Halacha pour lundi 29 Shevat 5779 4 février 2019

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Bénédiction finale sur des pâtisseries contenant aussi de la farine

Nous avons expliqué dans les précédentes Halachot que tout aliment ou plat constitué de plusieurs ingrédients, et parmi eux une des 5 céréales du « Dagan » (en général, de la farine de blé), et que cette céréale du Dagan vient améliorer le goût, la bénédiction initiale de ce plat ou de cet aliment est « Mézonott ». Même si la majeure partie de l’aliment est constitué d’autres ingrédients qui ne sont pas des céréales du Dagan, malgré tout, puisque le Dagan vient améliorer le goût et puisqu’il possède une importance particulière, il ne s’annule pas vis-à-vis des autres ingrédients, et il faut donc réciter la bénédiction de « Mézonott ».
Par conséquent, nous avons appris que sur des pâtisseries faites de farine, d’œufs, de lait, de fromage et autres, il faut réciter la bénédiction de « Mézonott », comme nous l’avons longuement expliqué dans les précédentes Halachot.

La bénédiction finale – Ingrédients mélangés
Nous en venons maintenant à une question plus complexe qui se présente à nous:
De tels aliments, dans lesquels il y a certes de la farine de blé, mais qui sont également constitués principalement d’autres ingrédients, et lorsqu’on consomme de ce mélange une quantité de Kazaït (environ 27 g), il n’y a pas dans cette consommation une quantité de Kazaït de pâte, mais un Kazaït de la totalité des ingrédients qui sont parfois des noix ou du fromage ou de la crème ou autre. D’où la question : Doit-on même dans un tel cas réciter la bénédiction finale de « ‘Al Ha-Mi’hya », ou bien ne pas réciter du tout de bénédiction finale?

Il est clair que si l’on a consommé une quantité tellement importante du mélange, de sorte qu’il est évident que l’on a consommé Kazaït de la céréale du Dagan présente, c'est-à-dire de la farine de blé en elle-même (en moins de 7,5 mn), dans ce cas il faut réciter la bénédiction finale de « ‘Al Ha-Mi’hya » selon tous les avis.
La question concerne plutôt le cas où l’on a consommé Kazaït du mélange en lui-même, mais que l’on n’a pas consommé Kazaït de la céréale du Dagan elle-même.

Bénédiction finale – Un gâteau au fromage
Nous allons avant tout expliquer la règle pour les pâtisseries dont la pâte a été mélangée avec beaucoup d’œufs, de sucre, de fromage, ou avec beaucoup de farine de pommes de terre ou autres, mais que la farine de blé est très minoritaire. Il faut débattre afin de définir si dans le cas où l’on a consommé Kazaït de cette pâtisserie mais que l’on n’a pas consommé Kazaït de farine de blé, est-on autorisé dans ce cas à réciter la bénédiction finale de « ‘Al Ha-Mi’hya » ou pas?

Les décisionnaires débattent sur ce cas, et il existe de nombreuses opinions divergentes sur le sujet. Nous ne citerons que la règle sur le plan pratique, telle que l’a tranchée notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l à travers ses cours, et comme l’explique le Gaon Rav David YOSSEF Chlita dans son livre Halacha Béroura (vol.10 page 400).

Lorsque plusieurs ingrédients sont mélangés dans un aliment, et que leur quantité est beaucoup plus importante que la farine de blé présente, si la farine de blé est distincte au goût dans ce mélange, et qu’elle représente aussi au moins 1/6ème de tout le mélange, avec ces 2 conditions réunies ce mélange prend le même statut que n’importe quelle autre pâtisserie ordinaire et si l’on a consommé au moins un Kazaït de cette pâtisserie il faudra ensuite réciter la bénédiction finale de « ‘Al Ha-Mi’hya », même si la majeure partie du mélange est constituée d’autres ingrédients.
Par exemple : des pâtisseries dont la pâte est mélangée avec du fromage, du sucre ou autre, malgré tout, si les 2 conditions citées sont réunies, il faudra réciter la bénédiction finale de « ‘Al Ha-Mi’hya » si l’on en consomme Kazaït.

Mais si le Dagan (farine de blé par exemple) ne représente pas au moins 1/6ème du mélange, ou bien qu’il représente cette proportion mais que son goût n’est absolument pas distinct, dans ce cas on ne doit absolument pas réciter la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya » même si l’on a consommé Kazaït, et dans un tel cas on ne récitera aucune bénédiction finale.

De même, si la farine de blé améliore le goût du mélange mais qu’elle est en si petite quantité qu’elle ne représente même pas 1/6ème du mélange, on ne doit pas réciter la bénédiction finale « ’Al Ha-Mi’hya » même si l’on a consommé Kazaït du mélange.

En conclusion : Une pâtisserie constituée d’une petite quantité de farine de blé mais qui améliore le goût, et dont on a consommé au moins un Kazaït (27 g), si le goût de la farine est distinct et que sa quantité représente au moins 1/6ème du mélange total, sous ces 2 conditions réunies on doit réciter la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya » si l’on a consommé Kazaït du mélange. Mais si la quantité de farine est inférieure à 1/6ème du mélange, ou bien que son goût n’est pas distinct, on ne doit pas réciter la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya », même si l’on a consommé un Kazaït du mélange total. D’autres détails du sujet ont été expliqués dans le développement de cette Halacha.

Dans la prochaine Halacha, nous expliquerons la différence sur cette règle entre des aliments précis.

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