Halacha pour mardi 11 Adar 5781 23 février 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

La Mitsva de se réjouir et d’étudier la Torah le jour de Pourim

Il est un devoir de faire un grand repas le jour de pourim.
Léh’atéh’ila (selon le Din à priori), il faut consommer du pain lors de ce repas.

Le RAMBAM écrit (chap.2 des règles relatives à la Méguila, règle 15):
Comment devons-nous faire ce repas ? Il faut consommer de la viande et préparer un bon repas selon ses possibilités. Il faut aussi boire du vin jusqu’au stade d’être ivre pour aller ensuite dormir du fait de cette ivresse. Il est une Mitsva de consommer exclusivement de la viande de bétail lors de ce repas. 

Le Meïri écrit (commentaire sur Méguila 7b):
On a le devoir de multiplier la joie le jour de pourim, ainsi que de manger et de boire de façon consistante … Cependant, nous n’avons pas le devoir de boire au point de s’enivrer et de diminuer notre dignité aux yeux des autres. Nous n’avons pas le devoir de nous adonner à la débauche et à la débilité, mais seulement de nous réjouir du plaisir qui nous mènera vers l’amour d’Hachem, et vers la reconnaissance pour les Miracles qu’Il nous prodigue. Fin de citation de l’essentiel de ses propos.

À partir de ces propos, chacun doit tirer des conclusions. Même si l’on pense qu’il n’est pas dans notre nature d’entamer des paroles de Torah et de chants sacrés lors du repas de pourim, malgré tout, « le faible doit se dire qu’il est fort » et commencer à adopter cette attitude au moins lors de ce repas de pourim qui peut devenir un véritable repas de réjouissance de Mitsva et d’amour d’Hachem, mais qui peut aussi – H’ass Véchalom – devenir un repas vide de tout contenu, et constitué uniquement de débilité et de futilité. En agissant comme nous l’avons suggéré, chacun peut mériter de s’attirer le respect des autres, et transformer l’aspect de son foyer en une maison où règne l’amour de la Torah et la Crainte d’Hachem.

Il est convenable pour tout homme, avant le repas de Pourim, de s’assoir durant au moins une heure pour étudier la Torah, à partir des Midrachim de nos maîtres et des commentaires de la Méguila, chacun selon son niveau. Comme il est dit dans le verset de la Méguila : « Pour les juifs, ce fut la lumière et la joie ... » Nos maîtres commentent ce verset ainsi dans la Guémara Méguila (15b) : la lumière signifie l’étude de la Torah. De plus, c’est à Pourim que les juifs acceptèrent sur eux l’intégralité des Mitsvot de la Torah, comme l’enseignent nos maîtres dans la Guémara Shabbat (88a) : Israël accepta de nouveau la Torah du temps d’Ah’achvéroch.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit dans son livre H‘azon Ovadia-Pourim (page 181) que le mérite de l’étude de la Torah le jour de Pourim a une importance encore plus grande que les autres jours de l’année, car ce jour-là, très peu de personnes étudient la Torah puisque chacun se consacre à la réjouissance de Pourim et aux Mitsvot du jour. Or, l’étude de la Torah est le secret de la survie de l’univers, comme il est dit : « Si mon alliance (l’étude de la Torah) n’était pas observée jour et nuit, je n’aurais pas établis les règles du ciel et de la terre. »

On raconte au sujet du Admour Rabbi Ménah’em Mendel de Koutsk:
Il dit un jour à ses H’assidim qu’un jour de Pourim, tout le monde était très occupé aux Mitsvot de Pourim, et très précisément à cet instant, le Gaon de Bialé s’est assis et étudia la Torah, et c’est par son mérite que le monde fut maintenu à ce moment précis, au point où son étude éveilla un grand tumulte dans le ciel, et on prit la décision qu’il aurait un enfant avec une grande âme. Cet enfant n’est autre que le Gaon de Soktchov auteur du « Avné Nézer », qui illumina les yeux d’Israël par sa Torah. (plus tard, il devint le gendre du Gaon de Koutsk).

Par conséquent, chacun se doit de se libérer une heure pour étudier la Torah le jour de Pourim, et recevra ainsi une grande récompense du ciel.
Le plus convenable est d’étudier immédiatement après la prière du matin en revenant de la synagogue, ou même en étant encore à la synagogue, et ne pas rester oisif de Torah un jour aussi important.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Les ustensiles de Péssa’h

Pendant Péssa’h, on ne doit pas utiliser les ustensiles que l’on a utilisé durant toute l’année, car ces ustensiles dans lesquels on a cuisiné toute l’année ont contenus des aliments chauds, et les parois de ces sutensiles ont « a......

Lire la Halacha

Chabbat Zah’or – Le corona

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek » Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 20 février), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semain......

Lire la Halacha

La fête de Pessa’h 5781

Nos maitres enseignent dans la Tossefta (Pessa’him chap.3): « On questionne et on commentent les règles relatives à Pessa’h 30 jours avant Pessa’h. » Selon cela, les Rabbanim du peuple d’Israël ont l’usage à toutes les gén&......

Lire la Halacha

Les ustensiles pour Pessah’ – Les communautés qui ont des usages rigoureux

Nous avons expliqué qu’il faut utiliser durant Pessah’ uniquement des ustensiles qui n’ont pas absorbés de H’amets, c'est-à-dire, des ustensiles neufs (ou des ustensiles réservés pour Pessah’), ou bien des ustensiles qui ont &eacut......

Lire la Halacha


Le devoir de Matanot La-Evyonim – Le Corona

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

L’obligation du repas de Pourim cette année (5781)

Le repas de Pourim la nuit La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir......

Lire la Halacha

Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott » - 5781

Les jours de Pourim Dans environ 15 jours, tomberont les jours de Pourim. Cette année, nous devons expliquer quelques règles spécifiques. D’abord, parce que le 14 Adar (jour de Pourim) tombe un vendredi. Ensuite, parce que les habitants de Jérusalem devront cett......

Lire la Halacha

La Mitsva de se réjouir et d’étudier la Torah le jour de Pourim

Il est un devoir de faire un grand repas le jour de pourim. Léh’atéh’ila (selon le Din à priori), il faut consommer du pain lors de ce repas. Le RAMBAM écrit (chap.2 des règles relatives à la Méguila, règle 15): Comment devons-......

Lire la Halacha