Halacha pour mardi 2 Cheshvan 5781 20 octobre 2020

Pour la guérison totale de Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN) parmi tous les malades d'Israël

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)

Pour la guérison totale et rapide de:
Ethan Chlomo Ben Yoni parmi tous les malades d'Israël Amen
Jacques Jacky Yaakov Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

L’obligation de la Sé’ouda Chélichitt

Question: Est-il possible de s’acquitter du devoir de la Sé’ouda Chélichitt en consommant des pâtisseries ou des fruits?

Réponse: Il est enseigné dans la Guémara Chabbat (118b):
« Chacun est soumis à l’obligation de consommer trois repas pendant Shabbat. »
Cette règle est fondée à partir de versets de la Torah.
En effet, lorsque les Béné Israël se trouvaient dans le désert, ils ne possédaient pas de véritable pain, puisque leur pain était la Mann qui descendait du ciel.
Moshé Rabbenou leur dit au sujet de la Mann:
« Mangez la aujourd’hui, car aujourd’hui c’est Chabbat pour Hashem. Aujourd’hui, vous ne la trouverez pas dans le champ. » (Chémot 16-25).
Nous constatons que dans ce verset, le terme « Aujourd’hui » est employé 3 fois, et c’est sur cette répétition que la Guémara fonde l’obligation de consommer 3 repas pendant Shabbat. Ces 3 repas doivent être pris avec du pan, comme l’écrit le RAMBAM dont nous avons mentionné les propos dans la précédente Halacha.

L’avis du RAMBAM – selon lequel il est une obligation de consommer du pain à chacun des 3 repas du Chabbat – est partagé par d’autres décisionnaires médiévaux, comme le SAMAG et les Tossafot (Chabbat 117b) qui attestent de l’obligation de consommer du pain aux 3 repas de Chabbat, car nos maitres ont appris la règle des 3 repas à partir d’un verset qui traite de la Mann qui était la nourriture des Béné Israël dans le désert, et la Mann représentait leur pain.
Ainsi tranchent également le ROCH, le RYTBA, le Nimouké Yossef, le Méïri et d’autres de nos maitres les décisionnaires.

Cependant, un autre décisionnaire médiéval, Rabbi David ABOUDARHEM écrit (page 49d) au nom de Rabbénou TAM qu’il y a une différence entre la Sé’ouda Chélichitt et les autres repas du Chabbat, car il n’est pas nécessaire de réciter le Kiddouch lors de la Sé’ouda Chélichitt et celle-ci est le dernier des repas du Chabbat. Par conséquent, il est possible de réaliser ce repas avec des pâtisseries.
Il cite des preuves à ses propos.
Dans son livre ‘Hazon Ovadia-Chabbat (vol.2 page 343), notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que dans le Séfer Ha-Yachar de Rabbénou TAM est citée une lettre envoyée par le Rav Moché de PONTOISE à Rabbénou TAM, et dans cette lettre, l’auteur cite des preuves à partir de propos de nos maitres selon lesquels il est possible de s’acquitter de l’obligation de Sé’ouda Chélichitt même avec des fruits. L’auteur de la lettre précise dans sa question qu’il a entendu dire que c’est ainsi qu’enseigne Rabbénou TAM lui-même à ses élèves, qu’il est possible de s’acquitter du devoir de la Sé’ouda Chélichitt avec des fruits.
Rabbénou TAM lui a en effet répondu que l’on pouvait s’acquitter du devoir de Sé’ouda Chélichitt avec des fruits, et il explique longuement ses propos.

Sur le plan pratique, MARAN écrit dans le Choulh’an ‘Arouh’ (O.H chap.291-5):
« La Sé’ouda Chélichitt doit être prise avec du pain. Selon certains, on peut s’en acquitter avec tout aliment fait à base de Dagan (les 5 céréales). Selon certains, on peut s’en acquitter avec des aliments qui accompagnent le pain, comme de la viande ou du poisson. Selon certains, on peut s’en acquitter même avec des fruits.
La première opinion est la principale, et il faut s’en acquitter avec du pain, sauf si l’on est particulièrement rassasié. »

C’est ainsi qu’il faut enseigner sur le plan pratique, et il faut donc Lé’haté’hila (à priori) s’acquitter de la Sé’ouda Chélichitt avec du pain. En particulier lors des longs Chabbatott d’été où il n’y a pas la moindre raison à annuler la consommation du pain lors de ce repas, car plusieurs heures se sont écoulées depuis le repas du matin.
Au contraire, la personne intelligente veillera à ne pas manger exagérément toute la journée, afin de pouvoir accomplir la Sé’ouda Chélichitt conformément à la Halacha. Ce n’est que lorsque la personne est particulièrement rassasiée et qu’il lui est difficile de consommer la Sé’ouda Chélichitt avec du pain, qu’elle pourra dans ce cas l’accomplir avec un Kazaït (27 g) de pâtisserie, ou bien avec un plat fait à base de Dagan (les 5 céréales). Si l’on ne peut pas consommer de pâtisseries, on consommera de la viande ou du poisson. Si l’on ne peut accomplir la Sé’ouda Chélichitt avec aucun de ces aliments, on le fera avec des fruits.

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