Halacha pour mercredi 24 Tishrei 5780 23 octobre 2019

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

La confiture de Etrog

Question: Y a-t-il un remède (Ségoula) particulier dans le fait de consommer la confiture de Etrog? Quelle est sa bénédiction?

Réponse: Certaines femmes avaient l’usage de consommer une partie du Etrog après la fête de Soukkot, et disaient que c’est une Ségoula (remède) pour accoucher dans la facilité. De même, lorsqu’une femme avait des difficultés pour avoir des enfants, elles disaient que c’est une Ségoula pour qu’elle ait des enfants.
Cet usage est cité dans plusieurs ouvrages, mais en réalité, nous ne lui avons pas trouvé de source ancienne.
Le Gaon auteur du ‘Havvott Da’att dans son livre Mékor ‘Haïm (chap.664) écrit que cet usage est cité dans le livre « Tséena Our’ena » (un livre rédigé en Yiddish et qui était réservée aux femmes), mais il ajoute : « Soyeux heureux que de tels usages ont disparus ».

Cependant, le Gaon Rabbi Ya’akov ‘Haïm SOFER z.ts.l écrit dans le Kaf Ha-‘Haïm (chap.664 note 60) que selon l’usage, on confectionne de la confiture de Etrog avec du sucre, afin de la placer sur la table de Tou Bichvat qui est le Roch Ha-Chana des arbres, avec les autres fruits sur lesquels on récite des bénédictions ce soir là, et une femme enceinte qui consommera du Etrog sur lequel on a récité la bénédiction lors de la fête de Soukkot, verra en cela une Ségoula afin d’accoucher dans la facilité et non dans la souffrance.

Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l a mentionné cet usage dans ses discours, et il disait que c’est une Ségoula particulière lorsque le Etrog est celui d’un Talmid ‘Ha’ham (érudit dans la Torah) et qui craint le Ciel.
Dans son livre ‘Hazon Ovadia-Soukkot (page 450) – qui fut édité lorsque notre maitre le Rav z.ts.l était à un âge avancé – il ajoute cette note personnelle:
« Moi le serviteur, je sais que le Etrog sur lequel j’ai récité la bénédiction pendant la fête, et avec lequel je me suis acquitté de mon devoir, fut partagé par les gens de ma maison à des femmes mariées depuis 8 et 12 ans sans avoir d’enfants, et l’on donna à chacune une tranche du Etrog. La même année, elles eurent des enfants.
Le mérite de la Mitsva a des effets protecteurs incommensurables ! »

Concernant la bénédiction sur la confiture de Etrog, en réalité cela fait l’objet d’une divergence d’opinion Halachique parmi les décisionnaires.
Dans la pratique, notre maitre le Rav z.ts.l tranche (Hali’hott ‘Olam vol.2 page 97) que lorsqu’on consomme uniquement l’épluchure extérieure (jaune) avec laquelle on fait une confiture, sa bénédiction est « Chéhakol », car elle n’est – de part elle-même – pas consommable, et de ce fait, la bénédiction s’applique principalement au sucre ajouté pour la confiture.
Par contre, s’il s’agit d’une confiture ordinaire faite avec l’épluchure blanche (intérieure), sa bénédiction est « Boré Péri Ha-‘Ets », car l’essentiel du Etrog se trouve dans son épluchure blanche interne. (Mais le fruit lui-même est en quantité très infime, et on ne le consomme pratiquement pas, car son goût n’est pas agréable, il est assimilable au goût de l’arbre lui-même, qui n’est pas consommable.
De ce fait, nos maitres enseignent dans la Guémara que « le goût du Etrog est le même que son arbre », car le fruit et l’arbre ne sont pas bons à la consommation. C’est ainsi qu’écrit le MAHARAM Ben ‘Haviv dans Kapott Témarim sur Soukka 35a).

En conclusion: Si l’on fait la confiture du Etrog avec l’épluchure blanche (interne) du Etrog, on récite « Boré Péri Ha-‘Ets » avant de consommer.
Sur l’épluchure jaune, lorsqu’on la consomme seule, on récite « Chéhakol ».

8 Halachot Les plus populaires

La bénédiction de Chéhéh’éyanou sur un nouveau vêtement

Question: Quand doit-on réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou sur un nouveau vêtement? Doit-on la réciter lors de l’achat, ou bien au moment où l’on porte véritablement le vêtement? De plus, doit-on r&eacu......

Lire la Halacha

La bénédiction de « Chéhé’héyanou » sur une bonne odeur

Question: Doit-on réciter la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » sur un parfum qui se renouvelle chaque année? Réponse: Cette question prend sa source dans le fait que l’on récite la bénédiction de &......

Lire la Halacha

Réciter la Bérah’a de Chéhéh’éyanou sur des fruits greffés

Question: Faut-il réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou lorsque l’on consomme pour la première fois dans l’année des agrumes comme un pamplemousse ou une orange? Réponse: Nous devons tout d’abord introduire l......

Lire la Halacha

Réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou sur des fruits de la même espèce

Dans la Halacha précédente, nous avons mentionné qu’il faut réciter la bénédiction de Chéhéh’éyanou avant de consommer un fruit pour la première fois de l’année, et ce, même s’il s’agit d......

Lire la Halacha


Programmer un réveil la veille de Chabbat pour qu’il sonne pendant Chabbat

Question: Est-il permis de programmer un réveil depuis la veille de Chabbat, afin qu’il sonne pendant Chabbat? Réponse: La programmation d’un réveil pour qu’il sonne pendant Chabbat est apparemment interdite puisque nous avons déjà fait mention......

Lire la Halacha

La bénédiction de « Chéhé’héyanou »

Il est enseigné dans la Guémara ‘Erouvinn (40b) que l’on récite la bénédiction de « Chéhé’héyanou » à la vue d’un fruit nouveau qui se renouvelle d’année en année. On récite ......

Lire la Halacha

Mesurer ou peser pendant Chabbat et Yom Tov

Question: Pendant Yom Tov où il est permis de cuisiner, m’est-il permis de peser au moyen d’une balance mécanique (non-électrique) le poids des ingrédients nécessaires à ma cuisson? Réponse: Nos maitres ont décrété ......

Lire la Halacha

Mesurer ou peser pour les nécessités d’une Mitsva pendant Chabbat ou Yom Tov

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué que nos maitres ont interdit de réaliser une « mesure » pendant Chabbat et Yom Tov. Par exemple, il est interdit de peser pendant Chabbat des aliments ou liquides divers au moyen d’une balance, même s......

Lire la Halacha