Halacha pour dimanche 20 Sivan 5778 3 juin 2018

Pour la guérison totale de Gilles Moshé Ben Aharon Daien parmi tous les malades d'Israël

Cette Halacha est dédiée à l'élévation de la Néchama de notre ami

Richard Michaël Ben Chélomo Checkroun z’’l, décédé brutalement

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de

Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Un rêve sur une transgression – Anecdote extraordinaire au sujet de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: J’ai fait un rêve dans lequel je transgressais le Chabbat (A D. ne plaise). Ce rêve signifie-t-il que j’ai commis une faute et que je dois me repentir?

Réponse: Nos maitres les décisionnaires des récentes générations ont traité de cette question, au sujet de celui à qui l’on montre dans un rêve qu’il est en train de commettre un interdit, s’il y a matière à considérer ce rêve comme sérieux et qu’il viendrait indiquer à la personne qu’elle a trébuché sur cet interdit, ou bien s’il ne faut absolument pas prendre ce type de rêve au sérieux.

Dans son livre Chou’t ’Haïm Bé-Yad (chap.52), le Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’I z.ts.l rapporte que le Gaon Rabbi ‘Haïm Moda’i z.ts.l s’est interrogé au sujet de quelqu’un qui a rêvé qu’il faisait un faux serment, s’il nécessitait ou non une expiation. Le Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’i écrit que selon son opinion, cet homme ne nécessite aucune expiation sur ce rêve, et il cite diverses preuves à ses propos.
Mais le Gaon Rabbi Yossef ‘HAÏM z.ts.l écrit dans son livre Chou’t Rav Pé’alim (vol.2 chap.32) qu’il faut se montrer rigoureux sur la question, et il réfute toutes les preuves citées par le Gaon Rabbi ‘Haïm FALLAG’I. il conclut qu’au même titre que si quelqu’un voit dans le rêve qu’il est déclaré en « NIDDOUÏ » (excommunié) doit prendre son rêve au sérieux et procéder à une annulation du Niddouï, comme nos maitres l’enseignent dans la Guémara Nédarim (8a), ainsi celui qui voit dans un rêve qu’il commet une transgression doit se repentir et expier sa faute commise dans le rêve.

Notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l traite du sujet dans une Responsa (Chou’t Yabiya’ Omer vol.10 sect.Y.D chap.58 parag.24), et il cite de nombreuses preuves selon lesquelles il ne faut pas prendre ces rêves en considération, comme nos maitres l’enseignent dans la Guémara (Béra’hott 55b) « Les rêves ne parlent que de futilités ».
Parmi les nombreux arguments de notre maitre le Rav z.ts.l, les propos du Or Zaroua’ qui écrit que le RACHBAM a attesté au nom de Rachi que le poisson appelé « Barbouta » est un poisson pur (Casher), et lorsque Rabbénou Efraïm l’autorisa, on lui dit dans un rêve qu’il avait autorisé des reptiles à la consommation. Rabbénou Efraïm revint sur son avis et interdit ce poisson.
Le Noda’ Bihouda (2ème édition sect.Y.D chap.30) écrit qu’en réalité les rêves ne parlent que de futilités et le poisson en question est véritablement Casher, même si Rabbénou Efraïm était un très grand Tsaddik et très pieux et qu’il a pris son rêve en considération.

Notre maitre le Rav z.ts.l cite encore que le Gaon Rabbi ‘Haïm BEN ‘ATTAR z.ts.l – l’auteur du Or Ha-‘Haïm Ha-Kaddoch – avait interdit une catégorie précise de sauterelles à la consommation, ces sauterelles arrivaient jusqu’en Afrique du nord (Maroc). Un ancien avait déclaré à l’encontre du Or Ha-Haïm que selon lui ces sauterelles étaient Casher, et il vit dans le rêve qu’il consommait des reptiles et des insectes. Depuis ce jour, cette catégorie de sauterelles cessa d’apparaître au Maroc.
Cependant, le Gaon Rabbi Péta’hya BERDUGO z.ts.l écrit dans Chou’t Nofett Tsoufim (chap.13) que les rêves ne parlent que de futilités, et que ces sauterelles ont toujours été autorisées à la consommation au Maroc, car les juifs du Maroc possédaient une tradition selon laquelle on autorisait ces sauterelles.
Le fait que cet ancien vit dans son rêve qu’il consommait des reptiles et des insectes n’est que le résultat de ses pensées dans la journée, il a simplement vu dans le rêve ce qui le préoccupa dans la journée.
Le Gaon Rabbi Péta’hya BERDUGO ajoute qu’en 5641 (1881), de très nombreuses sauterelles de cette catégorie envahirent le Maroc et les juifs les attrapèrent pour les consommer en se fiant à leur tradition. Ce phénomène se produisit encore plusieurs fois plus tard.

Notre maitre le Rav z.ts.l termine en ces termes:
« Il est souhaitable que chacun s’habitue à ne pas prendre les rêves en considération, car les rêves ne parlent que de futilités. » Fin de citation.

Mais il est intéressant de citer une anecdote personnel de notre maitre le Rav z.ts.l (elle est citée dans l’introduction à son ouvrage TAHARATT HA-BAÏT vol.2 page 14, nous avons déjà fait mention de ce fait antérieurement), et voici les propos de notre maitre le Rav z.ts.l:

« Je me souviens qu’à une époque, j’envisageais de diminuer mes apparitions en public dans le cadre de mon soutien au parti CHASS, car je me souciais du temps que je pouvais consacrer à ma propre étude de la Torah, et comme l’enseignent nos maitres : « Si je ne pense pas à moi, qui le fera ? ».
Cette même nuit, je vis apparaître dans mon rêve le Gaon Rabbi Yossef ‘HAÏM de Bagdad z.ts.l (auteur du Ben Ich ‘Haï) qui venait me rendre visite chez moi.
Son visage brillait comme la lumière du soleil. Il pénétra dans mon bureau où se trouve la bibliothèque et s’assis à côté de la table. Il vit mon ouvrage Chou’t Yabiya’ Omer, et commença à le consulter. Lorsqu’il finit, il dit : « Excellent ».
Il me demanda : « Est-ce que tu continues à apparaître en public et à prononcer des discours de Torah et de moral ? »
Je lui répondis que je continue ces derniers temps à apparaître en public dans le cadre de cours de Torah et de discours, à partir de ce dont Hachem m’a gratifié, et en général je m’y rends en compagnie du Gaon Rabbi Yéhouda TSADKA (qui est un proche parent de Rabbi Yossef ‘HAÏM).
Mais je me suis plaint à lui que la chose me perturbe dans la poursuite de la préparation et de la rédaction de mes ouvrages pour l’édition.

Rabbi Yossef ‘Haïm me répondit avec enthousiasme : « Il est bon que tu maintiennes l’un sans délaisser l’autre, car une grand satisfaction pour Hachem émane du Zikouï Ha-Rabim (du mérite que l’on fait acquérir aux autres) lorsqu’on donne des cours de Torah et de moral et que les gens se repentent, car chaque personne qui se repent représente un monde entier. » Je me suis réveillé et c’était un rêve. »

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