Halacha pour lundi 5 Tammuz 5779 8 juillet 2019

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

« Celui qui s’affaire dans la construction, s’appauvrira »

Question: Quel est le sens de la citation « Celui qui s’affaire dans la construction, s’appauvrira »?

Réponse: Il est rapporté dans la Guémara Yébamot (63a):
Rav Papa dit : Obstrue mais ne rénove pas. Rénove mais ne construis pas, car celui qui s’affaire dans la construction, s’appauvrira ».

L’explication des propos de Rav Papa est la suivante:
Lorsqu’un homme constate une détérioration dans sa maison – par exemple – s’il trouve un trou dans un mur, il lui est préférable d’obstruer immédiatement ce trou, et ne pas profiter de ce fait pour élargir le trou de manière esthétique, de sorte que le mur est un aspect plus beau.
Ceci est le sens des termes « obstrue mais ne rénove pas ».

Dans la suite de ses propos, Rav Papa dit : « rénove mais ne construis pas ».
Cela signifie que si malgré tout tu désires rénover le mur en élargissant le trou, il est alors préférable pour toi de rénover le mur et de l’arranger à ta guise.
Mais « ne construis pas », il n’est pas préférable pour toi de détruire totalement le mur et de construire un nouveau mur à sa place, et pour quelle raison?
Car « celui qui s’affaire dans la construction, s’appauvrira ».
En effet, quasiment toutes les personnes qui s’affairent aux travaux de rénovation et de construction, deviennent pauvres par rapport à la perte d’argent que cela leur occasionne.

Le Pélé Yo’ets (sect. « Binyan ») explique que dans les dépenses liées à la construction, il arrive très souvent qu’un homme avait prévu de dépenser – par exemple – 100 000 dollars, et qu’en définitif il est contraint de dépenser 200 000 dollars.
C’est pourquoi, il est souhaitable pour toute personne qui envisage un projet de construction, de réfléchir au préalable à l’éventualité de devoir finalement dépenser le double de ce qu’il projette présentement.
Si l’on constate que l’on ne pourra pas faire face à une telle éventualité, nous devons être très vigilants, afin de ne pas arriver – ‘Hass Véchalom – à la pauvreté.
Fin de citation du Pélé Yo’ets.

Il est enseigné dans la Guémara Sanhédrin (71a):
« Celui qui aime les plaisirs, en arrivera à la pauvreté »
Cela signifie que généralement, les êtres humains désirent particulièrement agrandir leurs biens et se faire du bien dans ce monde. C’est pourquoi, ils investissent considérablement dans la beauté de leur maison ou de leur voiture ou autre.
Une telle personne, qui poursuit les plaisirs de ce monde dans une telle (dé)mesure, dépense des sommes astronomiques et contracte de lourdes dettes, pour finalement devenir pauvre.

Cet enseignement touche particulièrement le domaine de la rénovation et de la construction immobilière, où tout supplément de construction coute une fortune, et la personne – qui de toutes façons est déjà dans les dettes – se laisse tenter à encore et encore davantage de dettes, sans prêter attention au fait qu’elle s’attire elle-même vers une terrible peine.
En parallèle, les Tsaddikim savent que ce monde-ci n’est pas essentiel, et c’est pourquoi ils ne s’investissent pas de manière démesurée dans l’esthétique de leur maison provisoires dans ce monde-ci, leur souci principal et leur seule ambition sont dirigés vers le Monde Futur. Ils sont donc confiants de ne jamais arriver à une telle pauvreté, et le texte dit à leur propos (Michlé 12-7):
« La maison des justes tiendra ».

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