Halacha pour mercredi 3 Tishrei 5780 2 octobre 2019

Hamele’h Hakadoch

  מרן זצ"ל בעריכת הכפרות

Aujourd’hui, nous sommes à la date du 3 Tichri qui est le jeûne de Guédalya, et les règles relatives à ce jeûne ont déjà été développées à plusieurs reprises sur notre site dans les règles relatives aux autres jeûnes.

Il est enseigné dans la Guémara Béra’hot (12b):
Rabba Bar ‘Hinnana dit au nom de Rav:
Durant toute l’année, nous disons dans la ‘Amida quotidienne « Hael Hakadoch », et « Mele’h Ohev Tsedaka Oumichpatt », mais durant les 10 jours, depuis  Roch Hachana jusqu’à Yom Kippour, nous disons « Hamele’h Hakadoch », et « Hamele’h Hamichpat ».
Explication : Durant toute l’année, nous terminons la 3ème bénédiction de la ‘Amida quotidienne, par les termes « Hael Hakadoch » (« le D.ieu Saint »), ainsi que la 11ème bénédiction de la ‘Amida des jours de semaine par les termes, « Mele’h Ohev Tsedaka Oumichpat » (« le Roi qui aime la justice et le jugement »).
Mais durant les 10 jours, depuis Roch Hachana jusqu’à Yom Kippour, nous modifions ces deux terminaisons par les termes « Hamele’h Hakadoch » (« le Roi Saint »), et « Hamele’h Hamichpat » (« le Roi du jugement »).
Rachi explique que durant cette période, Hachem montre sa royauté en jugeant le monde. Cela signifie que la conduite d’Hachem durant cette période est davantage celle d’un roi qui juge l’univers, et c’est pourquoi nous devons le mentionner sous ce qualificatif dans la prière.

Si une personne prie la ‘Amida durant les 10 jours de Téchouva, et qu’au milieu de sa prière, ou même si elle a terminé la ‘Amida, cette personne a le doute si elle a dit « Hael Hakadoch » ou « Hamele’h Hakadoch », dans ce cas là, l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l est qu’il faut recommencer la ‘Amida depuis le début, puisqu’il est plus que probable que cette personne a dit « Hael Hakadoch », selon son habitude de toute l’année, et dans ce cas, la Halacha considère que cette personne n’a pas prier la ‘Amida, puisqu’elle a omis de citer les termes exacts de la prière.

Si une personne a dit par erreur « Hael Hakadoch », et qu’elle s’est corrigé immédiatement en disant  « Hamele’h Hakadoch », c'est-à-dire avant que ne s’écoule le laps de temps que l’on appelle « TO’H KEDE DIBOUR » qui représente le temps qu’il faut pour dire « CHALOM ‘ALE’HA RABBI », environs 2 secondes, cette personne est quitte et ne doit pas recommencer la ‘Amida du début.
De même pour la bénédiction de « Hachiva Chofétenou », si une personne a dit par erreur « Mele’h Hoev Tsedaka Oumichpatt », et qu’elle s’est corrigé immédiatement en disant « Hamele’h Hamichpatt », c'est-à-dire avant que ne s’écoule le laps de temps que l’on appelle « TO’H KEDE DIBOUR », cette personne est quitte, et ne doit pas reprendre la ‘Amida depuis le début de la bénédiction de « Hachiva Chofétenou », mais simplement poursuivre jusqu’à la fin.

Si une personne a dit par erreur « Hamele’h Hamichpatt », mais ne s’est pas corrigée avant que ne s’écoule le temps de TO’H KEDE DIBOUR, et se rend compte de son erreur avant d’avoir terminé la ‘Amida, elle ne reprend pas du début de la ‘Amida, mais seulement depuis la bénédiction de « Hachiva Chofétenou » et poursuit jusqu’à la fin.
Mais si cette personne se rend compte de son erreur après avoir terminé la ‘Amida, c'est-à-dire après avoir dit le dernier IHYOU LERAYTSON IMRE FI, même si elle n’a pas encore reculé, cette personne doit reprendre sa ‘Amida depuis le début.

Les Ashkenazim, conformément à l’opinion du RAMA dans le Choul’han Arou’h Ora’h ‘Haïm chap.118, n’ont pas la tradition de reprendre la ‘Amida en cas d’erreur sur Hamele’h Hamichpatt, aussi bien quand on s’en rend compte au milieu de la ‘Amida, aussi bien quand on s’en rend compte après avoir terminé la ‘Amida.
Même pour un Juif Sefarade, qui doit reprendre la ‘Amida même dans le cas d’une erreur sur « Hamele’h Hamichpatt » comme nous l’avons expliqué plus haut, il est bon qu’avant de reprendre sa ‘Amida du début, il émette la condition suivante:
« Si je suis réellement tenu de reprendre la ‘Amida, je prie en tant qu’obligation, mais si je ne suis pas tenu de reprendre la ‘Amida, qu’elle soit considérée comme NEDAVA (une prière offerte à Hashem) ».

Durant les 10 jours de Téchouva, nous avons l’usage d’ajouter dans la ‘Amida les phrases « Zo’hrénou Lé’haïm », « Mi ‘Hamo’ha », Ou’htov Lé’haïm Tovim », et « Ouvséfer ‘Haïm Béra’ha Véchalom », comme imprimé dans les rituels de prières. Si l’on a omis d’ajouter la phrase « Zo’hrénou Lé’haïm » et que l’on s’en rend compte au milieu de la bénédiction de « Chéma’ Kolénou », on est autorisé à l’incérer dans cette bénédiction avant de conclure par « Ki Ata Choméya’ Téfilatt Kol Pé, Barou’h … », car dans cette bénédiction précise on est autorisé à exprimer des demandes personnelles, et « Zo’hrénou Lé’haïm » est aussi considéré comme une demande pour la personne. Par contre, si l’on a omis la phrase « Mi ‘Hamo’ha », on n’est pas autorisé à l’incérer dans la bénédiction de Chéma’ Kolénou car cette phrase n’est qu’une glorification d’Hachem et non une demande.

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