Halacha pour mardi 23 Iyar 5779 28 mai 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Une ‘Amida offerte à titre personnel (« Téfilat Nédava »)

Question: Qu’est ce qu’une « Téfilatt Nédava » (‘Amida offerte à titre personnel), et est- ce valable de notre époque?

Réponse: Les offices journaliers (‘Amidott) que nous faisons ont été instaurés en correspondance aux sacrifices en vigueur du temps où le Temple existait, comme il est dit : « Nous substituons nos lèvres aux taureaux ». Ce qui signifie que les prières que nous disons sont un moyen de remplacement des sacrifices en vigueur dans le Temple (Bérachott 26b).

Même si à l’époque du Temple les gens priaient déjà, malgré tout, ce n’était pas une véritable obligation avec 3 offices quotidiens et dans le rituel que nous avons aujourd’hui.

Au même titre qu’un particulier était autorisé à venir au Temple et à offrir un sacrifice à titre personnel sans obligation, ainsi nous pouvons dire qu’une personne peut s’autoriser à offrir à Hachem un office (une ‘Amida) à titre personnel non inclus dans les offices quotidiens obligatoires.

C’est pour cela qu’il est expliqué dans la Guémara Bérachott (21a) qu’il est permis à un particulier d’offrir une ‘Amida en « cadeau » personnel à Hachem, et cette ‘Amida lui comptera le même mérite qu’un sacrifice offert à titre personnel.
Une telle personne mérite d’être qualifiée « Nédiv Lev » (généreux de cœur), comme il est dit dans le livre Divré Ha-Yamim 2 (39-31) : « Puis Yéh’izkiyahou prit la parole et dit : " Maintenant, vous vous êtes consacrés à Hachem, approchez et offrez des sacrifices et des actions de grâces dans le temple d’Hachem ", et l’assemblée offrit des sacrifices et des actions de grâces, et, toute personne généreuse de cœur offrit des holocaustes. »

Cependant, notre maitre le ROCH écrit dans une responsa (règle 4 chap.13) que celui qui prie une ‘Amida offerte « doit se connaître comme quelqu’un de prompt et évaluer ses capacités à se concentrer durant la totalité de la ‘Amida sans la moindre déconcentration, dans ces conditions il est qualifié de « généreux de cœur ». Mais s’il ne se concentre pas correctement (et qu’il s’autorise malgré tout une ‘Amida offerte), le texte dit de lui (Yécha’ya 1-11) : « Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? Dit Hachem. Je suis saturé de vos holocaustes de béliers, de la graisse de vos sacrifices; le sang des taureaux, des agneaux, des boucs, je n'en veux point. »
Le ROCH ajoute qu’il serait déjà souhaitable que l’on se concentre correctement dans les 3 offices quotidiens obligatoires.

Le ROCH vient nous expliquer qu’étant donné qu’une prière dite sans concentration est comparable à un corps sans âme, nous nous devons de veiller en priorité à réaliser correctement les 3 offices quotidiens obligatoires avec toute la concentration possible, mais pour ce qui est d’ajouter des ‘Amidott supplémentaires, dans nos générations où la concentration est très difficile (et le ROCH vivait au moyen âge, à fortiori de nos jours …), pour la plupart des gens la chose ne serait pas souhaitable, et celui qui se l’imposerait se verrait attribuée la citation « Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? »       

MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.107) tranche ainsi :
« Celui qui désire prier une ‘Amida offerte, est autorisé à le faire, mais il doit ajouter une demande personnelle dans sa prière. » (par exemple, demander la guérison d’une tierce personne dans la bénédiction de Réfaénou, ou tout exemple similaire pour les autres bénédictions de demande).
MARAN écrit encore :
« Celui qui désire prier une ‘Amida offerte doit se connaître comme quelqu’un de prompt et vigilant, et doit évaluer ses capacités à se concentrer durant la totalité de la ‘Amida. Mais s’il ne se concentre pas correctement, on lui attribuera la citation : « Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? », et il serait déjà souhaitable que l’on se concentre correctement dans les 3 offices quotidiens obligatoires. » Fin de citation.

Rabbénou Chim’on Bar Tsémah’ (le RACHBETS) écrit dans ses commentaires :
« Nous n’avons vu personne dans nos générations ayant l’usage de prier une ‘Amida offerte »
« Dans ces générations, la notion de ‘Amida offerte a totalement disparue, et on ne doit absolument pas l’appliquer. »
C’est également ainsi que tranche Rabbénou H’aïm ABOUL’AFIA dans son livre Nichmatt H’aïm (chap.4), que « de notre temps, on ne doit absolument pas prier de ‘Amida offerte. »
C’est ainsi qu’écrivent d’autres grands décisionnaires de ces derniers siècles.

Par conséquent, dans la pratique, on ne doit absolument pas prier de ‘Amida offerte de notre époque.
Dans les prochaines Halachot, nous expliquerons – avec l’aide d’Hachem – les cas exceptionnels où nous devons et où nous sommes malgré tout autorisés à prier une ‘Amida offerte.

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