Halacha pour jeudi 26 Elul 5779 26 septembre 2019

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Les « Signes » - Le Séder de Roch Ha-Chana

« Le signe est déterminant »
Il est enseigné dans la Guémara Kéritott (6a), ainsi que dans la Guémara Horayott (12a):
« On doit toujours s’habituer à « voir » en signe de bon augure à Roch Ha-Chana, la courge, le poireau, les blettes et les dattes. »
Rachi explique que ces espèces sont un bon signe, car elles poussent plus rapidement que les autres espèces de fruits ou de légumes, et c’est un bon signe de les voir à Roch Ha-Chana.
Cependant, la version de ce même enseignement tel que le rapporte la Guémara Kérotott stipule qu’il faut « consommer » ces espèces et pas seulement les voir.
Telle est la tradition du peuple d’Israël comme rapporté dans le TOUR et le Choul’han ‘Arou’h (chap.583) de consommer ces espèces à Roch Ha-Chana.
Le Kol Bo ajoute que l’on a l’usage de dire une formule de « Yéhi Ratson » sur chaque espèce, selon le nom de l’aliment (comme édité dans les Ma’hzorim).

Réciter d’abord la bénédiction
Il faut réciter au préalable la bénédiction propre au fruit ou au légume.
Par exemple: Lorsqu’on prend la datte, on récite d’abord la bénédiction de « Boré Péri Ha-‘Ets », on goutte, et ensuite on dit le « Yéhi Ratson » et on consomme de nouveau une datte (par la suite, on ne devra plus réciter la bénédiction « Boré Péri Ha-‘Ets » sur d’autres fruits de l’arbre).

Certains ont l’usage de dire d’abord le « Yéhi Ratson », et ensuite de réciter la bénédiction et consommer. Cet usage est rapporté dans le livre Matté Moché (chap.790), ainsi que dans d’autres ouvrages.
Cependant, puisqu’il n’est pas juste de formuler d’abord notre demande personnelle avant de bénir et de glorifier Hachem, l’usage préférable est de réciter d’abord la bénédiction, de goutter, et ensuite de dire le « Yéhi Ratson, et de consommer de nouveau. Tel était l’usage de notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l.
Une preuve est citée à cet usage préférable, à partir de l’enseignement de la Guéméra Nédarim (32b) au sujet de Chem fils de Noa’h qui est Malki Tsédek roi de Chalem, qui sorti à la rencontre de Avraham Avinou et lui offrit du pain vin et du vin.
Il le bénit et lui dit: « Béni soit Avram pour le D.ieu Très haut, qui a créé le ciel et la terre. » Ensuite, il lui dit: « Et que soit béni le D.ieu Très haut qui a donné tes ennemis dans tes mains. » Avraham lui dit : « Est-il juste de devancer la bénédiction d’un serviteur à celle de son maitre ?! »
Il en est de même dans notre sujet, il est plus juste de devancer la bénédiction propre au fruit, de goutter, et seulement ensuite de dire la prière du « Yéhi Ratson » qui est une demande de miséricorde pour nous. (voir aussi ‘Hazon Ovadia-Yamim Noraïm page 94 et suivantes).

Le jour et la nuit
Notre maitre le ‘HYDA écrit (Ma’hzik Béra’ha chap.583) qu’il est d’usage de réaliser de nouveau le Séder de Roch Ha-Chana le 2ème soir.
Le Ben Ich ‘Haï écrit (Nitsavim) qu’il est d’usage de le faire également lors des repas des 2 journées de Roch Ha-Chana.
Dans la pratique, l’usage le plus répandu est de le faire uniquement lors des repas des 2 soirs de Roch Ha-Chana.
Tel était l’usage de notre maitre le Rav z.ts.l.

La courge, les haricots et la grenade
La courge est appelée dans le langage de la Guémara « Kra » (avec « Alef »), et en arabe « Kra’ » (avec « ‘Aïn ») (la langue araméenne et la langue arabe sont très proche l’une de l’autre, car l’arabe est constituée d’araméen et d’hébreu déformés au fil du temps). C’est pourquoi, le Ben Ich ‘Haï écrit (Nitsavim) que nous faisons allusion aux noms de la courge dans les 2 langues, et on dit ainsi:
« Yéhi Ratson Miléfané’ha A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Vélo-hé Avoténou Ché-Ikara’ (‘Aïn ») Roa’ Guézar Dinénou Vé-Ikaréou (« Alef ») Léfané’ha Za’houyoténou ».

[Qu’il en soit ta volonté Hachem notre D.ieu et le D.ieu de nos ancêtres, que soit déchiré le décret de notre sentence négative, et que soient lus devant Toi nos mérites.]

« Roubya » représente le haricot, et en arabe il se nomme « Loubya ».
Nous disons sur le haricot : « Yéhi Ratson Miléfané’ha A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Vélo-hé Avoténou Ché-Irbou Za’houyoténou Outlabévénou. »

[Qu’il en soit ta volonté Hachem notre D.ieu et le D.ieu de nos ancêtres, que nos mérites se multiplient et que l’on mérite Ton amour.]

On a l’usage de consommer la grenade en disant:
« … que l’on soient remplis de Mitsvot comme la grenade ».

La pomme dans le miel et la viande de tête (d’agneau)
Les Achkénazim ont la tradition de consommer la pomme trempée dans le miel, mais les Séfaradim ont la tradition de consommer la pomme « confite » dans le miel, c'est-à-dire une « confiture » de pomme ou même une « confiture » de coing. Tel était l’usage chez notre maitre le Rav z.ts.l. On dit : « … que se renouvelle pour nous une bonne et douce année ».
Cependant, si quelqu’un a des difficultés à consommer la pomme confite dans le miel, il est certain qu’il peut se contenter de la pomme trempée dans le miel sans être confite.
(Notre maitre le Rav z.ts.l avait coutume de dire : « Que ce soit une année douce, dans le sens « une année d’étude de la Torah », car les paroles de la Torah sont plus douces que le miel »)

Nous avons l’usage de consommer la viande de tête d’agneau, et on dit : « … que nous soyons à la tête et non à la queue, et ceci est en souvenir du bélier de Its’hak Avinou fils de Avraham Avinou ‘Alav Ha-Chalom ».
Si l’on n’a pas de tête d’agneau, on peut prendre une tête de poulet (dans ce cas, il est bon d’y joindre de la viande d’agneau, afin de pouvoir dire « ceci est en souvenir du bélier de Its’hak Avinou …).
Si l’on n’a pas de tête de poulet, on peut dire le Yéhi Ratson » sans rien.

Chacun pour lui-même
Chacun des membres du foyer peut réciter les bénédictions pour lui-même, ainsi que les « Yéhi Ratson », et on n’est pas tenu de s’acquitter du chef du foyer.
En chaque endroit on agira à sa guise sur ce point.

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