Halacha pour mardi 14 Cheshvan 5780 12 novembre 2019

Pour la guérison totale de Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN) parmi tous les malades d'Israël

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)

Pour la guérison totale et rapide de:
Ethan Chlomo Ben Yoni parmi tous les malades d'Israël Amen
Jacques Jacky Yaakov Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

Acquérir des mérites dans l’étude de la Torah d’un autre

Question: Est-il possible de verser une somme d’argent significative à un Talmid ‘Ha’ham (érudit dans la Torah), afin de prendre une part dans l’étude de la Torah, qu’il a réalisé jusqu’à présent?

Réponse: En effet, le devoir d’étudier la Torah ainsi que celui de la Tsédaka incluent le grand devoir de soutenir les érudits dans la Torah, et en particulier ceux d’entre eux qui sont nécessiteux, afin de les aider et de se tenir à leurs côtés, pour qu’ils puissent poursuivre avec davantage de force leur saint service.
Comme notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l le rappelait fréquemment durant des décennies, en Israël comme à l’étranger, heureuse est la part de ceux qui ont le mérite d’être « les soutiens de la Torah », puisqu’ils gagnent ainsi le mérite de recevoir une récompense dans ce monde-ci, et essentiellement dans le Monde Futur.

Cependant, il est rapporté dans la Guémara Sota (21a):
Hillel l’ancien avait un frère très riche, et il se nommait Chabna.
Hillel étudiait la Torah dans une terrible pauvreté, alors que Chabna s’adonnait au commerce et s’était immensément enrichi.
Même si Chabna connaissait la difficile situation économique de Hillel, il ne jugeait pas utile de l’aider et de le sortir de la détresse.
Lorsque Hillel monta en Erets Israël, et qu’il fut nommé chef du Sanhédrin du fait de sa grande sagesse dans la Torah, son frère Chabna vint le trouver et lui dit:
« Je te propose la moitié de ma richesse contre la moitié de ta part dans le Monde Futur ! »
Une voix céleste retentit et dit : « Si un homme donnerait toute la fortune de sa maison pour acheter l’amour, il ne recueillerait que dédain. » (Chir Ha-Chirim 8-7).

Cela signifie que même s’il est possible d’aider depuis le début un érudit qui consacre sa vie à l’étude de la Torah et au service d’Hachem, et mériter ainsi une part de la récompense des actions de cet érudit - puisque grâce à l’aide qu’on lui apporte, il est disposé à étudier et à servir Hachem – malgré tout, tout ceci n’est valable que lorsque les choses sont convenues « dès le début », et cela représente une très bonne « affaire » incomparable.
Mais venir plus tard et demander à « acquérir » le Monde Futur, ceci est une chose inconcevable, car il n’est pas possible d’acquérir quelque chose dont la valeur est insaisissable selon les concepts de ce monde-ci, même avec la plus grosse somme d’argent.

Similairement, notre maitre le Rav z.ts.l avait coutume de raconter au sujet du Gaon Rabbi Its’hak El’hanan z.ts.l qui – dans son enfance - étudiait la Torah avec assiduité dans la pauvreté et la misère matérielle. En plein hiver, en conséquence au froid glacial, ses chaussures s’étaient déchirées et le froid pénétrait dans ses os en lui causant une grande souffrance.
Face au Beit Ha-Midrach (maison d’étude) où il étudiait, se trouvait un grand magasin de chaussures qui appartenait à un important notable de la communauté.
Dans sa grande souffrance, Rabbi Its’hak El’hanan alla trouver le propriétaire du magasin et lui demanda s’il pouvait avoir l’amabilité de lui offrir une paire de chaussures, car il étudiait la Torah jour et nuit.
Le propriétaire du magasin le chassa en lui disant : « Est-ce que je distribue des chaussures gratuitement ?! Je les vends ! »
Rabbi Its’hak El’hanan sorti du magasin déprimé et continua à étudier la Torah dans la pauvreté et la grande difficulté.

Bien des années plus tard, l’érudition de Rabbi Its’hak El’hanan fut de grande renommée, et du fait de son importante assiduité dans l’étude de la Torah, il devint un immense expert de tous les domaines de la Torah, il vit se réalisé en lui l’enseignement de nos maitres : « Celui qui accomplit la Torah dans la pauvreté, finira par l’accomplir dans la richesse ». Il fut nommé Rav et chef du Beit Din de la ville de Kovna (Kovno). C’est alors qu’il commença à éditer ses illustres ouvrages, pleins de paroles de sagesse et d’érudition dans les profondeurs des lois de la Torah. De nombreux et généreux donateurs se pressaient à sa porte pour offrir au Rav leurs contributions financières afin de soutenir l’édition de ses livres, et pour avoir leurs noms en première page du livre.

Parmi les donateurs, se trouvait également le fameux vendeur de chaussures.
Il dit qu’il désirait lui-aussi contribuer à l’édition des livres du Rav.
Le Rav lui demanda: « Connais-tu Its’hak El’hanan ? »
Le marchand lui répondit: « Je ne vois pas de quoi le Rav veut parler ! »
Rabbi Its’hak El’hanan lui dit: « Je me souviens encore lorsque je n’étais « que » Its’hak El’hanan dans ma jeunesse, et que je suis venu te trouver dans ton magasin en te demandant de m’offrir une paire de chaussures pour me protéger du froid qui me faisait souffrir, tu m’as chassé de ton magasin. Si tu m’avais donné cette paire de chaussures, tu aurais acquis ton Monde Futur. Maintenant, tu as raté le rendez-vous ! Je n’ai pas besoin de ta contribution, et le verset dit sur toi:
« Si un homme donnerait toute la fortune de sa maison pour acheter l’amour, il ne recueillerait que dédain. » (Chir Ha-Chirim 8-7).

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Lorsqu’on a oublié de réciter les bénédictions du matin

Les bénédictions du matin – depuis la bénédiction de Elo-haï Néchama jusqu’à la fin des bénédictions sur la Torah – sont une obligation pour tous, les hommes comme les femmes, comme nous l’avons déjà e......

Lire la Halacha

Une femme qui a oublié de réciter les bénédictions sur la Torah

Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué que lorsqu’on a oublié de réciter les bénédictions sur la Torah et qu’on s’en rend compte après avoir terminé la prière du matin, on ne peut plus les ré......

Lire la Halacha

Prier face à une image

Question: Est-il permis de prier la ‘Amida face à un rideau sur lequel se trouvent des dessins? Réponse: Notre maitre le RAMBAM écrit dans une Responsa (édition Friedman chap.20): « Il n’est pas juste de prier face à des vêtements s......

Lire la Halacha

Laver la vaisselle le vendredi soir, et verser de l’eau sur une vaisselle sale

Question: Lorsqu’on termine le repas de vendredi soir, est-il permis de laver la vaisselle pour les besoins du repas du lendemain, ou bien faut-il le faire uniquement le lendemain matin, avant le repas de midi? Est-il permis de verser de l’eau sur la vaisselle sale, afin de la laver plu......

Lire la Halacha


Laver une vaisselle pendant Chabbat lorsqu’on dispose d’une autre vaisselle

Question: Est-il permis de laver des ustensiles pour les besoins de Chabbat lorsqu’on dispose d’autres ustensiles que l’on peut utiliser pour chaque repas? Réponse: Il est vrai que de notre époque, la plupart des gens possèdent généralement suf......

Lire la Halacha

Laver une vaisselle dont on aura probablement besoin

Question: Une vaisselle dont on n’a pas besoin pendant Chabbat, mais qui pourrait peut être servir, est-il permis de la laver pendant Chabbat? Réponse: Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué le principe selon lequel on ne doit pas laver la vaiss......

Lire la Halacha

Les les bénédictions du matin (Birkottt Ha-Chah’ar) et les bénédictions de la Torah (Birkott Ha-Torah) pour les femmes

Question: Les femmes sont-elles tenues de réciter les bénédictions du matin (Birkott Ha-Chah’ar)? Réponse: Nos maitres ont institué de réciter chaque jour les bénédictions du matin (celles qui figurent au début des rituels de pr......

Lire la Halacha

Laver la vaisselle pendant Chabbat

Préparer pendant Chabbat pour la semaine La Guémara Chabbat (118a) nous apprend qu’il est interdit de préparer pendant Chabbat pour la semaine. Cela signifie qu’il est interdit de faire une chose pendant Chabbat lorsqu’elle n’est d’aucune utilit&ea......

Lire la Halacha