Halacha pour vendredi 24 Cheshvan 5780 22 novembre 2019

Pour la guérison totale de Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN) parmi tous les malades d'Israël

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)

Pour la guérison totale et rapide de:
Ethan Chlomo Ben Yoni parmi tous les malades d'Israël Amen
Jacques Jacky Yaakov Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

Questions/Réponses Halacha Yomit - Solliciter un enfant pendant Chabbat – Tuer des animaux – Un enfant qui perturbe la prière

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Est-il permis de demander à un enfant (non Bar Mitsva) d’allumer la lumière pendant Chabbat?

Réponse: Il est dit dans la Torah : « Tu ne feras aucun travail (interdit), ni toi, ni ton fils, ni ta fille … ». Nos maitres expliquent dans la Tossefta : Il s’agit ici des fils et des filles de l’homme, lorsqu’ils sont enfants.
Cela signifie que la Torah met l’homme en garde afin qu’il ne dise pas à son fils ou à sa fille en bas-âge de réaliser une activité interdite pendant Chabbat.
De même, nous apprenons dans une Michna (Chabbat 121a) que lorsqu’un enfant s’apprête à éteindre un feu pendant Chabbat, on ne doit pas le laisser faire, car les parents sont soumis à l’obligation de veiller à ce que leurs enfants observent le Chabbat comme des adultes.
C’est pourquoi, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tranche (‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.4 page 119) qu’il est interdit de demander à un enfant de traire une vache pendant Chabbat, car au même titre qu’il est interdit à un adulte de le faire, ainsi il est interdit de demander à un enfant de le faire.

 

Question: Mon ami avait un « Scorpion jaune » (espèce courante en Israël) dans sa cour, et il affirme qu’il ne faut pas le tuer car il a appris dans la « Halacha Yomit » qu’il est interdit de tuer des animaux, puisque chacun d’entre eux a une mission.
Est-ce exact?

Réponse: Il est vrai que nous avons cité dans le passé au nom du Zohar Ha-Kadoch qu’il ne faut pas tuer des animaux de manière gratuite.
Cependant, il est évident que dans une situation où il y a un risque de danger, il faut tuer l’animal, comme nous le constatons dans la Guémara Chabbat (121b):
Nos maitres enseignent : Si quelqu’un rencontre des serpents ou des scorpions, s’il les a tué, cela signifie que le Ciel les lui a envoyés afin qu’il les tue.
Rachi explique: C’est pour cela qu’ils sont arrivé à lui, car Hachem les a envoyé jusqu’à lui parce qu’ils allaient nuire, et on a provoqué l’accomplissement d’un acte méritant par une personne méritante.

Dans une telle situation, il est certain qu’il n’y a pas la place pour la moindre mesure de piété en ne tuant pas l’animal, comme expliqué dans la Guémara Chabbat (ibid.), pour toute situation où l’animal peut représenter un danger, comme un serpent dangereux qui tente d’atteindre les gens, dans un tel cas il faut le tuer (évidement, avec toute la prudence requise, et il faut parfois faire appel à une personne experte).
Une anecdote sur ce sujet s’est produite au domicile de notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l (lorsqu’il habitait le quartier de Tel Arza à Jérusalem, il y a très longtemps), lorsqu’on trouva un scorpion jaune, et notre maitre le Rav z.ts.l lui-même pris un bâton et le tua.

 

Question: Si je prie à la maison et que les enfants me dérangent, m’est-il permis de leur dire d’attendre?

Réponse: Il est interdit de s’interrompre au milieu de la ‘Amida, quoi qu’il en soit. Même si un roi d’Israël viendrait saluer celui qui prie, il serait interdit de lui répondre, comme expliqué dans une Michna du traité Bra’hott (30b, et 32b).
Par conséquent, si un enfant dérange au milieu de la ‘Amida lorsqu’on prie à la maison, il ne faut pas s’interrompre au milieu de la ‘Amida pour lui parler.
S’il est impossible de poursuivre la ‘Amida, le Ben Ich ‘Haï écrit (Michpatim note 7) qu’à la fin d’une des bénédictions de la ‘Amida (par exemple, à la fin de « Mich’an Oumivta’h LaTsaddikim »), il est permis de lui faire un signe afin qu’il attende ou qu’il reste sage. Le Michna Béroura (chap.104) écrit également qu’il est possible de faire signe à l’enfant afin qu’il attende ou qu’il se taise, et selon le strict Din, il est permis de le faire même au milieu d’une des bénédictions.
Bien évidement, tout ceci n’est valable que pour une simple situation où l’enfant dérange, mais si l’enfant est occupé avec une chose dangereuse, il est certain qu’il faut interrompre la ‘Amida afin de le sauver du danger, de la manière la plus efficace.

Chabbat Chalom!

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