Halacha pour vendredi 25 Sivan 5779 28 juin 2019

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon

Questions/Réponses Halacha Yomit - Un enfant en bas-âge pendant Chabbat – Un soldat âgé de 20 ans – « Le rabbinat enterre ses représentants » (proverbe talmudique)

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Est-il permis de dire à un enfant en bas-âge d’allumer la lumière pendant Chabbat?

Réponse: Il est dit dans la Torah : « Tu ne feras aucune Méla’ha (activité interdite pendant Chabbat), toi, ton fils et ta fille ». Nos maitres commentent ce verset ainsi dans la Mé’hilta qu’il s’agit ici des fils et des filles en bas-âge.
Cela signifie que la Torah met l’homme en garde afin qu’il ne demande pas à son fils ou à sa fille en bas-âge de réaliser un interdit pendant Chabbat.
Nous apprenons également dans une Michna (Chabbat 121a) que lorsqu’un enfant en bas-âge désire éteindre un feu pendant Chabbat, on ne doit pas le laisser faire, car les parents sont soumis à l’obligation de faire chômer leurs enfants en bas-âge de toute activité interdite pendant Chabbat, exactement comme les adultes.
C’est pour cela que notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tranche (‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.4 page 119) qu’il est interdit de dire à un enfant en bas-âge de traire un animal pendant Chabbat, car au même titre qu’il est interdit à un adulte de traire pendant Chabbat, ainsi il est interdit à un enfant en bas-âge de le faire.

 

Question: Pourquoi selon la Torah, l’âge d’enrôlement dans l’armée est-il fixé à 20 ans?

Réponse: Il est dit dans la Torah (début de Bamidbar) : « Depuis l’âge de 20 ans et au-delàs, toute personne qui rejoint l’armée … »
Le Kéli Yakar écrit que si la Torah ne donne pas la possibilité à un jeune de 18 ans de s’enrôler dans l’armée c’est parce qu’ « Hachem ne désire pas la force de l’homme ». Cela signifie que la réussite à la guerre du point de vue du peuple d’Israël, ne dépend pas uniquement de la fore du combattant, mais essentiellement du mérite du combattant, qu’il ait de nombreux mérites.
Or, puisqu’après 20 ans l’homme est beaucoup plus responsable vis-à-vis de ses actes, il est un peu plus vigilant à ne pas fauter.
Comme il est dit: « Ce n’est ni avec les armes, ni avec la force, mais seulement par mon esprit, parole d’Hachem. »
Certes, même selon notre sainte Torah le peuple d’Israël doit avoir une armée.
Mais il ne faut pas se contenter de la seule force et la seule puissance militaire, il faut s’efforcer essentiellement sur le fait que les combattants soient des gens qui craignent Hachem, et c’est là qu’ils réussiront de manière certaine à la guerre.
C’est pour cela que lorsqu’on fit trébucher les soldats de Tsahal sur plusieurs transgressions de la Torah au sein de l’armée (en 5712 – 1952), notre maitre le Rav z.ts.l dit à cette époque : « Plusieurs de mes élèves – contraints de servir au sein de l’armée - m’ont raconté quelle grande souffrance ils subissent pour accomplir les Mitsvott d’Hachem, pour prier ou pour réciter Birkat Ha-Mazon, ou pour s’écarter de toute nourriture non-Cacher, comme l’enseignent nos maitres (Sanhédrin 97a) : « Celui qui s’écarte du mal, passe pour un fou aux yeux des gens. » Les officiers de l’armée oppressent fortement les soldats pratiquants, fautent et entraînent les autres dans la faute. Pouvons-nous avoir encore un espoir de réussir avec une telle armée qui mènera nos guerres ?? Nous n’avons rien sur quoi nous appuyer si ce n’est notre père qui est aux Cieux !! Qu’il ramène les fauteurs d’Israël dans le droit chemin, en leur montrant des miracles dévoilés, car on sait que tous les miracles dont nos ancêtres ont bénéficié en Egypte, ne sont qu’une préparation aux futurs miracles qui sont appelés à se réaliser, rapidement et de nos jours, Amen. »

 

Question: Selon un dicton talmudique, « Le rabbinat enterre ses représentants ». Pourquoi y a-t-il malgré tout des sages de la Torah nommés à des postes de Rabbanim?

Réponse: Il est enseigné dans la Guémara Sanhédrin (92a):
Rabbi El’azar dit: Sois toujours caché et vis ! » Cela signifie cache-toi, et ne te divulgue pas en tant que Rav, afin que tu vives.
De même, dans Péssa’him (87b):
Rabbi Yo’hanan dit: Malheur au rabbinat (occuper la fonction de Rav), car il enterre ses représentants.
Nous apprenons de là que la fonction officielle de Rav nuit à ses représentants.
Cependant, sans les Rabbanim, Israël aurait été avalé parmi les nations et la sainte Torah aurait été oubliée d’Israël, ‘Hass Véchalom.
C’est pourquoi, certains ont accepté le rabbinat, même s’ils étaient pieux et justes.
La Guémara rapporte encore (ibid.14a) que Rabbi Zéra se cachait des gens, afin que l’on ne le nomme pas au poste de Rav et décisionnaire, en tant que Dayan (juge rabbinique) au sein du peuple d’Israël. Tout ceci jusqu’au jour où il entendit l’enseignement de Rabbi El’azar : « Personne n’accède au pouvoir, sauf si on lui expie toutes ses fautes. ». En entendant cela, Rabbi Zéra accepta immédiatement d’être ordonné Rav. Lorsqu’on donna l’ordination de décisionnaire à Rabbi Zéra, on entonna devant lui un chant que l’on avait l’usage de chanter pour des mariées spécifiques : « Sans bleu (aux yeux), ni rouge (sur les joues), ni nattes, et elle resplendie de grâce ! »
Cela signifie que l’on faisait l’éloge de la mariée en disant que même sans le moindre maquillage ni le moindre soin du cheveu, elle resplendie de grâce.
Ainsi, Rabbi Zéra, même sans le moindre éloge, même sans faire quoi que ce soit pour divulguer sa grandeur, on distinguait en lui de manière spontanée qu’il était rempli de Torah et de crainte d’Hachem.
Heureuse la génération dans laquelle Rabbi Zéra a vécut.

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