Halacha pour mercredi 5 Iyar 5780 29 avril 2020

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Une synagogue où l’on prie rapidement – « Iyoun Téfila »  (Avoir l’assurance que sa prière sera exaucée)

Nous sommes aujourd’hui Yom Ha’Atsmaout.
Pour lire les propos de notre maitre le Rav z.ts.l à ce sujet, cliquez ici.

Question: Dans la synagogue à proximité de chez moi, on prie rapidement, et je ne peux pas me concentrer correctement dans la prière. Il y a une autre synagogue où l’on prie plus lentement, et où je pourrais me concentrer dans la prière, mais je devrais partir avant la fin de la prière afin de me rendre à mon travail. Où est-il bénéfique pour moi de prier?

Réponse: le Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBACH z.ts.l écrit (rapporté dans le livre Téfila Bétsibbour page 250) que lorsqu’on a la possibilité de prier dans une synagogue sérieuse, où l’on prie lentement, et où l’on peut se concentrer dans sa prière, mais que l’on devra sortir de la synagogue avant la fin de la prière pour se rendre à son travail, il est préférable de prier dans cette synagogue où l’on prie lentement, « car il est préférable d’agir en petite quantité mais avec concentration, plutôt que d’agir en grande quantité sans concentration » (la qualité prime sur la quantité).

Il ajoute qu’il est préférable d’agir ainsi, même si – parce que l’on doit quitter la synagogue avant la fin de l’office - on ne pourra pas assister à la lecture de la Torah les lundis et jeudis.
Cependant, on devra se soucier que les autres fidèles comprennent les raisons du départ anticipé, afin que l’on ne soit pas soupçonné de dédaigner la prière et que l’on fuit la synagogue.
C’est ainsi que tranche également notre maitre le Gaon et Richon LéTsion Rabbi Its’hak YOSSEF Chlita dans Yalkout Yossef (chap.98-101).

Même si l’homme a le devoir de placer toute sa confiance en Hachem, malgré tout, il ne doit pas penser qu’étant donné qu’il a prié avec concentration devant Hachem, sa prière sera exaucée de façon certaine, car au contraire, une telle pensée peut entraîner que l’on mentionne ses fautes dans le Ciel, en examinant s’il mérite réellement que l’on exauce sa prière puisqu’il est tellement sûr de ses mérites. (Roch Ha-Chana 16b).
Ce comportement s’appelle « ‘Iyoun Téfila » (approfondissement de la prière avec l’assurance qu’elle sera exaucée).

Il est enseigné à ce sujet dans la Guémara Béra’hott (32b):
Rabbi ‘Hiya Bar Abba dit au nom de Rabbi Yo’hanan: Celui qui approfondie sa prière, en viendra à un mal de cœur.
Explication: Une personne qui s’étend longuement dans sa prière, en ayant ensuite l’assurance qu’elle sera exaucée, est susceptible de constater en définitif que sa prière n’est pas exaucée, et en conséquence, cette personne peut être victime d’un mal de cœur. (Dont le remède est d’étudier la Torah).

C’est ainsi que s’exprime le Choul’han ‘Arou’h (chap.98) à ce sujet en disant que l’homme doit penser : « Qui suis-je pour avoir le mérite de me présenter devant le Roi des rois et Lui demander quoi que ce soit ?! Si ce n’est que je me repose sur Ses grandes bontés avec lesquelles Il se comporte avec Ses créatures, comme il est dit : « Je prendrais en grâce celui que je prendrais en grâce », et nos maitres expliquent (Béra’hott 7a) : même si la personne n’est pas correcte. « Je prendrais en pitié celui que je prendrais en pitié », même si la personne ne le mérite pas.
En ayant de telles pensées, la prière sera acceptée favorablement.

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