Halacha pour mercredi 29 Av 5780 19 août 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Voyager sur un fleuve et nager dans la mer

Dans les précédentes Halah'ott, nous avons traité de l’obligation de réciter la bénédiction du Gomel pour la personne qui a voyagé à bord d’un bateau dans les profondeurs de la mer.

Naviguer sur des fleuves dont les eaux ne sont pas salées
Les décisionnaires débattent au sujet de celui qui voyage en bateau sur des fleuves dont les eaux ne sont pas salées, comme lorsqu’on voyage sur des fleuves que l’on trouve en Europe, à Londres ou à Paris, doit-on dans ce cas réciter le Gomel ou pas?
En effet, on peux s’interroger sur ce cas puisque le voyage en mer est d’un niveau de danger bien plus important qu’un voyage sur un fleuve tranquille, et de ce fait, il y a matière à dire que ce n’est que pour un voyage en mer que nos maitres ont instauré de réciter le Gomel, ce qui n’est pas le cas pour un voyage sur un fleuve.
Il est vrai que dans la précédente Halacha nous avons cité les propos de Rabbénou Avraham fils du RAMBAM qui écrit que même pour un voyage sur un fleuve nous devons réciter le Gomel.
Cependant, le Michna Béroura écrit (début du chap.219 dans le Biour Halacha) qu’il y a lieu de différencier entre la mer et les fleuves dans lesquels le danger est moindre, et il conclut que selon l’usage des Séfaradim qui récitent le Gomel même après avoir pris la route d’une ville à l’autre (comme nous l’expliquerons par la suite) bien qu'il n’y a pas réellement de danger, il en est de même pour les fleuves, mais selon l’usage des Achkénazim qui récitent le Gomel uniquement après le voyage d’un pays à un autre, ils réciteront le Gomel seulement après avoir navigué en mer. Notre maitre le Rav z.ts.l cite ses propos dans son livre Hazon Ovadia – Béra’hott (page 360).

Les nageurs
Notre maître le Rav z.ts.l écrit:
« Sache, que celui qui nage - que ce soit dans la mer ou dans un lac qui est proche de la ville, comme le lac Kinnerett - doit réciter le Gomel en présence de 10 personnes en sortant de l’eau, et cela, même s’il y a un maître nageur sur place, car beaucoup de noyades ont eux lieu dans de telles conditions (qu’Hachem nous en préserve). ».
Cela signifie que même celui qui nage en mer sans bateau ni barque a le même statut que celui qui a voyagé en mer. Ils doivent réciter le Gomel en présence de 10 hommes à leur retour sur la terre ferme.
Ceci s’accorde tout à fait avec l’usage des Séfaradim qui récitent le Gomel même après avoir navigué sur un fleuve calme, étant donné que cela entre dans le cadre de « pénétrer en mer », on doit réciter le Gomel.

Mais il est évident que même pour l’usage des Séfaradim on ne doit réciter le Gomel que lorsqu’on a véritablement nagé dans un fleuve où il était possible de s’y noyer. Mais s’il s’agit d’un ruisseau ou d’une source dans laquelle il n’y a absolument pas de danger, dans un tel cas nos maitres n’ont pas instauré de réciter le Gomel, comme l’écrit explicitement Rabbénou Avraham fils du RAMBAM, que nos maitres n’ont instauré de réciter le Gomel que lorsqu’il y avait un risque de noyade. Mais lorsqu’on a seulement pénétré une source d’eau – comme les gens avaient l’usage de le faire pour se  laver dans les générations passées – il est certain que l’on ne peut pas réciter le Gomel pour une telle baignade qui était loin du risque de noyade même du temps de nos maitres. Par conséquent, ils n’ont pas instauré de bénédiction pour un tel cas.

De même, si l’on a pénétré dans la mer, mais seulement de façon partielle, par exemple lorsque l’eau n’arrivait qu’aux hanches, il est logique que dans un tel cas on ne récite pas le Gomel, car cela n’entre pas dans le cadre de « pénétrer dans la mer ».
Mais cependant, le Gaon Rabbi Méïr BRANDSDORFER z.ts.l rapporte dans son livre Chou’t Kéné Bossem (vol.1 chap.11) une anecdote sur un homme qui est allé se baigné en mer. La mer était un peu agitée. Quand soudain, la tempête s’est levée et il fut pris dans un tourbillon dans les profondeurs de la mer. Ce n’est qu’au prix de grand efforts qu’il réussit à se libérer de toutes ses forces et à sortir de la mer, jusqu’à parvenir à la plage. Cet homme demanda ensuite s’il devait ou pas réciter le Gomel, et le Rav (auteur du Kéné Bossem) lui répondit qu’il devait réciter le Gomel dans un tel cas même pour l’usage des Achkénazim. Notre maitre le Rav z.ts.l cite ses propos dans son livre (ibid. page 361).

Les marins et les soldats de l’armée de mer
Les marins et les soldats de l’armée de mer, devront - en rentrant chez eux en permission, même si c’est pour quelques jours - réciter le Gomel même s’ils savent pertinemment qu’ils vont repartir en mer pendant leur permission, et c’est également la règle pour les pêcheurs qui se rendent en haute mer pour pêcher, ils devront réciter le Gomel tous les Chabbat.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Chabbat Zah’or – Le corona

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek » Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 20 février), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semain......

Lire la Halacha

La fête de Pessa’h 5781

Nos maitres enseignent dans la Tossefta (Pessa’him chap.3): « On questionne et on commentent les règles relatives à Pessa’h 30 jours avant Pessa’h. » Selon cela, les Rabbanim du peuple d’Israël ont l’usage à toutes les gén&......

Lire la Halacha

Le devoir de Matanot La-Evyonim – Le Corona

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

L’obligation du repas de Pourim cette année (5781)

Le repas de Pourim la nuit La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir......

Lire la Halacha


Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott » - 5781

Les jours de Pourim Dans environ 15 jours, tomberont les jours de Pourim. Cette année, nous devons expliquer quelques règles spécifiques. D’abord, parce que le 14 Adar (jour de Pourim) tombe un vendredi. Ensuite, parce que les habitants de Jérusalem devront cett......

Lire la Halacha

Michloa’h Manott envoyé conjointement par une épouse et son mari

Question: Je suis chez moi pour Pourim, et je n’envois pas moi-même le Michloa’h Manott. Puis-je m’acquitter de mon obligation en me joignant au Michloa’h Manott envoyé par mon mari? Réponse: Nous devons d’abord expliquer le statut des femmes vis-......

Lire la Halacha

La Mitsva de se réjouir et d’étudier la Torah le jour de Pourim

Il est un devoir de faire un grand repas le jour de pourim. Léh’atéh’ila (selon le Din à priori), il faut consommer du pain lors de ce repas. Le RAMBAM écrit (chap.2 des règles relatives à la Méguila, règle 15): Comment devons-......

Lire la Halacha

Le prénom du père ou le prénom de la mère? – Hachkava et prière pour un malade

Question: Lorsque l’on prie pour une personne malade afin qu’elle guérisse, faut-il mentionner son nom dans la prière ou non ? Si l’on doit mentionner le nom du malade, doit-on mentionner son prénom ainsi que celui de sa mère ou bien celui de son p&egrav......

Lire la Halacha