Halacha pour vendredi 6 Tevet 5780 3 janvier 2020

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Questions/Réponses Halacha Yomit - Rabbi Méïr ABI’HSIRA – Une bouteille de parfum – Birkatt Ha-Lévana

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Est-ce que notre maitre le Rav z.ts.l a rencontré, ou a cité dans ses ouvrages, des propos au nom du Admour Rabbi Méïr ABI’HSIRA z.ts.l?

Réponse: Rabbi Méïr ABI’HSIRA z.ts.l était un véritable ange d’Hachem, un homme pieux (‘Hassid) et saint (Kadoch), un véritable faiseur de miracles, comme on n’en a pas trouvé beaucoup dans les dernières générations. Il était un véritable érudit en Torah, et il avait des liens avec plusieurs Rabbanim de la Yéchiva de Porat Yossef, dont le Gaon Rabbi Ben Tsion ABBA CHAOUL z.ts.l.
Cependant, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l ne l’a jamais vu. (Rabbi Méïr habitait la ville de Achdod, et il a vécut en Israël durant environ 18 ans. Il est décédé du vivant de son père Rabbi Israël – Baba Salé z.ts.l).
Dans son ouvrage Halichott ‘Olam (vol.8 page 53), notre maitre le Rav z.ts.l rapporte au nom du Admour une Halacha pratique, concernant une personne qui fait vœu de faire un don à la Tsédakka en situation de détresse, où il est bon de dire 3 fois la phrase « Elaha DéMéïr ‘Anéni », car le mérite du saint Tana Rabbi Méïr est approprié à protéger et à délivrer de toute détresse. Cette règle est citée au nom du Kabbaliste Rabbi Ména’hem ‘Azarya de PANO – qui était un grand de la génération il y a environ 400 ans.
Notre maitre le Rav z.ts.l traite de la formule la plus juste : Faut-il dire « Elaha DéMéïr ‘Anéni » ou bien « Elaha DéRibbi Méïr ‘Anéni » ?
Selon la conclusion de notre maitre le Rav z.ts.l, il faut dire « Elaha DéMéïr ‘Anéni », car c’est exclusivement cette formule qui est efficace au niveau Kabbalistique pour apporter la délivrance de la détresse.
Tel a été l’usage dans les pays habités par les Séfaradim, en particulier chez les femmes, qui – en moment de détresse – disaient « Elaha DéMéïr ‘Anéni », et faisaient le vœu d’offrir une somme à la Tsédakka pour l’élévation de son âme.
Notre maitre le Rav z.ts.l termine ses propos en disant : « C’est ainsi que j’ai entendu également au nom du grand Rav et Kabbaliste Rabbi Méïr ABI’HSIRA z.ts.l, qu’il faut dire dans les Séli’hott « ‘Anénou Elaha DéMéïr ‘Anénou ».
Il est intéressant de remarquer que c’est exclusivement au sujet du rappel de la droiture du Tana Rabbi Méïr que fut mentionné l’enseignement de Rabbi Méïr ABI’HSIRA z.ts.l, que son mérite nous protège, Amen.

 

Question: Lors de la Havdala, j’ai l’usage de réciter la bénédiction « Boré Miné Béssamim » sur une bouteille de parfum dont le parfum a déjà totalement séché, mais dont l’odeur de parfum est encore présente. Est-ce correct?

Réponse: MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h écrit (chap.217) que si l’on a fait fumer des ustensiles avec des parfums, au point où une bonne odeur s’en dégage, on ne doit pas réciter la bénédiction des parfums sur cette odeur, car on ne peut réciter cette bénédiction que sur une odeur « qui possède encore ses racines », c'est-à-dire, lorsque l’élément qui cause l’odeur est encore présent devant nous. Mais lorsqu’une chose a seulement « reçu » une bonne odeur venant d’autre chose, on ne doit pas réciter de bénédiction dessus.
C’est également ce qu’écrit le Michna Béroura:
« Les chefs de familles qui n’ont pas de parfums le samedi-soir, qui prennent un pilon avec lequel on a pilé des parfums dont l’odeur est resté dans le pilon, et qui récitent la bénédiction des parfums sur ce pilon, récitent une bénédiction en vain. »
C’est ainsi que tranchent d’autres grands décisionnaires, et parmi eux le Gaon Rabbi Yossef ‘HAÏM dans son livre Ben Ich ‘Haï (Vaét’hanan).
C’est également ainsi que tranche notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l (‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.2 page 422), en citant l’exemple d’une bouteille de parfum vide, dans laquelle ne reste qu’une bonne odeur, on ne doit pas réciter la bénédiction dessus.

 

Question: Est-ce exact que les femmes doivent réciter « Birakatt Ha-Lévana » (la bénédiction à la vision de la lune)?

Réponse: Selon la tradition, les femmes ne récitent pas cette bénédiction, et il existe un doute aussi bien au niveau du sens littéral de la Torah (le « Péchatt »), aussi bien au niveau de la Kabbala (le sens mystique de la Torah) si les femmes doivent ou pas réciter cette bénédiction.
Dans la pratique, plusieurs décisionnaires écrivent que si la femme voit la lune dans sa période de renouvellement (généralement entre le 7 et le 15 du mois hébraïque), elle dira seulement « Barou’h Mé’hadech ‘Hodachim » sans mentionner le nom d’Hachem.
Notre maitre le Rav z.ts.l écrit dans ‘Hazon Ovadia-‘Hanouka (page 371) qu’il est bon pour les femmes de s’efforcer d’écouter cette bénédiction de la bouche d’un homme, et elles s’acquitteront ainsi de leur obligation.
Mais dans la pratique, - comme nous l’avons écrit – nous n’avons pas l’usage d’être vigilant sur ce point, et une femme qui a la possibilité d’agir tel que l’a indiqué notre maitre le Rav z.ts.l, est digne de la bénédiction.

 

Chabbat Chalom!

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