Halacha pour vendredi 6 Elul 5779 6 septembre 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Questions/Réponses Halacha Yomit - « ‘Assé Lém’ann Israël Ha’Aniim » - Dire les Séli’hott avant ‘Hatsot – Un officiant qui se rase à la lame

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Quelle est la différence entre « ‘Assé Léma’ann Israël Ha’Aniim » et « ‘Assé Léma’ann Israël HaDalim » (les deux expressions signifient « Agis pour les pauvres du peuple d’Israël »)?

Réponse: Dans les Séli’hott, nous disons « ‘Assé Léma’ann Israël Ha’Aniim », et ensuite « ‘Assé Léma’ann Israël HaDalim ». Le Gaon Ya’abets écrit (dans Chéilatt Ya’abets chap.85) que le « ‘Ani » est une personne qui n’a pas d’argent, alors que le « Dal » est une personne dont la pauvreté est telle qu’il en est tombé malade, du fait de sa grande précarité et de son dénuement.
C’est pourquoi, nous disons d’abord « ‘Assé Léma’ann Israël Ha’Aniim », et ensuite « ‘Assé Léma’ann Israël HaDalim ».
Le Gaon de Vilna explique dans le sens inverse, que le « ‘Ani » est celui qui vit dans le dénuement total, alors que le « Dal » désigne quelqu’un qui était riche et qui a tout  perdu, même s’il n’est pas totalement pauvre.
Notre maitre le Rav z.ts.l (dans son livre ‘Hazon Ovadia-Yamim Noraïm page 18) conclut : « Quoi qu’il en soit, nous demandons aussi bien pour les « ‘Aniim », aussi bien pour les « Dalim », car leur souffrance est « ressenti » (si l’on peut s’exprimer ainsi) par Hachem.

 

Question: Dans notre synagogue, nous nous heurtons à une grande difficulté à commencer les Séli’hott après l’heure de « ‘Hatsot ». Y a-t-il une possibilité de commencer 10 minutes avant ‘Hatsot?

Réponse: L’essentiel des Séli’hott est contenu dans les passages de « Chévett Yéhouda », ainsi que dans les 13 attributs de la Miséricorde Divine (« Vaya’avor … Hachem, Hachem E-l Ra’houm etc … ») et d’autres versets de prière.
Mais « Achré Yochevé Bété’ha » ainsi que le début des Séli’hott et le « Viddouï » (« Achamnou, Bagadnou … ») n’entrent pas dans le cadre véritable des Séli’hott qu’il ne faut pas dire avant ‘Hatsot.
C’est pourquoi, en cas de nécessité, il semble que l’assemblée peut commencer les Séli’hott (« Achré Yochevé Bété’ha »), et lorsqu’on arrivera au passage de « Chévett Yéhouda », on sautera jusqu’à « Ribono Chel ‘Olam », et lorsqu’arrivera l’heure de ‘Hatsot, on reviendra en arrière au passage de Chévett Yéhouda » et on dira les passages que l’on a sauté.
Une situation pratique similaire se présenta au Rav d’une communauté (le Gaon Rabbi Chim’on MOURSIA Chlita, petit-fils du Gaon Rabbi ‘Hizkiya CHABBETAÏ z.ts.l) qui désira instaurer cela, et notre maitre le Rav z.ts.l – après réflexion – lui répondit qu’il pouvait le faire.

 

Question: Dans notre synagogue, un officiant qui possède une très belle voix a été nommé à ce poste, mais il se rase à la lame. Que faire?

Réponse: Il est écrit dans le « Séder Rav ‘Amram Gaon » (vol.2 chap.55):
« On a consulté les membres de la Yéchiva : Un officiant sur lequel de mauvaises rumeurs se répandent, est-il permis de le destituer et de nommer un autre officiant à sa place ? Ils ont répondu : Est-ce une question ?? Il est certain que telle est la règle, qu’il faut le destituer et nommer quelqu’un d’autre à sa place, car il est l’intermédiaire entre l’assemblée et leur Père qui est au Ciel, et il doit être un Tsaddik, droit et honnête, au-delàs de tout soupçon. Si ce n’est pas le cas, le verset dit de lui : « Elle a donné de sa voix contre moi, c’est pourquoi je l’ai prise en haine ».
Tout ceci pour un officiant tout au long de l’année, mais pour un officiant pendant les Yamim Noraïm (Eloul, Roch Ha-Chana et Yom Kippour), la règle est encore plus sévère, car il est nécessaire de multiplier les demandes de pardon et les supplications auprès d’Hachem.
Notre maitre le Rav z.ts.l cite tout cela en tant qu’Halacha, et il écrit que si l’officiant se rase à la lame, à fortiori s’il transgresse le Chabbat, il est inapte à occuper le poste de ‘Hazzan (officiant). (‘Hazon Ovadia-Yamim Noraïm page 36).

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

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