Halacha pour jeudi 12 Tevet 5780 9 janvier 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Une femme érudite dans la Torah

Dans des précédentes Halachot, nous avons expliqué l’obligation de se lever devant une personne âgée, sans faire de différence entre un homme âgé ou une dame âgée. Nous avons également expliqué l’obligation de se lever devant un Talmid H’ah’am (un érudit dans la Torah), ainsi que devant l’épouse d’un Talmid H’ah’am.

Dans la précédente Halah’a, nous avons également précisé que selon notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, une élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante qui lui apprend la Torah. L’élève est tenue de se lever devant elle, et il lui est interdit d’appeler son enseignante par son nom, car il est expliqué dans une Michna du traité Bava Métsi’a (33a) que la raison pour laquelle un élève est soumis à l’obligation de respecter son Rav, réside dans le fait que le Rav mène l’élève au ‘Olam Ha-Ba (le Monde Futur). Il en est donc de même pour une élève, puisque son enseignante l’éduque dans la Torah, la morale et la pudeur, et de ce fait, mène l’élève au ‘Olam Ha-Ba. Même si l’enseignante perçoit un salaire pour cet enseignement, pour sa subsistance, cela n’a aucune incidence, car le fait qu’un élève soit soumis à l’obligation de respecter son Rav, n’est pas lié avec le fait que son Rav a accompli une Mitsva en enseignant de la Torah à l’élève, mais seulement avec le fait que le Rav a inculqué à l’élève les voies de notre Sainte Torah, et en agissant ainsi avec lui, le Rav lui a fait acquérir son ‘Olam Ha-Ba. Par conséquent, la chose ne dépend pas des intentions du Rav, fait-il cela pour gagner sa vie, ou bien le fait-il afin d’accomplir la Mitsva d’enseigner la Torah?!
Le Din est le même vis-à-vis d’une enseignante, puisqu’elle mène son élève au Monde Futur, l’élève est soumise à l’obligation de respecter son enseignante.

Le Gaon Rabbi H’izkiyahou DI SILVA (l’auteur du « Péri H’adach ») écrit qu’il est évident qu’il y a une obligation de se lever devant une femme érudite dans la Torah, au même titre qu’il faut se lever devant un Talmid H’ah’am, même si la femme n’est pas soumise à l’obligation d’étudier la Torah (une femme est tenue d’étudier uniquement les Halachot qui lui sont nécessaires pour l’accomplissement des Mitsvot la concernant, Chabbat, Yom Tov, Cacherout, bénédictions alimentaires, Téfila, pureté familiale, pudeur physique et vestimentaire etc …) - et si la femme étudie la Torah au point de devenir érudite comme un Talmid H’ah’am, elle ne recevra pas une récompense aussi importante que celle d’un homme, car elle n’est pas soumise au devoir d’étudier la Torah - malgré tout, au définitif, elle est érudite dans la Torah, et par conséquent, il est une obligation de l’honorer pour la Torah qui est en elle, car l’honorer c’est honorer la Torah. De nombreux et importants décisionnaires tranchent ainsi, et telle est également l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l qui ajoute encore que s’il s’agit d’une femme influente qui attire d’autres femmes vers le respect des lois de la Pureté Familiale, de la Cacherout, du Chabbat, ou autre, même si cette femme n’est pas tellement érudite dans la Torah comme un Talmid H’ah’am, malgré tout il est obligatoire de l’honorer, comme il est expliqué dans le traité Kiddouchinn (33a) où l’on enseigne qu’il faut se lever devant un homme qui possède des actions. Or, les Guéonim expliquent que la définition de l’homme qui possède des actions, correspond à un homme qui est généreux envers la Tsédaka, qui se consacre aux besoins de la collectivité et qui possède des bonnes qualités, même s’il ne s’illustre pas dans l’érudition de la Torah, nous sommes tenus de l’honorer et de se lever devant lui, comme le tranche MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (Yoré Dé’a chap.244).
Le Din est le même vis-à-vis d’une femme influente. Par conséquent, il faut se lever devant elle comme nous l’avons expliqué.

Vis-à-vis d’une femme érudite dans la Torah, il est bon de mentionner de nombreuses femmes qui étaient de grandes érudites dans la Torah.
Dans le TANA’H (la Bible), nos saintes matriarches se sont particulièrement illustrées, et en particulier notre mère Sarah, ainsi que Miryam la sœur de Moché Rabbénou et de Aharon, ou bien H’anna l’épouse de Elkana, ou bien Dévorah la prophétesse, ainsi que H’oulda, Avigaïl, Esther et d’autres …
Nous trouvons aussi des femmes très importantes sur le plan spirituel même dans les générations suivantes. De nombreuses femmes sont célèbres du temps de la Michna et de la Guémara, comme Bérourya l’épouse de Rabbi Méïr (Péssa’him 62b) entre autres.
De même, dans les générations suivantes, comme au moyen-âge la fille de RACHI était très célèbre, et à la fin de la vie de son père elle rédigea et signa des responsa de Halacha.
Dans les Téchouvot (responsa) du Mahary MOULINN (chap.75), on cite des réponses Halachiques de la Rabbanitt Leah qui correspondait régulièrement avec les grands de la génération sur des sujets de Halacha.

Notre maitre le ‘HYDA – dans son livre Ma’gal Tov (page 61) – fait lui aussi l’éloge de sa digne épouse la Rabbanitt Rah’el. Il écrit à son sujet qu’elle était unique dans sa génération parmi les femmes dans la sagesse et qu’elle possédait une intelligence puissante et redoutable.
D’autres femmes précieuses ont eu le mérite d’être grandes dans la Torah.
En irak, la femme de Rabbi Ya’akov Mi-KOURDISTANN – qui était le Roch Yéchiva de la ville de Mossoul – enseignait la Torah aux élèves derrière un rideau.
De même, dans la génération précédente, plusieurs femmes étaient érudites dans la Torah, et parmi elles, la mère du Gaon Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l. Elle assistait aux cours de notre maitre le Rav z.ts.l. Elle posait des questions et y répondait elle-même avec beaucoup de sagesse et d’intelligence.
Ces femmes étaient des femmes érudites et justes, pudiques dans leurs vêtements comme dans leurs actes.
C’est par le mérites des femmes Tsadkaniyott (justes) qu’Israël sera définitivement délivré (Sotta 11b).
(Nous savons qu’il existe de notre temps des hommes qui s’affichent comme des Talmidé Hah’amim, alors qu’ils ne maitrisent absolument pas les connaissances dans la Torah, et qu’ils manquent de Crainte du Ciel. De même, il existe aussi des femmes complaisantes, qui désirent mettre à totale égalité les hommes et les femmes, en exprimant des opinions « de Torah » contraires à la Halacha.
Chacun a la liberté de choisir les véritables Talmidé H’ah’amim à suivre, ceux qui connaissent véritablement Hachem et qui valorisent Son Nom).

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Les ustensiles de Péssa’h

Pendant Péssa’h, on ne doit pas utiliser les ustensiles que l’on a utilisé durant toute l’année, car ces ustensiles dans lesquels on a cuisiné toute l’année ont contenus des aliments chauds, et les parois de ces sutensiles ont « a......

Lire la Halacha

Chabbat Zah’or – Le corona

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek » Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 20 février), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semain......

Lire la Halacha

Les ustensiles pour Pessah’ – Les communautés qui ont des usages rigoureux

Nous avons expliqué qu’il faut utiliser durant Pessah’ uniquement des ustensiles qui n’ont pas absorbés de H’amets, c'est-à-dire, des ustensiles neufs (ou des ustensiles réservés pour Pessah’), ou bien des ustensiles qui ont &eacut......

Lire la Halacha

La fête de Pessa’h 5781

Nos maitres enseignent dans la Tossefta (Pessa’him chap.3): « On questionne et on commentent les règles relatives à Pessa’h 30 jours avant Pessa’h. » Selon cela, les Rabbanim du peuple d’Israël ont l’usage à toutes les gén&......

Lire la Halacha


Le devoir de Matanot La-Evyonim – Le Corona

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

Ustensiles en argent

Question: Des ustensiles en argent – comme une coupe de Kiddouch par exemple – est-il permis de les utiliser pendant Péssah’, alors qu’on les utilise toute l’année? Réponse: Tous les ustensiles que l’on utilise à froid, c'est-&ag......

Lire la Halacha

L’obligation du repas de Pourim cette année (5781)

Le repas de Pourim la nuit La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir......

Lire la Halacha

Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott » - 5781

Les jours de Pourim Dans environ 15 jours, tomberont les jours de Pourim. Cette année, nous devons expliquer quelques règles spécifiques. D’abord, parce que le 14 Adar (jour de Pourim) tombe un vendredi. Ensuite, parce que les habitants de Jérusalem devront cett......

Lire la Halacha