Halacha pour mardi 10 Elul 5779 10 septembre 2019

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Reich Lakich – Le Gala organisé par le syrien

Il est rapporté dans les Pirké DéRibbi Eli’ezer (chap.43):
Bar ‘Azzan dit : Constatons la force du repentir à travers Rabbi Chim’on Ben Lakich (Reich Lakich) qui était – à l‘origine – un érudit de la Torah, et qui a étudié la Torah auprès de Rabbi Ocha’ya, qui faisait lui-même partie des Grands de sa génération.
Ensuite, Il fréquenta des voleurs, qui l’incitèrent à suivre leur voie, jusqu’à devenir le chef des brigands. Reich Lakich (Rabbi Chim’on Ben Lakich) devint donc le chef des brigands, comme le chef du crime organisé de notre époque.

Ces brigands volaient et pillaient toute personne qui croisait leur chemin.
Un jour, Reich Lakich rencontra Rabbi Yo’hanann qui entama une discussion avec lui. Reich Lakich accepta les propos de Rabbi Yo’hanann et décida de se repentir.
Il abandonna ses compagnons brigands et revint vers son D.ieu de tout son cœur, dans un repentir sincère, en réparant ses actes, en observant le jeûne et en priant.
Il se levait tôt pour se rendre à la maison d’étude et y restait tard le soir, en étudiant la Torah de toutes ses forces durant toute sa vie.
Reich Lakich multipliait les actes de charité et les bonnes actions, il offrait beaucoup de cadeaux aux nécessiteux, et depuis qu’il avait rencontré Rabbi Yo’hanann, il ne retourna jamais à son ancienne vie, jusqu’à la fin de ses jours.
Il devint l’un des plus distingués et éminents sages d’Israël, et à chaque moment, à chaque instant, dans toutes les générations, on étudie les paroles de sa Torah, diffusées très largement dans les traités du Talmud.

Lorsque Reich Lakich quitta ce monde, ses anciens compagnons brigands décédèrent eux- aussi. Lorsqu’ils arrivèrent devant le Tribunal Céleste, on octroya à Reich Lakich sa part dans le Monde Futur, alors que ses anciens compagnons brigands furent condamnés au Guéhinam.
Les brigands se levèrent et firent une protestation devant Hachem:
« Y aurait-il du favoritisme devant Toi ?! Parce que Reich Lakich est un érudit de la Torah, on lui octroie une part dans le Monde Futur ?! N’était-il pas lui-aussi un brigand des montagnes comme nous ?! Pourquoi irait-il vers la Vie Eternelle, et nous vers le Guéhinam ?! »
Hachem leur répondit:
« Celui-ci qui était votre compagnon, s’est repenti de son vivant, et a étudié la Torah, alors que vous, vous ne vous êtes pas repentis. »
Ils lui dirent:
« Maitre du Monde ! Laisse-nous nous repentir maintenant ! »
Hachem leur répondit:
« Le repentir n’est utile que jusqu’au jour de la mort. A quoi la chose est-elle comparable ? A quelqu’un qui désire voyager en mer. S’il ne prépare pas ses provisions lorsqu’il est encore sur la terre ferme, il ne trouvera pas de quoi manger lorsqu’il sera en pleine mer. Ainsi, si l’homme ne réalise pas son repentir et n’accomplit pas de bonnes actions de son vivant, le repentir ne lui sera plus d’aucune utilité après la mort, car il est dit : « Souviens-toi de ton Créateur aux jours de ta jeunesse, avant que ne s’assombrissent le soleil, la lumière et les étoiles. »

Il y a environ 40 ans, la Yéchiva du Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l aux Etats-Unis traversa une dure difficulté économique. L’un des admirateurs du Gaon – un juif d’origine de la ville de Alep en Syrie – emménagea à cette époque à New York (là où résidait le Gaon Rabbi Moché, ainsi que sa Yéchiva).
Ce juif organisa chez lui un Gala de soutien afin de faire une collecte de fonds pour la Yéchiva du Rav. Plusieurs hommes très riches - des notables de la communauté syrienne de New York - furent invités à ce Gala.

Toutes ces riches personnes arrivèrent au domicile de leur ami et s’installèrent à table pour le diner. Au bout de quelques minutes, le Gaon de la génération, Rabbi Moché FEINCHTEIN arriva et fut convié par le maitre de maison à s’assoir en tête de table. Rabbi Moché pris la parole et prononça un bref discours.
Ensuite, des enveloppes furent distribuées aux convives, avec la certitude que chacun devait y mettre un chèque ou des espèces, afin d’aider Rabbi Moché à sortir sa Yéchiva de la détresse.

Les notables présents ne connaissaient pas personnellement Rabbi Moché, et n’avaient pas réellement compris son discours prononcé avec un accent Achkénaze. De ce fait, ils ne furent pas particulièrement impressionnés par sa présence.
Chacun plaça donc dans l’enveloppe une discrète somme, 100 ou 200 Dollars, et les enveloppes furent restituées au maitre de maison afin qu’il les donne au Rav.
Le maitre de maison – qui avait compris ce qui se passait – se leva, s’excusa auprès de Rabbi Moché et dit:
« Avec la permission du Rav, je vais m’exprimer en arabe, car je désire parler avec les convives dans la langue que nous comprenons le mieux. »
Rabbi Moché acquiesça.
Ensuite, le maitre de maison poursuivit en arabe et dit:
« Messieurs ! C’est une honte pour nous qu’un Gaon du peuple d’Israël est assis là avec nous, en réclamant notre aide, et chacun place une somme si dérisoire!

C’est une honte ! Je ne l’accepterai pas ! Il n’y a plus d’enveloppes ! Je vais demander à haute voix : Toi, combien donne-tu ?! Et Toi, combien ?! »
Et ainsi de suite, jusqu’à qu’une somme significative fut réunie parmi les convives, qui fut ensuite adressée aux assistants de Rabbi Moché, à la satisfaction de toutes les parties.

Maintenant, réfléchissons: Rabbi Moché FEINCHTEIN  a quitté ce monde depuis bien longtemps, et la plupart de ces notables ne sont eux-aussi plus de ce monde.
Le jour où ces gens sont montés pour rendre des comptes devant Hachem, il est évident qu’ils ne furent pas châtiés, car il s’agissait de gens de valeurs, qui aimaient la Torah et qui soutenaient la Torah, qui ont eux-mêmes élevé leurs enfants dans la Torah.
Cependant, malgré tout, ils ont également compris lors de leur jugement avec quelle personne ils ont eu le mérite de s’assoir ce fameux jour dans le salon de leur ami!
Ils ont su combien il était dommage pour ces instants précieux ! Ils avaient l’occasion d’aider un tel grand homme ! Quel dommage de ne pas lui avoir donné spontanément tout ce qu’ils pouvaient afin d’honorer la Torah de ce Gaon et Tsaddik ! Combien ils ont regretté la perte de ce moment si rare où ils pouvaient donner satisfaction à un saint d’Israël ! Mais lors du jugement, il était déjà trop tard!

Telle est la méthode du Yétser Hara’ dans toute chose.
Chacun a de nombreuses occasions dans la vie pour gagner son Monde Futur.
Nous devons donc resté éveillés, afin de ne pas perdre la vie!
Ces minutes si précieuses que nous vivons ici, dans ce monde-ci!

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