Halacha pour lundi 14 Kislev 5781 30 novembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

La transgression de Chabbat pour sauver une vie nécessite-t-elle une expiation?

Question: Si quelqu’un a transgressé Chabbat pour sauver la vie d’un malade en danger, et qu’en fin de compte il s’est avéré que son action n’était pas nécessaire, y a-t-il besoin d’une expiation dans un cas pareil?

Réponse: Une personne qui a transgressé le Chabbat en prenant la voiture ou autre, mais sans objectif de sauver une vie, devra après s’être repenti suivre une série d’expiations afin d’éradiquer la faute grave qu’il a commis, et Hachem acceptera son pardon. Mais celui qui transgresse Chabbat dans le but de sauver la vie d’un Ben Israël, il n’a non seulement pas commis une faute, mais au contraire il a accompli la Mitsva de sauver la vie de son prochain qui est un commandement positif de la Thora, au point ou nos maitres nous enseignent dans la Guémara Yoma que la transgression de Chabbat pour sauver une vie doit être faite par les grands sages d’Israël, et il n’est pas nécessaire de chercher a le faire par le biais de gens qui ne sont pas érudits, cela est d’ailleurs même interdit afin que les gens ne viennent pas à croire qu’il y a tout de même un défaut quelconque dans celui qui transgresse le Chabbat pour sauver une vie.

Il y a des femmes qui avaient pour habitude lorsqu’elles faisaient quelque chose d’interdit généralement le Chabbat, pour accoucher un enfant ou sauver un malade en danger,  de jeûner pour expier leur faute, mais notre maitre le Rav ‘Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit à leur propos que ce comportement est dédaignable, car la Thora a dit de pratiquer la Bérit Mila même le jour du Chabbat si c’est le 8ème jour de l’enfant, nous viendrait-il à l’esprit que le Mohel doit jeûner parce qu’il a pratiquer la Bérit le jour de Chabbat ?! Il est évident que non, et il en est de même pour celui qui doit transgresser Chabbat pour sauver une vie.

Même s’il c’est avéré par la suite que ce n’était pas nécessaire comme un homme qui accompagne sa femme à l’hôpital en voiture parce que celle-ci sent des contractions et qu’une fois à l’hôpital la sage femme dit que le moment n’est pas encore venu, cet homme ne doit avoir aucun regret, car il a fait ce qu’il pensait être juste pensant que sa femme devait accoucher de suite, car même en cas de doute s’il y a danger ou non, nous sommes ordonnés par la Thora de transgresser Chabbat.

Le Choulh’an ‘Arouh’ nous enseigne de même que si une personne malade en danger a besoin de manger une figue et que 10 personnes sont allées (sans se consulter entre eux) lui cueillir chacun une figue, ils sont tous exemptés de la faute, car ils ont agis selon la volonté de la Thora (on parle d’un cas où chacune des 10 personnes ignore totalement que quelqu’un d’autre cueille lui aussi cette figue, car sinon il est évident qu’une fois que l’un d’entre eux a déjà une figue pour l’apporter au malade, il est interdit aux autres d’en cueillir une autre), et il revient une récompense à chacune de ces personnes.

Dans le livre Béné Tsion, est traité le cas d’un Rav (malade en danger) dont les médecins ont prescrit de manger le jour de Yom Kippour, chose qu’il a faite. Par la suite le Rav a commencé à regretter d’avoir mangé, surtout qu’il n’a pas ressenti une faiblesse particulière le jour de Yom Kippour, il se demande donc s’il a besoin d’une expiation ? Le Béné Tsione répond qu’il n’y a pas de doute qu’il n’a besoin d’aucune expiation et qu’il avait agi comme la Thora le demande, car il est enseigné dans la Guémara que même si le malade dit qu’il n’a pas besoin de manger et que les médecins disent qu’il doit manger, il se doit d’écouter les médecins.

Conclusion: On se doit de transgresser Chabbat même en cas de doute s’il y a un véritable danger ou non.

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