Halacha pour lundi 21 Tammuz 5780 13 juillet 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Se couper les cheveux pendant Ben Ha-Métsarim - (du 17 Tamouz au 9 Av) cette année (5780)

L’usage de s’interdire la coupe de cheveux
En conséquence à la gravité du deuil en vigueur pendant la période de Ben Ha-Métsarim, les Achkénazim ont pour tradition de ne pas se couper les cheveux, ni de se raser, depuis le 17 Tamouz jusqu’au 10 Av.

L’usage des Séfaradim
Cependant, les Séfaradim et originaires du moyen orient n’ont pas cette tradition rigoureuse, ils s’en tiennent, sur ce point, au strict décret de nos maitres qui n’ont interdit qu’à « Chavoua’ Ché’hal Bo » (la semaine dans laquelle tombe le jeûne du 9 Av) où il est interdit de se couper les cheveux et de laver le linge. C’est ainsi que tranchent le RAAMBAM et MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’.
La « semaine dans laquelle tombe le jeûne du 9 Av » signifie depuis le dimanche qui précède le jeûne du 9 Av. Par exemple : si le jeûne tombe un jeudi, toutes les interdictions liées à « la semaine dans laquelle tombe le jeûne » entreraient en vigueur depuis le dimanche (samedi soir) qui précède.

Le statut des femmes vis-à-vis de l’interdit de se couper les cheveux
En ce qui concerne la coupe de cheveux pour une femme pendant la semaine dans laquelle tombe le jeûne du 9 Av pour les Séfaradim, ou pendant toute la durée de Ben Ha-Métsraim (les 3 semaines) pour les Achkjénazim, cela va dépendre d’une divergence d’opinion parmi les décisionnaires sur le cas d’une femme en deuil sur l’un de ses proches.
Nous savons effectivement qu’un homme en deuil n’a pas le droit de se couper les cheveux, ni de se raser la barbe pendant 30 jours. Mais pour une femme en deuil, Maran tranche dans le Choul’han Arou’h (Yoré Déa chap.390-5) qu’elle a le droit de se couper les cheveux même avant que ne s’achèvent les 30 jours.
Le Rama (opinion Halachique principale pour les Achkénazim) n’est pas du même avis, il pense que même une femme doit attendre 30 jours de deuil avant de se couper les cheveux.

A priori, cette période de deuil a le même statut que la période de 30 jours d’un deuil habituel.
Il est vrai que le Gaon Rabbi Moshé FEINSTEIN z.t.s.l tranche qu’une femme doit s’imposer la ‘Houmra (la rigueur) de ne pas se couper les cheveux pendant cette période, en fondant cette décision sur les propos du Rama rapportés plus haut, selon lesquels, même une femme doit attendre 30 jours pour se couper les cheveux, lors d’un deuil habituel.
Cependant, certains Rabbanim Achkénazim ont écrit que même si la Hala’ha exige dans un deuil habituel, que même une femme attende 30 jours pour se couper les cheveux (selon l’usage des Achkénazim), pour ce qui est de la période de Ben Ha-Métsarim, elles peuvent se le permettre.
Toutefois, à partir de Chavoua Ché’hal Bo (la semaine dans laquelle tombe le jeûne du 9 Av), où le deuil entre en vigueur par véritable institution de nos maitres, et non plus seulement par tradition, il ne faut faire aucune distinction entre un homme et une femme, et selon la tradition Ashkénaze, une femme devra s’abstenir de se couper les cheveux au moins à partir de Chavoua Ché’hal Bo. (la semaine dans laquelle tombe le jeûne du 9 Av).

Cependant, selon la tradition des Séfaradim, les femmes peuvent se couper les cheveux, et cela, même pendant Chavoua Chéhal Bo (la semaine dans laquelle tombe le jeûne du 9 Av).

En conclusion: Selon l’usage des Séfaradim, l’interdiction de se couper les cheveux n’est en vigueur qu’à partir de la semaine dans laquelle tombe le 9 Av (depuis le samedi soir qui précède), excepté pour les femmes, car elles ne sont pas concernées par cet interdit. Mais selon l’usage des Achkénazim, selon l’opinion de plusieurs grands décisionnaires, il faut s’imposer la rigueur sur ce point, même pour les femmes, et ne pas se couper les cheveux pendant les 3 semaines de Ben Hamétsarim.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Chabbat Zah’or – Le corona

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek » Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 20 février), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semain......

Lire la Halacha

Le devoir de Matanot La-Evyonim – Le Corona

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

L’obligation du repas de Pourim cette année (5781)

Le repas de Pourim la nuit La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir......

Lire la Halacha

Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott » - 5781

Les jours de Pourim Dans environ 15 jours, tomberont les jours de Pourim. Cette année, nous devons expliquer quelques règles spécifiques. D’abord, parce que le 14 Adar (jour de Pourim) tombe un vendredi. Ensuite, parce que les habitants de Jérusalem devront cett......

Lire la Halacha


Michloa’h Manott envoyé conjointement par une épouse et son mari

Question: Je suis chez moi pour Pourim, et je n’envois pas moi-même le Michloa’h Manott. Puis-je m’acquitter de mon obligation en me joignant au Michloa’h Manott envoyé par mon mari? Réponse: Nous devons d’abord expliquer le statut des femmes vis-......

Lire la Halacha

La Mitsva de se réjouir et d’étudier la Torah le jour de Pourim

Il est un devoir de faire un grand repas le jour de pourim. Léh’atéh’ila (selon le Din à priori), il faut consommer du pain lors de ce repas. Le RAMBAM écrit (chap.2 des règles relatives à la Méguila, règle 15): Comment devons-......

Lire la Halacha

Le prénom du père ou le prénom de la mère? – Hachkava et prière pour un malade

Question: Lorsque l’on prie pour une personne malade afin qu’elle guérisse, faut-il mentionner son nom dans la prière ou non ? Si l’on doit mentionner le nom du malade, doit-on mentionner son prénom ainsi que celui de sa mère ou bien celui de son p&egrav......

Lire la Halacha

La Mitsva de BIKOUR ‘HOLIM (Rendre visite aux malades)

Il y a environ 15 ans, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l s’est entretenu avec nous au sujet de la « Halacha Yomit », et il nous a exprimé son avis selon lequel il serait bon d’étudier de temps en temps des sujets Halachiques imprégnés de suj......

Lire la Halacha