Halacha pour dimanche 21 Tishrei 5780 20 octobre 2019

Pour l'élévation des âmes de:
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme Marciano z’’l de Lyon)
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef z’’l
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin Elhadad de Lyon) z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna (Bensaid de Lyon) z’’l 
Richard Amram ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Betty Rivka Bat Sultana
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (Steboun) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Sim’hatt Torah

Le RAMBAM écrit (chap.8 des règles relatives au Loulav):
Bien qu’il soit un devoir de se réjouir lors de toutes les fêtes, lors de la fête de Soukkot il y avait dans le Temple une joie particulièrement intense, comme il est dit : « Vous vous réjouirez devant Hachem votre D. durant 7 jours. »
Comment se déroulait cette joie ? On jouait de différents instruments de musique, du tambourin, ainsi que de plusieurs instruments à cordes. Chacun jouait de l’instrument qu’il connaissait. Celui qui savait chanter, chantait. On dansait et on tapait des mains, on sautillait et on s’adonnait à toutes sortes de pirouettes, chacun selon ses capacités. On entonnait des chants de gloire à Hachem. Tout le peuple - les hommes comme les femmes – venait pour voir et entendre. Toute personne qui s’abstient de cette joie mérite d’être réprimandée. Toute personne qui – au contraire – se rabaisse et exprime physiquement cette joie sans se soucier de son honneur personnel, est la plus grande et la plus honorable. Comme le dit le Roi David : « Je m’humilierais volontiers davantage et me ferais petit à mes propres yeux »

Le RAMBAM prend donc sa source du Roi David qui – lorsqu’on transporta l’Arche d’Alliance – dansa et sauta de joie devant l’Arche. Lorsqu’il rentra chez lui, son épouse Mi’hal lui dit : « Mes ancêtres n’agissaient pas ainsi ! On n’a jamais vu une de leurs mains ou un de leurs pieds découverts, et ils étaient plus respectables que toi ! » David lui répondit : « Tes ancêtres veillaient à leur propre honneur et délaissaient l’honneur d’Hachem. Moi je délaisse mon propre honneur et je désire l’honneur d’Hachem ! Est-ce devant un roi de chair et de sang que j’ai dansé ?! C’est devant Hachem le Roi des rois que j’ai dansé ! »

C’est à partir de tout cela que notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l apprend qu’il est souhaitable et juste de se stimuler à danser et à se réjouir lors de Sim’hatt Torah. Notre maitre le Rav z.ts.l lui-même, lorsqu’il était jeune, retirait son Frak (longue veste des Rabbanim) et dansait en l’honneur de la Torah avec joie et allégresse. Comme le faisait également son père Rabbi Ya’akov z.ts.l, au point où l’on dit que c’est par le mérite de sa joie lors de Sim’hatt Torah qu’il eut un fils aussi illustre que notre maitre le Rav z.ts.l.
Nous avons eu le mérite nous aussi de voir notre maitre le Rav z.ts.l très joyeux le jour de Sim’hatt Torah, il chantait d’une voix mélodieuse : « Sim’hatt Torah ! Sim’hatt Etrog ! Sim’hatt Loulav ! Sim’hatt Sim’hatt Hadass ! Sim’hatt ‘Arava ! »
Le Gaon Rabbi David ‘ATTIE Chlita (fils du Gaon et Roch Yéchiva Rabbi ‘Ezra ‘ATTIE z.ts.l, maitre de notre maitre le Rav z.ts.l) dansait devant notre maitre le Rav z.ts.l comme s’il dansait devant la Torah ! D’autres grands érudits de la Torah l’accompagnaient dans cette danse, et cela nous rappelle les descriptions faites par nos maitres sur Sim’hatt Beit Ha-Choéva qui était réalisée dans le Temple (pendant la fête de Soukkot) par les plus grands des sages d’Israël.

Nos maitres enseignent : Celui qui n’a pas assisté à la réjouissance de Sim’hatt Beit Ha-Choéva n’a jamais vu une réjouissance de sa vie!
Pourtant, même de notre époque il existe une joie intense ressentie par les gens dans leurs vies. Par exemple, lorsque quelqu’un se marie, ou bien lorsqu’il marie ses enfants. Quelle était donc cette joie si particulière lors de Sim’hatt Beit Ha-Choéva?
En réalité, cette joie était une joie spirituelle, et c’est d’elle qu’ils puisaient l’esprit prophétique (Yérouchalmi Soukka chap.5).
Nous aussi, le jour de Sim’hatt Torah, nous nous réjouissons pour avoir reçu une Torah de vérité, et parce qu’Hachem a implanté en nous une vie éternelle.
Grâce à cette joie, sera déversé sur nous un esprit de sainteté et de pureté.

Tizkou Léchanim Rabbott Né’imott Vétovott !

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