Halacha pour vendredi 12 Shevat 5780 7 février 2020

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen

 

Parasha de Béshala’h

La Mann : le juste milieu
Hashem dit à Moshé: « Je vais vous faire pleuvoir du pain depuis le ciel. Le peuple devra sortir et ramasser chaque jour la quantité suffisante au jour, ceci afin de le mettre à l’épreuve, pour voir s’il marchera selon ma Torah ou non. » (Shemot 16-4)

Le Gaon Rabbi Avraham M. PATAL Ha-LEVI z.ts.l (beau père de notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF Shalita) rapporte – dans son livre Vayomer Avraham sur Beshala’h – au nom de commentateurs, que la Mann représentait une double épreuve pour les Béné Israël vis-à-vis de l’étude de la Torah et de la pratique des Mitsvot.

En effet, il est enseigné dans la Guemara ‘Erouvin (41b): les difficultés de la pauvreté font perdre à l’individu la reconnaissance de lui-même, ainsi que celle de son Créateur.
Ce qui signifie que les difficultés matérielles peuvent causer à l’individu – même le plus élevé spirituellement - une perte totale de la croyance en lui-même, et aussi toute sa croyance en Hashem. Comment peut-on s’adonner à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot en ayant en permanence l’esprit préoccupé par le souci de savoir comment se nourrir et se vêtir?!

D’autre part, le roi Salomon enseigne dans le livre de Mishlé (30-8):
« Ne me donne pas la richesse, fournis-moi mon pain en quantité régulière. »
Ce qui démontre une nécessité à ne pas obtenir plus que ce que l’on a besoin.
Le fait d’obtenir des faveurs matérielles qui ne sont pas indispensables aux exigences de la vie de chacun, ne peut qu’engendrer chez l’individu une paresse dans son évolution spirituelle et dans son désir de pratiquer les Mitsvot.

Nous voyons donc que ces deux situations font aboutir l’individu au même déplorable résultat : son éloignement de la Torah.

La Mann représente une véritable protection contre ces deux situations extrêmes que sont la pauvreté et le superflu.
Hashem – voulant absolument que les Béné Israël n’aient pas la moindre raison de ne pas s’adonner à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot, ni du fait de la pauvreté ni du fait de l’opulence – leur offrit la Mann en quantité correspondant de façon extrêmement précise aux réels besoins de chaque individu du peuple d’Israël.
Grâce à cela, les Béné Israël ne peuvent pas rencontrer la moindre incommodité ni le moindre dérangement matériel et peuvent librement se consacrer à l’étude de la Torah et à la pratique des Mitsvot.

Dans de telles conditions aussi confortables et protectrices, si les Béné Israël ne se consacrent toujours pas à la Torah et aux Mitsvot, ils ne peuvent plus argumenter quoi que ce soit pour leur défense, puisqu’ils n’ont plus la moindre difficulté qui les empêche d’étudier et de pratiquer la Torah.

Ceci correspond à l’enseignement de nos maîtres (Me’hilta DeRabbi Ishma’el Beshala’h):
La Torah n’a été donnée à commenter qu’aux consommateurs de la Mann. Comment? L’homme est assis et étudie la Torah, sans se soucier qui lui donne à manger, qui lui donne à boire, qui lui fournit les vêtements et qui le couvre.

Nous constatons de cet enseignement que la Torah ne peut être « donnée » qu’à celui qui consomme la Mann, c'est-à-dire, celui qui vit matériellement de façon « précise », sans manques ni superflue.

Chabbat Chalom

Dvar Torah rédigé par le Rav David A. PITOUN

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Règles relatives au jour du 9 Av

Le jour de Tich’a Be-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur: Manger et boire; Se laver; S’enduire (le corps avec de l’huile ou de la crème corporelle) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale De même, il est inte......

Lire la Halacha

Une personne malade du Corona par négligence, doit –elle réciter le Gomel à sa guérison ?

Réponse: Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que la personne qui tombe malade et qui est alitée, comme la grippe ou le Corona, doit réciter le Gomel une fois guérie, et que cela doit être fait en présence de 10 hommes. M......

Lire la Halacha

Le Gomel pour une personne malade – Le Corona

Question: Une personne qui a été victime du Corona, mais sous une forme légère sans avoir été véritablement en danger, qui a été malade et alitée, doit-elle réciter le Gomel? Réponse: Dans la précéde......

Lire la Halacha

Règles relatives à la sortie du 9 Av et au 10 Av

Après la sortie des étoiles le jour du 9 Av, il est permis de manger et de boire. nous avons l’usage de réciter Birkat Ha-Lévana (la bénédiction à la vision de la lune) après l’office de ‘Arvit à la sortie du 9 Av. il ......

Lire la Halacha


Consommation de viande après Roch H’odech AV

Il est expliqué dans une Michna de Ta’anit (26b) qu’il est interdit par décret de nos maîtres de consommer de la viande et du vin, la veille de Tich’a Beav (la veille du jeune du 9 Av) lors de la Séouda Ha-Mafsekete (le dernier repas avant le début......

Lire la Halacha

Lois relatives à la Bérah’a du Gomel

Nos sages ont instauré que toute personne qui vie un événement dangereux se doit de remercier Hachem en récitant une Bérah’a devant 10 personnes comme nous allons l’expliqué. Dans la Guémara, traité de Bérah’ott page......

Lire la Halacha

Tou Bé-Av – le 15 Av

Aujourd’hui, nous célébrerons « Tou Bé-Av ». On enseigne dans une Michna de Ta’anit (26b): Rabban Chim’on Ben Gamliel dit: « Il n’y a pas de plus belles fêtes pour Israël que le 15 Av et Yom KIPPOUR. Ces jours-là, le......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

Un malade sans danger Un malade (véritablement malade, qui est alité ou autre, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av, car la sévérité du jeûne du 9 Av est moins importante que celle de Yom Kippour sur ce point. D......

Lire la Halacha