‘Arou’h (chap.314-11) qu’il est interdit de prendre de la cire afin de boucher le trou d’un tonneau pendant Chabbat, car il y a là un interdit à titre de « Mémaréa’h » (étaler)) pendant Chabbat (interdit qui relève de l’activité de « Méma’hek », lisser des gerbes mises en tas).

Cela signifie qu’il existe un interdit lorsqu’on étale quelque chose pendant Chabbat.
De ce fait, si l’on désire étaler une pommade sur les mains pendant Chabbat, afin que la pommade soit bien imprégnée sur les mains et qu’elle protège la personne d’un assèchement des mains, il est interdit de le faire pendant Chabbat, en raison de l’interdit de Mémarea’h.

De même, il est interdit à ce même titre d’étaler pendant Chabbat une crème sur le corps pour se protéger du soleil.

MARAN écrit encore dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.316) qu’une personne qui a craché sur le sol pendant Chabbat, n’a pas le droit de piétiner son crachat, et de l’étaler afin qu’il soit absorbé par la terre. Cependant, dans ce cas l’interdit n’est pas à titre de Mémarea’h, mais à titre de « Machvé Goumott « (niveler des trous au sol) pendant Chabbat, interdit qui relève de l’activité de « Boné » (construire).

Mais nous devons comprendre.
Pourquoi n’y a-t-il pas dans ce cas aussi l’interdit de Mémarea’h?
Le Maguen Avraham explique que l’interdit de Mémarea’h n’existe que lorsqu’on étale quelque chose sur une autre chose, et que l’on désire que la chose étalée reste ainsi, comme de la cire qui bouche le trou du tonneau. Mais lorsqu’on étale quelque chose dans le but de le faire totalement absorber et disparaitre, il n’y a pas d’interdit à titre de Mémarea’h.
C’est pourquoi, lorsque quelqu’un crache sur sol, et qu’il piétine son crachat afin qu’il soit absorbé pour qu’il disparaisse et que personne ne le voit, il n’y a pas d’interdit à titre de Mémarea’h pendant Chabbat.

A partir de là, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l apprend (Chou’t Yabiya’ Omer vol.4 sect. O.H chap.27; ‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.3 page 384) qu’il n’y a pas d’interdit lorsqu’on prend une pommade et qu’on l’étale dans le but qu’elle soit totalement absorbée dans la peau (comme les personnes qui souffrent d’assèchement et de plaies dans les mains, et qui désirent mettre une pommade de sorte que la pommade s’absorbe totalement dans la peau, et qu’elle ne reste pas en surface), il est permis d’agir ainsi pendant Chabbat. De même, quelqu’un qui met de la pommade sur son dos, afin de soulager ses douleurs de dos, et que cette pommade est faite de telle sorte qu’elle est totalement absorbée par la peau, il est permis selon le Din d’étaler une telle pommade sur la peau pendant Chabbat.

De même, lorsqu’on étale une pommade sur la peau d’un bébé qui souffre d’allergies aux couches, et que la pommade est faite de sorte qu’elle est totalement absorbée par la peau, il est permis d’utiliser une telle pommade pendant Chabbat, car il n’y a là aucun interdit à titre de Mémarea’h.

(Cependant, concernant un adulte en bonne santé, l’autorisation est exclusivement lorsqu’on a commencé à mettre cette pommade avant Chabbat, le vendredi par exemple, car sinon, nous serons face à un autre interdit qui est celui de soigner pendant Chabbat, qui est un interdit indépendant que nous ne traiterons pas pour l’instant).

Pour un bébé qui souffre d’allergies aux couches, et que l’on a uniquement une pommade qui n’est pas absorbée par la peau, plusieurs décisionnaires des dernières générations écrivent que l’on doit dans ce cas poser des « points » de pommades sur la peau du bébé, et ces points de pommades s’étaleront d’eux-mêmes par la couche. Mais on ne doit pas dans ce cas étaler la pommade avec la main de manière précise et directe comme on le fait les jours de semaine.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Règles relatives au jour du 9 Av

Le jour de Tich’a Be-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur: Manger et boire; Se laver; S’enduire (le corps avec de l’huile ou de la crème corporelle) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale De même, il est inte......

Lire la Halacha

Une personne malade du Corona par négligence, doit –elle réciter le Gomel à sa guérison ?

Réponse: Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que la personne qui tombe malade et qui est alitée, comme la grippe ou le Corona, doit réciter le Gomel une fois guérie, et que cela doit être fait en présence de 10 hommes. M......

Lire la Halacha

Règles relatives à la sortie du 9 Av et au 10 Av

Après la sortie des étoiles le jour du 9 Av, il est permis de manger et de boire. nous avons l’usage de réciter Birkat Ha-Lévana (la bénédiction à la vision de la lune) après l’office de ‘Arvit à la sortie du 9 Av. il ......

Lire la Halacha

Le Gomel pour une personne malade – Le Corona

Question: Une personne qui a été victime du Corona, mais sous une forme légère sans avoir été véritablement en danger, qui a été malade et alitée, doit-elle réciter le Gomel? Réponse: Dans la précéde......

Lire la Halacha


Consommation de viande après Roch H’odech AV

Il est expliqué dans une Michna de Ta’anit (26b) qu’il est interdit par décret de nos maîtres de consommer de la viande et du vin, la veille de Tich’a Beav (la veille du jeune du 9 Av) lors de la Séouda Ha-Mafsekete (le dernier repas avant le début......

Lire la Halacha

Lois relatives à la Bérah’a du Gomel

Nos sages ont instauré que toute personne qui vie un événement dangereux se doit de remercier Hachem en récitant une Bérah’a devant 10 personnes comme nous allons l’expliqué. Dans la Guémara, traité de Bérah’ott page......

Lire la Halacha

Tou Bé-Av – le 15 Av

Aujourd’hui, nous célébrerons « Tou Bé-Av ». On enseigne dans une Michna de Ta’anit (26b): Rabban Chim’on Ben Gamliel dit: « Il n’y a pas de plus belles fêtes pour Israël que le 15 Av et Yom KIPPOUR. Ces jours-là, le......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

Un malade sans danger Un malade (véritablement malade, qui est alité ou autre, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av, car la sévérité du jeûne du 9 Av est moins importante que celle de Yom Kippour sur ce point. D......

Lire la Halacha