Halacha pourיום ראשון י"ג סיון תשע"ט 16 בjuin 2019

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)

Une personne est en train de prier la ‘Amida et se rappelle qu’elle a déjà prié cet office

Question: Comment faire lorsqu’on est en train de prier la ‘Amida et que l’on se souvient subitement que l’on a déjà prié cet office?

Réponse: Nous avons déjà expliqué que selon le strict Din une personne peut prier une ‘Amida supplémentaire à laquelle elle n’est pas soumise. Il s’agit d’une « ‘Amida offerte », comme un « sacrifice offert ».
Mais nous avons aussi cité les propos des décisionnaires selon lesquels de notre époque on ne doit pas prier de ‘Amida offerte, puisque nous avons des difficultés à nous concentrer correctement dans la prière.

Nous allons à présent débattre de notre question:
Une personne est en train de prier la ‘Amida et se rappelle qu’elle a déjà prié cet office.
Ce cas est fréquent chez une personne habituée à prier chaque jour l’office de Minh’a à une heure précise, par exemple à 19h, et il lui arrive un jour de se trouver à un endroit où l’on prie Minh’a à 14h et elle prie avec eux. Ensuite, cette personne poursuit son activité quotidienne, et à 19h, elle se rend comme à son habitude à la synagogue pour prier Minh’a. Mais après avoir entamé la ‘Amida de Min’ha, elle se souvient qu’elle a déjà prié Min’ha. Comment doit-elle agir?
Si elle poursuit la ‘Amida, elle continuera à réciter des bénédictions en vain.
Si elle interrompt la ‘Amida, toutes les bénédictions récitées auparavant seront en vain.
Comment doit-elle faire?

Cette question a déjà été abordée dans la Guémara Bérachot (21a):
Rav Yéhouda dit au nom de Chémouel: si quelqu’un se trouve dans la ‘Amida et se souvient qu’il a déjà prié, il s’interrompt, même au milieu d’une bénédiction.
Cela signifie que même si l’on se souvient au milieu d’une bénédiction - par exemple au milieu de la bénédiction de « Réfaénou Hachem Vénérafé » - que l’on a déjà prié cet office, on doit interrompre immédiatement la ‘Amida, car toutes les bénédictions précédemment récitées l’ont été par erreur (on devra dire « Barouh’ Chem Kévod Malh’outo Lé’Olam Va’ed »). On ne pourra pas terminer ne serait-ce que la bénédiction dans laquelle on se trouve, comme celle de « Réfaénou » par exemple, car les termes qui concluent la bénédiction sont « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï Rofé H’olé ‘Amo Israël » qui est une véritable formule de bénédiction dans laquelle se trouve le nom d’Hachem qu’il est interdit de prononcer sans nécessité.

Mais nous pourrions apparemment demander:
Puisque nous avons expliqué que selon le strict Din on est autorisé à prier une ‘Amida offerte, c'est-à-dire, une ‘Amida totalement facultative, pourquoi ne pas dire dans notre cas où la personne se souvient au milieu de la ‘Amida qu’elle a déjà prié cet office, qu’elle poursuivre la ‘Amida au moins à titre de ‘Amida offerte, afin que toutes les bénédictions précédemment prononcées ne soient pas en vain?

En réalité, nos maitres les décisionnaires médiévaux (Richonim) ont déjà débattu de cette question.
Selon le RACHBA et le RAAVAD, cette personne peut poursuivre la ‘Amida à titre de ‘Amida offerte.
Mais selon la majorité de nos maitres les Guéonim et les décisionnaires médiévaux, cette personne est tenue d’interrompre immédiatement la ‘Amida, car elle a entamé cette ‘Amida par erreur à titre obligatoire, elle ne peut donc changer en plein milieu la nature de cette ‘Amida et la poursuivre à titre de ‘Amida offerte, puisque les ’Amidott remplacent les sacrifices et l’on n’a pas trouvé de sacrifice étant à moitié obligatoire et à moitié offert en cadeau (Toossafott du ROCH au nom des Guéonim).

Du point de vue de la Halacha, « il n’existe pas de ‘Amida offerte à moitié ».
Cela signifie que si l’on a entamé la ‘Amida pensant que l’on y est soumis de façon obligatoire, on ne peut la poursuivre à titre de ‘Amida offerte, conformément à l’opinion de la majorité des décisionnaires. (Yalkout Yossef vol.1 page 202 et au-delà.).

En conclusion: Une personne qui a entamé la ‘Amida et qui se souvient qu’elle a déjà prié cet office, doit immédiatement interrompre la ‘Amida, même si elle se trouve au milieu d’une bénédiction.

Dans la prochaine Halacha, nous expliquerons – avec l’aide d’Hachem – la règle à ce sujet concernant l’office de ‘Arvit.

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