Halacha pour dimanche 10 Av 5779 11 août 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Règles relatives à la sortie du 9 Av et au 10 Av cette année (5779)

Aujourd’hui dimanche, nous observons le jeûne du 9 Av dont la date était hier, et en raison de la sainteté du Chabbat, le jeûne a été reporté à aujourd’hui.

Les autres années, où nous observons le jeûne à la date du 9 Av lui-même, il existe quelques usages de deuil que l’on observe aussi le 10 Av.
Nous devons donc définir la règle pour cette année.

La sortie des étoiles – Nétilatt Yadaïm
Après la sortie des étoiles le jour du 9 Av, il est permis de manger et de boire.
Certains ont l’usage de procéder à la Nétilatt Yadaïm à la sortie du 9 Av comme lorsqu’on se lave les mains le matin au réveil, car le matin du 9 Av nous avons procédé à une Nétila réduite puisque nous avons lavé les mains seulement jusqu’aux phalanges. Ceci est un bon usage.

La signification du 10 Av
Nos maitres enseignent dans la Guémara Ta’anit (29a) :
Le 7 Av, les non-juifs ont pénétré à l’intérieur du Héh’al (l’endroit le plus sacré du Temple de Jérusalem), et le 9 vers le soir, ils y allumèrent un incendie qui brûla toute la journée du 10 Av, au point où Rabbi Yoh’anann dira plus tard : « Si j’avais vécu à cette génération, j’aurais instauré le jeûne à la date du 10 Av, car la majeure partie du Héh’al se consuma ce jour-là ». Mais nos maitres instaurèrent le jeûne au 9 Av, car ils ont considéré que le malheur est plus dur à son commencement.

Les traditions et usages du 10 Av
Nous avons déjà expliqué que selon l’usage des Achkénazim, on ne consomme pas de viande ni de vin depuis le jour de Roch H’odech Av jusqu’au 9 Av inclus.
Par contre, selon l’usage des Séfaradim, il est permis de consommer de la viande et du vin le jour de Roch H’odech lui-même. Ce n’est qu’à partir du lendemain – le 2 Av – qu’il est interdit d’en consommer (cette année, depuis le dimanche 3 Av puisque le 2 Av était un Chabbat).
Sur ce point, les Achkénazim sont donc plus rigoureux que les Séféradim.

En revanche, concernant le 10 Av, nous trouvons des usages divergeant entre les Séfaradim et les Achkénazim:
Les Achkénazim s’autorisent la consommation de la viande et du vin le 10 Av à partir de H‘atsot (moitié de la journée). Par contre, les Séféradim se l’interdisent durant toute la journée du 10 Av.
Sur ce point, les Séfaradim sont donc plus rigoureux que les Achkénazim.
Mais concernant le fait de se couper les cheveux et faire la lessive, l’usage des Achkénazim est plus rigoureux que celui des Séfaradim, car les Séfaradim se l’autorisent immédiatement à la sortie du jeûne, alors que les Achkénazim s’imposent la rigueur sur ce point même le 10 Av.

Le 10 Av une année où le 9 Av tombe un Chabbat
Par conséquent, dans le cas de cette année (5779) où le jeûne sera observé à la date du 10 Av, les décisionnaires débattent afin de définir si l’on doit observer les usages de deuils cités, le jour suivant le jeûne, c'est-à-dire le 11 Av:
Selon l’opinion du Mahar’’yl, on ne doit pas consommer de viande et de vin à la sortie du jeûne, même une année où le jeûne est reporté. C’est ainsi que tranche également le RAMA (chap.558). Ainsi tranchent également le MAHARCHAL et d’autres grands décisionnaires Achkénazim.

Cependant, Rabbénou H’aïm VITTAL avait l’usage de consommer de la viande et du vin à la sortie du jeûne lorsqu’il était reporté (comme cette année).
Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que même selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’, il semble que l’on peut autoriser dans ce cas.
C’est ainsi que tranchent également d’autres de nos grands maitres les décisionnaires Séfaradim.

Par conséquent, du point de vue de la Halacha, les Achkénazim observent quelques usages de deuil à la sortie du jeûne même cette année.
Mais les Séfaradim n’observent aucun usage de deuil à la sortie du jeûne lorsque celui-ci est reporté à la date du 10 Av comme cette année, puisque nous sommes sortis de la période de Ben HaMétsarim. (Hazon Ovadia-Arba’ Ta’aniyot page 414).

Qu’Hachem nous montre la consolation de Tsion, par la venue de notre Machia’h, rapidement et de nos jours, Amen.

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