Halacha pour vendredi 21 Iyar 5780 15 mai 2020

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)

Parasha de Béhar – Bé’houkotaï

Béhar

l’étude de la Torah et le travail
Hashem parla à Moshé au mont Sinaï, en ces termes: « Parle aux enfants d'Israël et dis-leur: Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, la terre sera soumise à un chômage en l'honneur d’Hashem. Six années tu ensemenceras ton champ, six années tu travailleras ta vigne, et tu en recueilleras le produit. Mais, la septième année, un chômage absolu sera accordé à la terre, un Shabbat en l'honneur d'Hashem. Tu n'ensemenceras ton champ ni ne tailleras ta vigne. » (Début de notre Parasha)

Le Kéli Yakar explique que la Mitsva de Shémita (repos de la terre durant la 7ème année) a pour vocation de renforcer la foi en Hashem dans le cœur de l’homme, afin qu’il sache que le monde et ce qu’il contient appartiennent à Hashem, et qu’IL en est le seul dirigeant.
Cette Mitsva symbolise le fait de ne pas se consacrer à son travail de façon démesurée, au point d’en délaisser l’étude de la Torah.

En effet, celui qui a foi en Hashem, place également sa confiance en lui. Cette confiance place l’individu dans un état de quiétude et de repos permanant, dans son corps comme dans ses biens matériels. Dans ces conditions, l’homme peut se consacrer à l’étude de la Torah, sans se laisser perturber par des soucis professionnels.

C’est aussi ce que nous retrouvons dans une Mishna du Pirké Avot de cette semaine:

10 miracles se produisaient pour nos ancêtres dans le Temple… La pluie n’a jamais éteint le feu de l’autel des sacrifices (celui de l’exterieur) (Pirké Avot chap.5 Mishna 5)

Rabbi David Ha-Naguid (le petit fils du RAMBAM) explique dans son livre Midrash David que même lorsqu’il tombait des pluies diluviennes sur le feu de l’autel, le feu ne s’éteignait pas. L’eau et le feu – les deux opposés – faisaient la paix afin d’accomplir la volonté Divine, comme il est dit dans la Torah : Un feu permanant brulera sur l’autel. Il ne s’éteindra jamais. (Vaykra 6-6).
Cela vient également nous apprendre que l’on ne doit pas se laisser emporter par la vie professionnelle, et qu’il est impératif de s’imposer des moments fixes et réguliers pour l’étude de la Torah.
En effet, la pluie se dit en hébreu « גשם » (Guéshem) qui est de la même racine que le mot « גשמיות » (Gashmiyout). La Torah est toujours représentée par le feu, comme il est dit : Voici ma parole qui est comme le feu, parole d’Hashem (Irméya 23-29).
La pluie – autrement dit la matérialité -  n’a jamais réussi à éteindre le feu – la Torah.

La vie professionnelle ne doit jamais réussir à éteindre le feu de l’étude de la Torah. 

Bé’houkotaï

Israël et son ascendance
Dans cette Parasha sont contenues des réprimandes qu’Hashem suspend au dessus d’Israël s’il ne marche pas dans le chemin de la Torah.

Je me souviendrais de mon alliance avec Ya’akov, et également de mon alliance avec Its’hak, ainsi que de mon alliance avec Avraham…

Dans son livre Vayomer Avraham, le Gaon Rabbi Avraham Morde’haï PATAL z.ts.l demande:
En quoi ce verset représente-t-il une réprimande ? N’a-t-il pas plutôt l’aspect d’une consolation pour Israël?

Il répond par une image:

Deux voleurs sont attrapés en flagrant délit.
Lorsqu’ils sont conduits devant le juge, celui-ci demande à chacun d’entre eux son nom, son origine, sa famille etc…
Le premier des deux voleurs répond qu’il est le fils d’untel qui purge actuellement une peine de prison pour vol.
Le deuxième répond qu’il est le fils de Rav untel, qu’il étudie dans telle Yéshiva et qu’il vit avec ses parents dans telle ville, dans un quartier où vivent de grands Rabbanim.
Le juge condamne le premier à seulement 6 mois de prison, accompagnés d’une amande de 100 $.
Mais il alourdit la peine du deuxième et le condamne à 1 an de prison, accompagnés d’une amande de 200 $.
Très étonné de cette différence, le deuxième voleur demande au juge :
« Pourquoi mon ami bénéficie d’une peine relativement légère, alors que ma peine est très lourde et représente le double de la sienne ?! »
Le juge répondit:
« Ton ami est voleur fils de voleur. Il a évolué toute sa vie dans un environnement de voleurs. Par conséquent, on ne peut donc pas réellement l’incriminer. Par contre, toi, tu as grandit parmi les sages, dans la maison de ton père qui est un homme juste et intègre. Comment es-tu malgré tout arrivé à commettre le vol ?! Tu mérites donc une peine plus sévère que ton ami. »

« Je me souviendrais de mon alliance avec Ya’akov », lorsque je me souviens qui était votre père Ya’akov qui vous a élevé, et avec qui j’ai établi mon alliance, « de mon alliance avec Its’hak » lorsque je me souviens qui était votre grand père Its’hak, « de mon alliance avec Avraham » lorsque je me souviens qui était votre arrière grand père Avraham, comment ne puis-je pas vous infliger une lourde punition??!

Nous comprenons à présent pourquoi ce verset est inclus dans les réprimande de notre Parasha. 

Si chaque juif prend véritablement conscience au moment de la faute, qu’il est le digne descendant d’Avraham, d’Ist’hak et de Ya’akov, il est à espérer qu’il ne fautera pas.  

 

Chabbat Chalom
 
Dvar Torah adapté et rédigé par le Rav David A. PITOUN

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