Halacha pour mardi 24 Nissan 5781 6 avril 2021

« Juge tout individu avec indulgence »

Puisque nous sommes dans la période du ‘Omer, pendant laquelle nous avons l’usage de lire les Pirké Avot (chaque Shabbat) en public – comme tel était l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l – nous allons donc à partir de cette semaine - B’’H - développer quelques notions mentionnées dans les Pirké Avot.

Yéhoshoua’ Ben Péra’hya dit: « Choisis toi un maître ; acquiert toi un compagnon d’étude ; et juge tout individu avec indulgence. »

Rabbenou Ovadia Mi Bartenoura explique:
Il s’agit ici d’une situation où les choses sont équilibrées, qu’il est possible de juger la personne aussi bien de façon positive que de façon négative, et que cette personne n’a pas de réputation particulière, ni dans un sens, ni dans un autre.
Dans ces conditions, il faut juger la personne avec indulgence, et ne pas soupçonner gratuitement que cette personne agit de façon incorrecte, puisque c’est ainsi que nos maitres - dans la Guémara Shévou’ot (30a) – commentent le verset « Tu jugeras ton prochain avec droiture », juge ton prochain avec indulgence.

Nos maitres enseignent aussi dans la Guémara Shabbat (97a):
Celui qui soupçonne des gens respectables, sera frappé dans son corps, car lorsque Moshé Rabbenou a dit à Hashem : « Ils (les Béné Israël) ne me croiront pas… », Hashem lui dit : « Place ta main dans ta poitrine. Il la plaça dans sa poitrine, puis il la ressortie, et elle était aussi blanche (par la lèpre) que la neige. »
Et ce n’est qu’ensuite que sa main redevint normale.
Ceci était une punition pour avoir soupçonné des gens respectables, car en définitif, il est dit : « Le peuple crut… ». Hashem aussi lui dit par la suite que les Béné Israël sont des croyants fils de croyants.

Il est donc explicite à travers les propos de Rabbenou Ovadia Mi Bartenoura, que lorsque la personne est réputée comme étant Yéré Shamaïm (craignant Hashem) de façon notoire, il faut juger les actes de cette personne avec indulgence, même lorsque cela semble invraisemblable.

Il est écrit au sujet de ‘Hanna (la mère du prophète Shémouel):
« ‘Hanna parlait sur son cœur… »
Nos maitres expliquent : sur les préoccupations de son cœur.
En effet, elle priait en bougeant les mains, ce qui semblait étrange aux yeux de ‘Eli Ha Cohen. C’est pourquoi, il la soupçonna d’être ivre de vin, et il lui dit:
« Jusqu’à quand vas-tu t’enivrer ! Vas cuver ton vin ! »
‘Hanna lui répondit:
« Non mon seigneur ! Je ne suis qu’une femme dans la détresse, et je n’ai bu aucun vin ni alcool ! »
En réalité, elle voulu lui dire par ces propos:
« Tu n’es pas un seigneur et l’esprit prophétique (Roua’h Hakodesh) ne réside pas sur toi, car tu m’as jugée de façon négative, et non avec indulgence. »
Le Gaon Rabbi Eliyahou de VILNA explique que ‘Eli Ha Cohen consulta les Ourim et Toumim (les 12 pierres précieuses du Pectoral que le Cohen Gadol porte sur sa poitrine) au sujet de cette femme qui se tenait à ses côtés, et la réponse qui sortit des Ourim et Toumim était composée des lettres lumineuses suivantes:
Hé ; Kaf ; Shin ; Resh.
Or, ‘Eli Ha Cohen pensa qu’il fallait comprendre la réponse dans le sens « Shikora » qui signifie « celle qui est ivre ». Ce fut une erreur de sa part car il fallait assembler les lettres de la réponse de telle sorte que l’on puisse lire « Késhéra » qui signifie « celle qui est respectable », car elle était une femme respectable. Ou bien aussi « Ké-Sarah », dans le sens « comme Sarah notre matriarche » qui était stérile et qui pria pour avoir un fils.
Mais ‘Eli Ha Cohen interpréta les lettres de la réponse de façon incorrecte, et compris « Shikora ». C’est donc pour cela que ‘Hanna lui répondit : « Tu n’es pas un seigneur et l’esprit prophétique (Roua’h Hakodesh) ne réside pas sur toi… » car pour savoir assembler les lettres de la réponse de façon correcte, celui qui consulte les Ourim et Toumim doit posséder le Roua’h HaKodesh (l’esprit prophétique).

Lorsqu’ Eli HaCohen compris son erreur, il demanda à ‘Hanna de lui pardonner, comme nous l’apprenons d’ici, dans la Guémara Bera’hot (31a):
Celui qui soupçonne son prochain, doit non seulement lui demander pardon, mais il doit aussi le bénir, comme il est dit: ‘Eli répondit et dit: « Va en paix, et le D. d’Israël exaucera le souhait que tu lui as adressé. »

A partir de là, chacun doit apprendre à s’habituer à cette bonne qualité, de juger - son prochain, comme les membres de son foyer – avec indulgence, et ne pas être constamment rigoureux et soupçonneux, mais au contraire, agréable avec les gens, en les jugeant avec indulgence, et en faisant preuve de compréhension envers ses proches et sa famille.
En agissant ainsi, on mérite que même le Ciel nous juge avec indulgence, comme nos maitres l’enseignent dans la Guémara Shabbat (127b):
Celui qui juge son prochain avec indulgence, sera lui aussi jugé par le Ciel avec indulgence.

On raconte que Rabbi ‘Akiva loua un jour ses services (en tant qu’ouvrier fixe) chez un homme particulièrement Yéré Shamaïm (qui craignait Hashem), pour une durée de 3 ans.
Cet homme était très riche.

Au bout de 3 années de travail, Rabbi ‘Akiva vint – la veille de la fête - réclamer son salaire.
Il dit à son patron:
« Donne-moi mon salaire afin que je puisse rentrer chez moi et nourrir ma femme et mes enfants ».
Le patron lui répondit:
« Je n’ai pas l’argent ».
Rabbi ‘Akiva lui dit:
« Alors donne-moi une bête ou des fruits ».
Le patron répondit:
« Je n’en ai pas ».
Rabbi ‘Akiva dit:
« Alors donne-moi au moins des coussins ou des couvertures ».
Le patron lui répondit:
« Je n’en ai pas. »
Rabbi ‘Akiva plia ses affaires et rentra chez lui, déçu.
Après la fête, son patron vint lui rendre visite, accompagné de 6 ânes chargés de nourritures, de boissons, de friandises, ainsi que de l’argent correspondant au salaire de Rabbi ‘Akiva.
Après qu’ils aient mangés et bus, le patron demanda à Rabbi ‘Akiva:
« Lorsque je t’ai répondu « je n’en ai pas » sur tout ce que tu m’as réclamé, de quoi m’as-tu soupçonné ? »
Rabbi ‘Akiva lui répondit:
« Je ne t’ai pas soupçonné, mais je me suis dit que tu avais certainement dédié tous tes biens au Hékdesh (au Beit Ha-Mikdash), et que par conséquent, les biens dédiés au Hekdesh sont interdits au profit puisqu’ils ne t’appartiennent plus ».
Le patron jura en lui disant:
« Effectivement, c’est exactement ce qui c’est passé. J’ai dédié tous mes biens au Hékdesh, car mon fils Horkanoss n’a pas étudié la Torah, mais ensuite, j’ai été consulté mes amis qui m’ont délié de mon Néder (mon vœu). Maintenant, sache que de la même façon que tu m’as jugé avec indulgence, ainsi Hashem te jugera avec indulgence ».

Questionner Le Rav


Envoyer une question

8 Halachot Les plus populaires

LA CUENTA DEL OMER

Está escrito en la Torá: Y contaréis para vosotros desde el día siguiente del Shabbat, del día en que habéis ofrecido el ´omer, siete semanas completas (Vaikra 23,15). Afirman nuestros sabios (Menahot 65b) que el día siguiente al Shabbat a que h......

Lire la Halacha

COLCHON INFLABLE EN SHABBAT

Pregunta: Tengo un colchón inflable y se infla por medio de una bomba mecánica, no eléctrica o simplemente con la boca ¿se lo puede inflar en Shabbat? Respuesta: El Talmud (Shabbat 48) establece que no está permitido introducir plumas o trozos de algodón ......

Lire la Halacha

EL CUIDADO EN TODO LO RELACIONADO AL HAMETZ

Está escrito en la Tora (Shemot 13): Durante siete días comerás matzá y no se verás leudos y no verás leudantes en todas tus moradas. Y en el Talmud (Pesajim 21ª) estudian nuestros sabios que el hametz –producto leudo- no sólo está......

Lire la Halacha

DISCUSIONES LOABLES

Así estudiamos en el Tratado de los Padres cap. 5 mishna 17: Toda discusión en nombre de los cielos, prevalecerá. Qué discusión es considerada en nombre de los cielos? Las discusiones que mantenían Hilel y Shammay. Y a cuál se considera una discusi&oa......

Lire la Halacha


NUDOS PERMANENTES EN SHABBAT

Como vimos anteriormente, para que rija la prohibición de la Torá de anudar o desanudar, deben darse dos condiciones. Que se trate de un nudo permanente y artesanal, en caso de que alguna de estas condiciones no aplique, la prohibición será sólo de origen rab&iacut......

Lire la Halacha

NUDOS DEL TZITZIT EN SHABBAT

Como vimos anteriormente, en general la Torá prohíbe realizar nudos artesanales y permanentes en Shabbat, ambas condiciones son necesarias para que se transgreda la prohibición de la Torá. Asimismo vimos que existen opiniones que sostienen que dos nudos, uno sobre otro......

Lire la Halacha

CUANDO LOS CONOCIMIENTOS SUPERAN EL TEMOR A D-OS

Dice el Pirke Abot: Si las buenas acciones de la persona superan su sabiduría, esta se conserva. Pero si su sabiduría supera a sus buenas acciones, su sabiduría no se conservará. Explica en la obra Maguen Abot (Rabi Shimon bar Tzemaj Duran z”l s. XIV) que la prim......

Lire la Halacha

ANUDAR Y DESANUDAR EN SHABBAT

Entre las 39 Melajot –acciones prohibidas en Shabbat- el Talmud (Shabbat 73b) cuenta la prohibición de atar o anudar y desatar o desanudar, lo cual constituye una transgresión de la Torá en el dia de Shabbat.  Existen diversos aspectos a analizar en esta prohibici&oa......

Lire la Halacha