Halacha pour dimanche 23 Iyar 5780 17 mai 2020

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Pour la guérison totale et rapide de Jacky Yaakov Ben Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

L’interdiction de « H’adach »

Il y a 5 ans, nous avons expliqué dans la « Halacha Yomit » quelques règles relatives à l’interdiction de « ‘Hadach ». Or, puisque nous sommes environ un mois après Péssa’h, nous avons jugé utile de revenir sur ces règles.

La règle de « H’adach »
Il est dit dans la Torah (Vaykra 23):

« … quand vous serez arrivés dans le pays que je vous accorde, et que vous y ferez la moisson, vous apporterez un Ômer (mesure de prélèvement) des prémices de votre moisson au Cohen… lequel balancera cet Ômer devant Hachem, pour vous le rendre propice; c'est le lendemain du Chabbat que le Cohen le balancera… Vous ne mangerez ni pain, ni grains torréfiés, ni gruau, jusqu'à ce jour même … »

Explication:
Hachem nous ordonne une interdiction selon laquelle toute la nouvelle récolte (« H’adach ») des 5 céréales du Dagan (blé, orge, avoine, épeautre et sarrasin) produite avant Péssah’, est interdite à la consommation jusqu’au 16 Nissan qui est lendemain du 1er jour de Péssah’ (tel est le sens du verset « c'est le lendemain du Chabbat », c'est-à-dire le lendemain du 1er jour de Péssah’ qui est désigné ici sous le terme « Chabbat »).

Au temps où le Temple de Jérusalem existait, on offrait ce jour-là le « Sacrifice du ‘Omer », et dès lors que l’on offrait ce sacrifice, il était désormais permis de consommer de la nouvelle récolte produite avant Péssah’. De notre époque où nous n’avons malheureusement plus le Temple, il est interdit de consommer de la nouvelle récolte jusqu’au soir du 17 Nissan (en dehors d’Israël, jusqu’au soir du 18 Nissan). (Soukka 41a).

La règle de « H’adach » de notre époque, en dehors d’Israël, et pour une récolte de non-juifs
Il est expliqué dans la Guémara Ménah’ott (68a) que l’interdiction de « H’adach » est en vigueur selon la Torah même de notre temps.

Il est également expliqué dans la Guémara Kiddouchinn (36a) ainsi que dans une Michna du traité ‘Orla que l’interdiction de « H’adach » est en vigueur aussi bien en Erets Israël qu’en dehors d’Israël. Ainsi tranchent le RIF, le RAMBAM et le ROCH.

Il est expliqué dans le Talmud Yérouchalmi (cité par les Tossafot sur Kiddouchinn 37a) que l’interdiction de « H’adach » est en vigueur aussi bien avec la récolte d’un juif qu’avec celle d’un non-juif.

Le moment précis déterminant si la récolte est « H’adach »
Nous avons donc appris que le blé et l’orge produits avant la fête de Péssah’ sont interdits à la consommation jusqu’au soir du 17 Nissan.
Le moment précis qui détermine si la récolte a été « produite » avant la fête de Péssah’ ou après, est le moment où les graines prennent racine dans le sol.
C'est-à-dire : A partir du moment où l’on ensemence les graines, un certain laps de temps s’écoule jusqu’à l’enracinement dans le sol (les décisionnaires débattent afin de définir ce laps de temps. Selon l’opinion du Téroumatt Ha-Déchenn, ce laps de temps est de 3 jours, et selon l’opinion du Dagoul Mé-Révava, le Gaon de Vilna et d’autres décisionnaires, ce laps de temps est de 2 semaines.)
A partir du moment où les graines ont pris racine dans le sol, la récolte pérennise.

Par conséquent, du blé ensemencé à Roch H’odech Adar, qui a poussé dans le sol et qui a été moissonné au mois de Iyar ou au mois de Sivan, cette récolte est permise à la consommation, car le temps de l’enracinement était avant Péssah’, et au 17 Nissan, cette récolte était autorisée à la consommation.

Mais du blé ensemencé après Péssah’, par exemple à partir du mois de Iyar, et qu’on a moissonnée avant le Péssah’ suivant, cette récolte reste interdite jusqu’au soir du 17 Nissan.

En Erets Israël, en général, on ensemence les grains de blé avant la fête de Péssah’, et le blé est moissonné après la fête de Péssah’, par conséquent, lorsque la récolte arrive chez les distributeurs, elle est permise puisque la fête de Péssah’ est passée. Mais en dehors d’Israël, il existe de nombreux endroits où l’on ensemence le blé après Péssah’ et on le moissonne au mois de H’echvann. Il est donc interdit de le consommer jusqu’à ce que la fête de Péssah’ passe, comme nous l’avons écrit.

Du temps où notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l occupait les fonctions de Grand Rabbin d’Israël, il discuta du problème avec le ministre du commerce afin que l’état d’Israël acquière exclusivement du blé des Etats-Unis à partir d’une production ultérieure à la fête de Péssah’, et que l’on n’importe pas de production antérieure à la fête de Péssah’, en raison de l’interdiction de « H’adach ».
De façon globale, les choses ont été réalisées de façon conforme, et toute production de blé importée en Israël provenait d’une récolte « ancienne », ultérieure à la fête de Péssah’.

Dans la prochaine Halacha, nous écrirons – avec l’aide d’Hachem – comment doit-on agir sur le plan pratique.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

L’allumage des Nerot de H’anouka

Le devoir de l’allumage Durant les 8 jours de ‘Hanouka – qui tombera à partir de jeudi soir de la semaine prochaine - il est un devoir d’allumer les Nérot de ‘Hanouka. Les Séfaradim ont l’usage d’allumer une seule ‘Hanoukiya pour ......

Lire la Halacha

« Mouktsé Mé-H’amatt H’essronn Kiss »

Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué les principales règles de « Mouktsé » pendant Chabbat, selon lesquelles nos maîtres ont interdit de déplacer certains objets pendant Chabbat. Nous avons appris jusqu’à pr&eacut......

Lire la Halacha

« Mélavé Malka » (le « 4ème repas » de Chabbat)

Question: Y a-t-il une obligation de consommer du pain après la sortie de Chabbat lors du « 4ème repas » (Sé’ouda Révi’it) qui se nomme également « Mélavé Malka »? Réponse: il est rappo......

Lire la Halacha

Le statut des femmes vis-à-vis de l’obligation du « 4ème repas » (Mélavé Malka)

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué qu’il est un devoir pour chacun de s’efforcer de consommer le « 4ème repas » appelé également le repas de « Mélavé Malka » en raison du fait......

Lire la Halacha


Tirer profit pendant Chabbat d’une chose « Mouktsé »

Question: Est-il permis de s’assoir pendant Chabbat sur des grosses pierres, et est-il également permis de s’appuyer sur une voiture pendant Chabbat? Réponse: Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué certaines règles concernant l&rsq......

Lire la Halacha

La transgression de Chabbat pour sauver une vie nécessite-t-elle une expiation?

Question: Si quelqu’un a transgressé Chabbat pour sauver la vie d’un malade en danger, et qu’en fin de compte il s’est avéré que son action n’était pas nécessaire, y a-t-il besoin d’une expiation dans un cas pareil? Rép......

Lire la Halacha

Déplacer des livres et des journaux le Chabbat

Question: Est-il permis de déplacer et de lire dans des livres de médecine ou dans un annuaire durant Chabbat, et est-il permis de lire des journaux le jour du Chabbat. Les paroles du Choulh’ann ‘Arouh’ à propos de la lecture de livres profanes et des livres......

Lire la Halacha

Déplacer une couverture électrique ou un ventilateur pendant Chabbat

Question: Est-il permis d’utiliser une couverture électrique pendant Chabbat, ou bien y a-t-il une interdiction de la déplacer d’un point de vue de « Mouktsé »? De même, est-il permis de tourner un ventilateur vers une direction pendant C......

Lire la Halacha