Halacha pour dimanche 22 Elul 5779 22 septembre 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

« Ani Lédodi Védodi Li » (« J’appartiens à mon bien-aimé, mon bien-aimé m’appartient »)

Nos maitres ont expliqué que les lettres hébraïques du nom du mois de ELOUL indiquent le verset extrait du Chir Ha-Chirim « Ani Lédodi Védodi Li »
(" אני לדודי ודודי לי ")  
« Mon bien-aimé », c’est Hachem, et « moi », c’est le peuple d’Israël qui s’exprime.
Au mois de Eloul, s’accomplit donc ce verset à travers lequel nous exprimons notre appartenance à Hachem, et qu’Hachem nous appartient.
Cela signifie qu’il existe une proximité particulière entre Israël et Hachem durant ces jours-ci.

On a tendance à penser que durant le mois de Eloul, incombe sur chaque juif l’obligation de s’efforcer de se repentir et de se rapprocher du service divin.
Ceci est parfaitement exact.
Cependant, nous ne devons pas oublier que dans l’autre sens, c'est-à-dire du point de vue d’Hachem – si l’on peut s’exprimer ainsi – Hachem se rapproche de nous durant ce mois, et par la mesure de miséricorde qui domine en ces jours, il se hâte de pardonner et de prendre ses créatures en pitié lorsqu’elles reviennent vers Lui.
Comme le disent nos maitres dans le Midrach, à travers le verset « Ani Lédodi Védodi Li », Hachem dit à Israël: « Ma part est avec vous ! », et Israël disent à Hachem : « Ma part c’est Hachem ! ».
Notre maitre le ‘HYDA écrit (‘Homat Ana’h sur Chir Ha-Chirim chap.6):

« L’homme doit d’abord se stimuler afin de revenir vers Hachem, et ceci correspond à l’allusion « Ani Lédodi » (j’appartiens à mon bien-aimé), lorsque je me stimule et me lie à mon bien-aimé qui est Hachem, à ce moment précis, « Védodi Li » (mon bien-aimé m’appartient), car « Celui qui s’apprête à se purifier, se voit assister (par Hachem) ». En particulier durant ce mois, dans lequel règne un éveil de la miséricorde. » Fin de citation.

A quoi la chose est-elle comparable?
A un homme qui s’est querellé avec son meilleur ami, et il désire à présent se réconcilier avec lui, mais il connait son meilleur ami, et sait qu’il est d’un tempérament assez rigide, qu’il ne lui pardonnera pas facilement.
L’homme va donc avoir de grandes difficultés à aller trouver son ami pour lui demander son pardon, par crainte de se voir repoussé. Dans un tel cas, l’obtention du pardon sera une lourde charge.
Mais si l’on sait que notre ami désire lui aussi se réconcilier, et qu’il est d’un tempérament souple, on aura plus de facilités à aller le trouver et lui demander son pardon, et ainsi, rétablir l’amour mutuel à sa vraie place.

Il en est de même dans notre sujet.
Certains voient une lourde charge à travers ces jours de miséricorde et de demande de pardon auprès d’Hachem, car nous devons réaliser en nous une véritable introspection, et nous stimuler à se repentir.
Mais en réalité, ces jours sont les jours les plus aimés, et nous devons donc nous réjouir car « Ani Lédodi » (j’appartiens à mon bien-aimé), mais « Védodi Li » (mon bien-aimé m’appartient), Hachem se réjouit lui aussi de nous accueillir comme des enfants devant Lui.

Ainsi Hachem dit à Israël:
« Revenez vers Moi, et je reviendrais à vous » (Mal’a’hi chap.3-7)
Nos maitres commentent ce verset ainsi: 
Hachem dit à Israël : « Mes enfants ! Faites moi une ouverture comme le chas d’une aiguille, et je vous ferais une ouverture aussi grande que la porte du Oulam [la pièce la plus vaste du Temple de Jérusalem] ! »
Nous devons nous engager à nous repentir, mais chacun sait à quel point il est loin de la perfection dans le service divin, et de ce fait, comment pouvons-nous nous repentir?!
A cela Hachem répond : « Faites moi une ouverture comme le chas d’une aiguille ! » Cela signifie, un petit trou insignifiant, mais à la condition qu’il soit ouvert de part en part, et qu’il pérennise ainsi pour toujours. C’est alors que l’on peut espérer la miséricorde d’Hachem, afin qu’Il nous ramène vers Lui et qu’il renouvelle nos jours comme auparavant.

Le Gaon Rabbi Chalom CHVADRON z.ts.l raconta que lorsqu’il était jeune, son maitre (le Gaon Rabbi Leïb ‘HASMAN z.ts.l) l’appela et lui dit de se préparer à prendre un quelconque engagement en l’honneur de Roch Ha-Chana.
Mais le maitre le mit en garde : « Fais attention à prendre un tout petit engagement, mais à la condition d’être certain de le tenir pour toujours ! »
Rabbi Chalom CHVADRON se retira et revint le lendemain auprès de son maitre.
Il dit à son maitre : « J’ai trouvé une petite chose que je pourrais tenir. »
Rabbi Leïb lui répondit : « Alors divise cette chose en deux et engage toi seulement sur la moitié ! »

L’homme comprend qu’il doit se repentir, et il désire prendre un quelconque engagement pour toujours.
Mais il ne sait pas mesurer ses capacités de manière correcte, et il prend un « lourd » engagement, afin de pouvoir se présenter devant Hachem, et ressentir qu’il a agit et qu’il s’est élevé de niveau.
Ceci est une énorme erreur!
En réalité, l’homme doit être conscient de son bas niveau, et prendre uniquement un petit engagement - si minime soit-il – mais avec la certitude de le tenir, car tout engagement pris et que l’on ne tient pas, n’engendre que mal et amertume.
Alors qu’un engagement à notre niveau de capacités, en prenant l’engagement cette année d’accomplir telle petite chose, l’année suivante on s’engagera davantage, et ainsi, le Ciel nous donnera le mérite de pouvoir accomplir la véritable réparation de notre âme.

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

באמצע "שמונה עשרה" הופעלה אזעקה, מה יעשה?
לחץ כאן לצפייה בשיעורים נוספים

Les dernières Halachot publiées

"תנא דבי אליהו כל השונה הלכות בכל יום מובטח לו שהוא בן העולם הבא"

נדה ע"ג א'

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Est-il permis à un fils de contredire son père ?

Dans la précédente Halacha, nous avons mentionné l’interdiction pour un fils ou une fille de contredire les propos de leur parents, car selon la Guemara Kiddoushin (31b), le fait de ne pas contredire les parents en disant que leurs propos ne sont pas corrects, fait partie ......

Lire la Halacha

Le respect et la crainte du père et de la mère

Le devoir de respecter ses parents est divisé en 2 parties : le devoir de respecter le père et la mère, et le devoir de craindre le père et la mère, comme il est dit dans la Torah « Respecte ton père et ta mère », «&nb......

Lire la Halacha

Appeler son père ou sa mère par leur prénom – Les attitudes de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: Est-il permis d’appeler son père par son prénom ? Est-il permis à quelqu’un d’appeler un ami par son prénom lorsque celui-ci est identique au prénom du père de la personne qui appelle? Réponse: Il est interdit d’ap......

Lire la Halacha

Lorsque le père renonce à son respect et à sa crainte

Les sujets que nous allons traiter aujourd’hui sont des plus fondamentaux dans les règles relatives au devoir du respect des parents.  Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué plusieurs principes relatifs au respect du père et de la mè......

Lire la Halacha


Les boissons alcoolisées (Cognac ; Brandy ; Champagne) – Les juifs naufragés

Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué la règle selon laquelle nos maîtres ont décrété une sévère interdiction sur le vin des non-juifs, qui inclus non seulement un interdit de le consommer, mais aussi un interdit d&......

Lire la Halacha

Introduction aux lois de respect des parents – La relation de notre maitre le Rav z.ts.l avec sa mère z’’l

Il y a plusieurs années, nous avions traité des lois de respect des parents, mais puisque nombreux de nos lecteurs nous demandent souvent de clarifier plusieurs points concernant ces règles, nous avons décidé de consacrer les jours à venir à apporter ......

Lire la Halacha

Le statut d’un juif qui profane Chabbat, vis-à-vis du vin

Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué le principe de l’interdiction de « Stam Yénam » (un simple vin des non-juifs), sur lequel nos maîtres ont décrété une interdiction à la consommation et au profit. De m&e......

Lire la Halacha

Le vin « Mévouchal » vis-à-vis de celui qui profane Chabbat

Nous avons expliqué dernièrement qu’une personne qui profane Chabbat en public, interdit le vin par le touché, comme un non-juif. Ceci, malgré le fait qu’il est juif et qu’il préserve sa sainteté de juif, comme nous l’avons expliqu&ea......

Lire la Halacha