Halacha pour jeudi 24 Sivan 5779 27 juin 2019

Pour l'élévation des âmes de:
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme Marciano z’’l de Lyon)
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef z’’l
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin Elhadad de Lyon) z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna (Bensaid de Lyon) z’’l 
Richard Amram ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon

Pour la guérison totale et rapide de:
Betty Rivka Bat Sultana
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (Steboun) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Joindre les pieds pendant la ‘Amida

Question: Lorsqu’on prie la ‘Amida, sommes-nous tenus de joindre totalement les pieds l’un à côté de l’autre, ou bien est-il suffisant que les talons se touchent?

Réponse: Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ott (10b):
Rabbi Yossé Bar H’anina dit au nom de Rabbi El’azar ben Ya’akov : Celui qui prie doit joindre ses pieds, car il est dit au sujet des anges (Prophète Yéh’ezkel chap.1 verset 7) : « Leurs jambes formaient une jambe unique ». Or, lorsque l’on parle à Hachem, nous devons ressembler aux anges du service Divin.
Dans le Beit Yossef (chap.95), MARAN cite les propos du Gaon Mahari (Morénou Ha-Rav Rabbi Itsh’ak) ABOHAB selon lesquels, en joignant ses pieds lors de la prière, l’homme exprime ainsi le fait qu’il n’a pas de possibilité de fuir, et que l’on n’a pas la capacité d’atteindre quoi que ce soit dans le monde sans l’aide d’Hachem qui nous assiste dans tous les domaines de la vie.

Nos maitres enseignent dans le Zohar Ha-Kaddoch (Pinéh’ass):
« Leurs jambes formaient une jambe unique ». Les maitres de la Michna disent que celui qui prie doit apprêter ses pieds à l’image des anges du service Divin, afin d’être comme l’un d’entre eux, et c’est pour cela que nos maitres enseignent : « Celui qui prie doit joindre ses pieds ». Hachem dit aux anges du service Divin : « Lorsque vous verrez ces gens qui se distinguent dans leurs prières en se tenant ainsi, ouvrez leur les portes du palais afin qu’ils y pénètrent. »

Les disciples de Rabbénou Yona écrivent que certains ont l’usage de laisser un espace au niveau des orteils (ils joignent uniquement les talons et non les orteils), et cet usage est fondé puisqu’il est également dit au sujet des anges : « les plantes de leurs pieds formaient une seule plante ».
Le Méïri écrit lui aussi que cet usage peut être maintenu.

Cependant, sur le plan pratique, les disciples de Rabbénou Yona écrivent en définitif que cette explication n’est pas suffisante pour maintenir cet usage, car notre Talmud (Bavli) ne mentionne que le fait de joindre les pieds afin qu’ils semblent former véritablement une seule jambe.

Dans la pratique, le Gaon et Richon Lé-Tsion Rabbi Itsh’ak YOSSEF Chlita tranche (Yalkout Yossef-Téfila vol.1 page 346) qu’il n’est pas suffisant de joindre uniquement les talons, et qu’il faut également joindre totalement les pieds, l’un à côté de l’autre.
Cependant, une personne âgée, ou bien un malade, pour qui le fait de joindre totalement les pieds dérange pendant la ‘Amida, n’est pas tenu de respecter cette exigence. C’est ce que nous avons vu sur notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, même s’il a veillé durant toute sa vie à joindre totalement ses pieds lors de la ‘Amida, malgré tout, lors de sa vieillesse avancée, il ne faisait pas toujours attention à cela, et parfois, il ne joignait que ses talons.

Il est à noter que même lors de sa maladie – où notre maitre le Rav z.ts.l avait les os brisés – il faisait tous les efforts possibles pour toujours prier la ‘Amida en étant debout, même si cela lui entraînait des souffrances terribles, il faisait de très grands efforts pour cela, afin d’accomplir l’ordre de nos maitres et de ressembler à un ange d’Hachem. Que son mérite nous protège ainsi que tout le peuple d’Israël, Amen.

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