Halacha pour mardi 9 Tishrei 5779 18 septembre 2018

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Le jour le plus puissant et le plus redoutable de l’année

Extrait des propos de notre maitre le Rav z.ts.l, prononcés un soir de Yom Kipour à la synagogue Hazon Ovadia dans le quartier de Ré’havya à Jérusalem:

On rapporte au nom d’un grand Rav qui commenta les termes d’une Michna:
« Avez-vous prélevé le Ma’asser (en Erets Israël, la dîme sur les fruits avant Chabbat) ? Avez-vous établi le ‘Erouv (avant Chabbat pour transporter des objets d’un domaine à l’autre pendant Chabbat) ? Allumez les Nérot ! »
Le « Ma’asser » est ici une allusion aux 10 Jours de Pénitence qui se sont écoulés ; le « ‘Erouv » est ici une allusion à la veille de Yom Kipour (« ‘Erev » Kipour) qui s’est écoulée, par conséquent il faut à présent allumer le Ner (la lumière) !
Le Ner d’Hachem c’est l’âme de l’homme ! Comme il est rapporté au nom de l’auteur du Toledot Yaakov Yossef : un cordonnier était assis à une heure tardive pendant la nuit dans son atelier et réparait des chaussures. Des passants lui dirent : « Il est très tard ! Que fais-tu encore dans ton atelier ?! » Il leur répondit : « Tant que la lanterne éclaire encore, on peut tout réparer ! » Le Rav dit : « J’en ai retiré une grande morale, car tant que la lumière d’Hachem – qui est l’âme de l’homme – éclaire encore en nous, on peut encore réparer nos actes, car le repentir et les bonnes actions sont de véritables boucliers contre les malheurs ! »

Nos maitres enseignent (Béra’hot 32b):
Depuis la destruction du Temple, une paroi séparatrice de fer s’est élevée entre Israël et leur Père qui est aux Cieux, comme il est dit : « Même si j’implore et je prie, Il rejette ma prière ».
Malgré tout, « les portes des larmes ne se sont jamais refermées ».
C’est pourquoi, le Roi David dit : « Hachem ! Ecoute ma prière ! Tend l’oreille à ma requête ! Ne reste pas sourd à mes larmes ! »
Cela signifie que le Roi David demande à Hachem d’écouter sa prière, d’entendre sa requête, mais il demande aussi de ne pas se dérober à ses larmes. Il ne demande pas qu’Hachem « voit » ses larmes, car le Roi David savait qu’Hachem voit toujours les larmes, en particulier les larmes qu’un homme verse au moment de la Né’ila, moment où Hachem juge seul ses enfants, et c’est un moment propice pour déverser ses demandes devant Hachem en pleurant et en suppliant. C’est alors qu’Hachem lui pardonne toutes ses fautes, même les plus graves. (Si l’on n’arrive pas à pleurer, on doit demander au moins avec une voix de supplication).

On raconte au sujet de Rabbi Sim’ha Boïnem, le disciple du ‘Hozé de Louvlin:
Dans sa jeunesse, Rabbi Sim’ha était un important commerçant. Il ouvrait son magasin seulement quelques heures dans la journée, et le reste du temps il étudiait la Torah. Il obtint une telle réussite qu’il devint un homme très riche.
Une année, la veille de Roch Ha-Chana, il alla rendre visite à son maitre le ‘Hozé de Louvlin afin de recevoir une bénédiction pour la nouvelle année.
Son maitre lui dit : « Je crains de ne pas être porteur de bonnes nouvelles pour toi aujourd’hui, car cette année, toute ta fortune va s’effondrer, et tu vas en arriver à manger seulement du pain. »
Rabbi Sim’ha sorti de chez son maitre complètement brisé.

A Yom Kipour, lorsque Rabbi Sim’ha monta à la Téva pour officier comme ‘Hazzan, il commença s’imaginer le moment où toute sa richesse allait disparaître et il éclata en sanglots. Durant toutes les prières de Yom Kipour, il déversa de très grosses larmes, au point où toute l’assemblée pleura avec lui.
Dès le lendemain de Yom Kipour, il ferma définitivement son magasin, et alla se présenter auprès d’une riche commerçante du nom de Tamar qui possédait un grand magasin. Elle le nomma directeur de son magasin.
Au bout d’un mois, Rabbi Sim’ha constata que la réussite lui souriait et que l’affaire fleurissait. Il alla trouver sa patronne et lui réclama 10% de tous les futurs bénéfices.
Etant convaincue que la réussite provenait du fait que Rabbi Sim’ha était un grand Tsaddik, la patronne accepta la demande.
Un mois plus tard, Rabbi Sim’ha demanda 20%, et sa patronne accepta de nouveau.
La réussite était au-delà de ce qu’ils espéraient.
Lorsqu’arriva Roch ‘Hodech Chévat, Rabbi Sim’ha lui dit : « Chalom, Béra’ha Tova
(initiales en hébreu du mot Chévat) ! Je retourne à mon propre commerce ! »
Il rouvrit son magasin et il connu de nouveau la réussite et la richesse.

Lorsqu’il arriva la veille de Péssa’h chez son maitre le ‘Hozé de Louvlin, son maitre lui dit immédiatement: « Saches que tout ce que je t’avais prédit était vrai et authentique ! Mais je n’avais pas parlé des larmes que tu as versées à Yom Kipour ! Par tes larmes, tu as fendu les cieux et le décret fut annulé ! »

De même, il est expliqué dans le Zohar Ha-Kadoch (Vay’hi) que les larmes ont la force d’annuler tous les décrets. Nous l’apprenons de Léah, sur qui avait été décrété qu’elle devait se marier avec ‘Essav l’impie. Mais elle pria avec de telles larmes qu’elle eut finalement le mérite d’être l’épouse de Ya’akov Avinou, et elle ne fut pas donnée à ‘Essav.

Notre maitre le Rav z.ts.l ajouta:
Il ne s’agit pas de pleurer (seulement) pour qu’il obtienne sa subsistance, car cela est comparable à un enfant qui pleure pour qu’on lui donne un bonbon ou un chocolat.
Les pleures doivent être sur les mauvaises actions, car tous les malheurs qui s’abattent sur un homme ne sont provoqués que par ses mauvaises actions, comme l’enseignent nos maitres dans la Guémara Kiddouchin (82a) : « J’ai détérioré mes actions et j’ai été privé de ma subsistance ».
Par le réveil au repentir et les larmes sincères, la sentence est annulée et déchirée. La rigueur fait place à la miséricorde, et l’on sort acquitté du jugement, car là où les repentants se tiennent, même de véritables justes ne peuvent pas se tenir.
(Maor Israël page 70).

Puisse Hachem entendre nos prières, et que nous ayons le mérite d’être inscrits et scellés pour la vie et la paix !

Tizkou Léchanim Rabbot, Ha-Banim Véhaavot!

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

"שומע כעונה" - שכח לספור עומר לילה ויום
לחץ כאן לצפייה בשיעורים נוספים

Les dernières Halachot publiées

"תנא דבי אליהו כל השונה הלכות בכל יום מובטח לו שהוא בן העולם הבא"

נדה ע"ג א'

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Le moment à partir duquel on peut prier Chah’aritt (la prière du matin)

A la demande de nombreuses personnes: A partir de quand est-il permis de prier l’office du matin? De nombreuses personnes sont tenues de se présenter sur leur lieu de travail très tôt le matin, et nous devons savoir quand leur est-il permis de commencer la prière d......

Lire la Halacha

L’ordre dans lequel doivent prier des employés (le matin)

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué qu’il est interdit Léh’atéh’ila (à priori) de prier l’office du matin avant le 1er rayon de soleil. Cependant, nous avons également précisé que les personnes qui son......

Lire la Halacha

Demandes personnelles de façon régulière

Question: Il a été expliqué dans la Halacha Yomit qu’il est permis d’ajouter des demandes personnelles dans les bénédictions de la ‘Amida. Est-il permis de le faire de façon régulière, en ajoutant constamment chaque jour un......

Lire la Halacha

Demandes personnelles dans la ‘Amida – L’attitude de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: Est-ce que tout le monde est autorisé à ajouter des demandes personnelles dans la ‘Amida ? Comment faut-il se comporter sur ce point? Réponse: Dans la Guémara Bérah’ot (34a), nos maitres ont débattu au sujet du fait d’ajouter d......

Lire la Halacha


Prier pour des sujets spirituels – Rabbénou Moché AL CHEIKH

Nous avons expliqué dans le passé, au nom de notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l au sujet du texte de « Ha-Ra’haman » que nous disons à la fin du Birkat Ha-Mazon « Ha-Ra’haman Hou Yéfarnessénou Bé-Héter V&eacut......

Lire la Halacha

La Mitsva de compter le ‘Omer

Il est écrit dans la Torah (Vayikra 21 – 15): « Vous compterez pour vous, dès le lendemain du Chabbat, depuis le jour où vous apporterez le ‘Omer du balancement, 7 semaines pleines. » Selon l’explication transmise à nos maitres ......

Lire la Halacha

Le moyen pour un agreement des prières

Question: Quel est le sens de l’enseignement : « Ne fais pas de ta prière un poids »? Les prières ne sont-elles pas fixées 3 fois par jour? Y a-t-il un moyen particulier pour l’acceptation des prières?  Réponse: Conce......

Lire la Halacha

Se servir d’un livre Kodech (saint)

Question: Est-il permis de se servir d’un livre Kodech comme support pour y poser un autre livre que l’on désire consulter plus confortablement? Réponse: Certains ont l’usage de prendre un livre Kodech, par exemple un livre de Michanyot, afin d’y poser un aut......

Lire la Halacha