Halacha pour mardi 16 Shevat 5780 11 février 2020

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Le métier de bibliothécaire pour un juif

Question: On m’a proposé un poste de bibliothécaire dans une bibliothèque municipale (en Israël). M’est-il permis d’accepter ce poste pour ma Parnassa?

Réponse: Cette question est des plus graves, car il y a de nombreux livres laïcs dans une bibliothèque municipale, et le bibliothécaire est contraint de fournir à chaque personne les livres qu’elle réclame.
De plus, le bibliothécaire doit régulièrement commander lui-même des livres afin de renouveler le stock de la bibliothèque.
Or, nos maitres enseignent que l’un de ceux qui ne sera pas aidé depuis le Ciel pour se repentir, est justement celui qui fait fauter les autres, et le fait de permettre aux lecteurs de lire ces ouvrages, va leur causer de trébucher sur des interdits.
Par conséquent, il semble qu’il n’y a pas de possibilité d’accepter un tel poste.

En particulier, du fait que nos maitres enseignent également (Sanhédrin 90a) : « Celui qui lit des ouvrages extérieurs (des livres qui contredisent Torah), n’a pas droit au Monde Futur ».
A fortiori concernant les ouvrages laïcs de ces dernières générations, où chaque ouvrage laïc s’exprime avec une brutalité sans limite sur Hachem et sur le peuple d’Israël.
A l’époque post-messianique, l’arrogance augmentera dans le monde, comme l’enseignent nos maitres (‘Haguiga 14a).
De ce fait, comment un homme qui craint Hachem pourrait-il proposer de tels livres à des lecteurs qui ne sont pas toujours informés de la gravité des choses contenues dans ces livres ? Ils ignorent même parfois qu’il y a un interdit à lire de tels ouvrages.
En confiant un tel livre à quelqu’un, on transgresse l’interdit de la Torah de « ne pas placer l’obstacle devant l’aveugle ».

Même dans l’hypothèse où le lecteur connait l’interdiction de lire de tels ouvrages, et qu’il n’en tient pas compte, en lui confiant un tel livre il y a malgré tout la transgression de « ne pas placer l’obstacle devant l’aveugle », car le désir de transgresser cause à l’homme de ne plus voir de ses propres yeux la gravité de ses actes, comme l’écrit le RAMBAM (commentaire des Michnayott traité Chévi’itt chap.5 Michna 6). (Il y a également dans un tel cas la transgression d’aider quelqu’un à commettre une faute).

Pour toutes ces raisons, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l a tranché que le bibliothécaire ne peut pas accepter un tel poste, et il doit prier Hachem afin qu’il lui envoi une bonne Parnassa, de façon permise et non dans l’interdit.

A partir de tout cela, nous comprenons la gravité de lire de tels ouvrages, ou de lire des journaux laïcs, ou de consulter des sites Internet remplis de débauche et de propos hérétiques, car même dans un cas où la Parnassa d’un homme en dépend, notre maitre le Rav z.ts.l a tranché de manière rigoureuse, que cette personne ne pouvait pas accepter un tel poste.
A fortiori pour toute autre personne ! Chacun doit savoir l’ampleur des choses, et se doit de s’éloigner de tels ouvrages, et de ne lire que des ouvrages autorisés.
En particulier, du fait que notre sainte Torah est plus large que l’océan, et autant qu’un homme étudierait la Torah, il n’achèverait pas la plus infime partie de ce qui l’incombe d’étudier.
De plus, de notre époque, même en période de vacances, il existe de nombreux ouvrages sur la biographie des Tsaddikim ou sur l’histoire juive ou autre, dans lesquels celui qui recherche la sagesse trouvera satisfaction.

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