Halacha pour lundi 10 Iyar 5780 4 mai 2020

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

« Nous ne possédons pas les souffrances des Justes »

Il est enseigné dans les Pirké Avot (chap.4 Michna 15):
Rabbi Yannaï dit: Nous ne possédons ni la tranquillité des impies, ni les souffrances des justes.
Rabbenou Ovadia Mi-Barténoura explique : « Nous ne possédons » signifie nous ne savons pas expliquer pourquoi il existe des impies dont l’existence est tranquille, ni pourquoi il existe des justes qui souffrent.

Cependant, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l commente dans son livre ‘Anaf ‘Ets Avot (page 292) qu’après la découverte des enseignements de nois maitres dans le Zohar Ha-Kadoch (les écrits du Zohar n’avaient pas encore été découverts du temps du Barténoura) et dans les autres enseignements des Kabbalistes au sujet de la croyance en la réincarnation des âmes (Guilgoulim), nous ne sommes plus perturbés par ces questions étonnantes.

Par exemple, Iyov (Job), au sujet duquel il est écrit « Cet homme était intègre et droit, il craignait Hachem, et il s’écartait du mal. », et malgré tout, il subit de grandes épreuves. Il commença par perdre tous ses enfants dans une terrible tempête, puisque la maison s’écroula sur eux et ils décédèrent.
Ensuite, il perdit tous ses biens qui lui furent confisqués par la royauté et les Chaldéens. Puis – après avoir accepté le jugement divin en disant : « Hachem a donné, Hachem a repris que le Nom d’Hachem soit béni » - il subit d’autres souffrances atroces infligées par le Satan, qui lui envoya des ulcères sur tout le corps.
Et tout ceci pourquoi? Nous ne le savions pas.

Jusqu’à ce que nos maitres (le Zohar Ha-Kadoch et les Kabbalistes) nous dévoilent que Yiov était en fait la réincarnation de l’âme de Téra’h le père de Avraham Avinou. Or, Téra’h avait fauté et incité les autres dans la faute de l’idolâtrie, mais par le mérite de Avraham Avinou il se repentit à la fin de ses jours. Cependant, Téra’h avait énormément fauté et avait attiré de nombreuses personnes dans la faute, et nos maitres enseignent (Yoma 87a):
Celui qui entraine les autres dans la faute, on ne lui laisse (quasiment) pas la possibilité de se repentir, afin qu’il ne soit pas lui-même dans le Gan ‘Eden et ses disciples (les gens qu’il a incité à fauter) dans le Guéhinam.
C’est pourquoi, Téra’h devait revenir en réincarnation de Iyov, et par les souffrances qu’il subit, il expia ses fautes.

Dans l’introduction au livre « Lev Eliyahou » (du Gaon et Tsaddik Rabbi Eliyahou LOPYAN z.ts.l) est rapportée une histoire terrifiante qui s’est produite il y a environ 100 ans en Lituanie.

Il y avait un commerçant dans la ville de Kelem (Chelmno) du nom de Rabbi Néta’. Il avait une fille unique et il la maria à un jeune étudiant en Yéchiva, un grand Talmid ‘Ha’ham (érudit dans la Torah). Il lui donna un dote de plusieurs milliers de Roubles. Il nourrit le couple durant plusieurs années chez lui, et le gendre étudiait la Torah. Lorsqu’arriva la fin du délai convenu, et que le couple pris sont indépendance, la femme réclama à son mari:
« Comment allons-nous vivre à présent ? »
Le mari répondit qu’il ne pouvait pas interrompre son étude de la Torah.
Mais la femme lui fit une proposition:
« Avec l’argent de la dote, nous pouvons ouvrir un magasin. Je m’en occuperais toute la journée, excepté 2 heures par jour où tu viendras tenir le magasin, et le reste du temps tu pourras continuer à étudier la Torah à ta guise. »

Le mari accepta, et durant les 3 premiers mois, tout se passa selon leur accord. Mais par la suite, les 2 heures se transformèrent en 4, et ensuite en 8, au point où le mari sombra complètement dans son commerce, sans avoir un moment pour ouvrir une Guémara.

Un samedi soir, après la sortie du Chabbat, il neigeait très fort dehors et des vents puissants soufflaient. La femme sorti pour aller jeter des eaux usagées, et à son retour elle était comme étranglée, sans pouvoir parler.
Son mari courut immédiatement alerter un médecin, mais celui-ci ne sut quoi faire. Le lendemain, le mari alla avec son épouse consulter d’autres médecins, ils voyagèrent même jusqu’à Vienne, mais sans succès, au point où une rumeur courait dans le village qu’un « Dibbouk » (l’âme d’une personne décédée) s’était peut-être emparé de la femme.

Ils voyagèrent jusqu’à la ville de Chtoutsin, où se trouvait un Kabbaliste du nom de Rabbi Mena’hem Mendel z’’l, chez qui on se rendait habituellement pour ce genre de problème.
Lorsqu’ils arrivèrent devant le Rav, celui-ci demanda quelque chose au supposé Dibbouk, et il entendit une voix qui lui répondait, le ventre de la femme se mit à s’élever et la voix retentissait sans que la femme ne bouge les lèvres.
A ce moment, toutes les personnes présentes s’affolèrent et dirent : « C’est bien un Dibbouk ! » Mais le Tsaddik Rabbi Mena’hem Mendel dit qu’il n’était pas encore convaincu qu’il s’agissait d’un Dibbouk.
Il lui demanda encore:
« Qui t’accompagne ? »
Il répondit:
« 5 anges destructeurs. »
Le Rav lui demanda:
« Quels sont leurs noms ? »
Il lui indiqua les noms. A ce moment, Rabbi Mena’hem Mendel dit qu’il s’agissait bien d’un Dibbouk.

Le Rav lui demanda:
« Quel est ton nom et qui es-tu ? »
Il lui répondit qu’il vivait il y a plusieurs décennies, et qu’il était un jeune étudiant en Yéchiva dans la ville de Brisk. Il voyagea en Afrique et sous l’influence de ses camarades, il se détériora spirituellement là-bas.
Il transgressa quasiment toute la Torah. Un jour, il voyagea à bord d’une charrette, il tomba et mourut sur le coup. Depuis, il errait dans le monde jusqu’à présent, accompagné d’anges destructeurs qui le frappaient avec des bâtons de feu.
Le Rav lui demanda:
« Pourquoi ne t’es-tu pas repenti juste avant de mourir ? »
Il lui répondit que par le choque qu’il reçu en tombant de la charrette, il n’eut pas le temps de se repentir.
Le Rav lui demanda:
« Pourquoi as-tu causé toutes ces terribles souffrances à cette femme ? »
Il commença à rire à haute voix et il dit:
« La mère de cette femme ainsi que la mère de son mari (toutes les deux étaient déjà décédées) sont venues me trouver dans le ciel et m’ont demandé de m’introduire dans cette femme pour lui causer des souffrances, car sinon, elle aurait cessé d’exister, dans ce monde-ci comme dans le monde futur, car elle a causé à son mari d’arrêter d’étudier la Torah ! »

Lorsqu’ils entendirent ces propos, Rabbi Mena’hem Mendel demanda au mari de promettre de retourner étudier la Torah, et c’est ce qu’il fit.
Rabbi Mena’hem Mendel s’engagea lui aussi à étudier des Michnayot pour l’élévation de l’âme de l’étudiant incarné dans le Dibbouk, et il s’engagea aussi à offrir des bougies à la synagogue pour lui.
Ensuite, le Rav réuni un Minyan de 10 hommes dans son bureau (parmi eux se trouvait le Gaon Rabbi Eliyahou DOCHNITZER z.ts.l) afin de dire des Téhilim. Le Rav se plaça derrière eux et demanda au Dibbouk de sortir de la femme par son petite orteil, et le Dibbouk accepta. On fit assoir la femme sur une chaise au milieu de la pièce, et soudain elle tomba de la chaise et se roula au sol. Une voix très puissante retentie et dit « Chéma’ Israël Hachem Elokénou Hachem E’had !!!! » La voix était si forte qu’on l’entendit dans tout Chtoutsin. Ensuite, l’ongle du petit orteil de la femme se fendit, et le verre d’une fenêtre se brisa.
Par la suite, la femme guérit, et son mari retourna étudier la Torah, conformément à sa promesse.

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