Halacha pour mardi 30 Shevat 5779 5 février 2019

Pour l'élévation de l'âme de  Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala

Pour l'élévation de l'âme de  Rivka Bat Rachel Léa

Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est dédiée à l'élévation de la Néchama de notre ami

Richard Michaël Ben Chélomo Checkroun z’’l, décédé brutalement

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de

Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Bénédiction finale sur les gaufrettes, le Baklawa, le « Napoléon » (Millefeuilles) ou le Borékas

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué qu’une pâtisserie contenant un peu de farine, et dont on a consommé Kazaït (environ 27 g), il faudra réciter ensuite la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya » mais seulement sous 2 conditions : que la farine de blé représente au moins 1/6ème du mélange total et que le goût de la farine soit distinct (comme c’est le cas généralement).

Par conséquent, nous avons appris que pour un gâteau au fromage dans lequel on a mis par exemple 2 verres de farine, il faudra réciter après en avoir consommé un Kazaït, la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya ».

Le « Napoléon » (ou le Millefeuilles), les gaufrettes
Il existe une exception pour des aliments qui ne sont pas constitués d’une seule pâte avec de la farine, dont chaque ingrédient est indépendant.
Par exemple, le Baklawa qui est constitué de plusieurs feuilles de pâtes de manière indépendantes et de noix de manière indépendante. De même, les gaufrettes, ou le gâteau « Napoléon » (ou le Millefeuilles), dont la farine n’est pas mélangée avec la crème ou les noix et dont les feuilles de pâte sont indépendantes et distinctes, et le remplissage est aussi distinct. Dans un tel cas, on ne doit pas prendre en considération toute la pâtisserie comme une seule entité, mais plutôt considérer chaque ingrédient de façon indépendante.

Par conséquent, même si les feuilles de pâte représentent plus d’1/6ème de toute la pâtisserie, ou même si leur goût est distinct, malgré tout, même si l’on consomme un Kazaït de cette pâtisserie mais que l’on n’a pas consommé un Kazaït de la pâte en elle-même, on ne doit pas réciter la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya » après cette consommation, car dans un tel cas les remplissages ne s’additionnent pas à la pâte pour la quantité de Kazaït.

De même, lorsqu’on consomme des gaufrettes, pour lesquelles il est de notoriété que les feuilles de pâte sont très légères et très espacées, et dont le poids essentiel (ou même le volume) ne provient que de la crème placée entre les feuilles de pâte, on ne doit pas réciter la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya » après leur consommation, sauf si l’on en a consommé une quantité vraiment importante. Mais si l’on a consommé uniquement un Kazaït de gaufrettes, on ne récite pas la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya ». (Si l’on a consommé un Kazaït de la crème, on récitera « Boré Néfashott »).

La règle est la même au sujet du Baklawa, dont on consomme généralement que très peu en raison de son importante douceur, il ne faut donc pas réciter la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya » après en avoir consommé, même si l’on en a consommé plus d’un Kazaït, car le remplissage fait de noix, de pistaches ou autres, ne s’additionne pas à la pâte pour la quantité de Kazaït.

Ceci est la grande différence entre un gâteau au fromage ou autre et les gaufrettes ou autre, car pour un gâteau au fromage fait avec de la farine, tous les ingrédients s’additionnent à la farine pour la quantité requise à la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya », comme nous l’avons expliqué. Ce qui n’est pas le cas lorsque la pâte est indépendante, le remplissage ne s’additionne pas à la pâte pour la quantité de la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya ».

Le Borékas
Similairement, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l enseignait que lorsqu’on a consommé un Kazaït de Borékas, et que l’on n’a pas consommé Kazaït de la pâte en elle-même mais uniquement en additionnant le fromage ou tout autre remplissage présent, on n’est pas autorisé à réciter dans ce cas la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya », car le remplissage ne s’additionne pas à la pâte pour la quantité la bénédiction finale.

Nous avons déjà mentionné dans le passé que notre maitre le Rav z.ts.l nous a enseigné plusieurs fois que lorsqu’on consomme des cacahuètes enrobées (« américaines »), si l’on en a consommé Kazaït, on doit réciter ensuite la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya », bien que la majorité du poids de l’aliment provient des cacahuètes elles même et non de l’enrobage.
Ceci en raison du fait que selon opinion, la règle pour les cacahuètes (« américaines ») est la même que celle d’une pâte dans laquelle on aurait mélangé d’autres ingrédients, car la farine enrobe la cacahuète de toute part.

En conclusion: Le Baklawa, le Borékas, les gaufrettes ou tout autre exemple similaire, dont la pâte est distincte et dont le remplissage est également distinct, le remplissage ne s’additionne pas à la pâte pour la quantité de Kazaït requise pour la bénédiction finale « ‘Al Ha-Mi’hya ».

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

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