Halacha pour lundi 6 Adar 5780 2 mars 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

La lecture de la Méguila – Le bruit occasionné par des pétards

Toute personne a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim.
Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit : « Mon D. ! Je t’implore le jour même si tu ne me réponds pas, et je ne me tairais pas la nuit. » Or, ce verset est écrit dans le psaume de Téhilim qui débute par les termes « Lamnatséah’ ‘Al Ayélet Hachah’ar… », et nos maîtres nous enseignent dans la Guémara Yoma (29a) qu’Esther est comparée à la Ayélet Hachah’ar (l’étoile du matin). C’est pourquoi nous apprenons à partir de ce chapitre pour la lecture de la Méguila qui a été rédigée par la reine Esther et par Mordéh’aï, qui ont eux-mêmes instauré de la lire le jour de Pourim.

« Celui qui écoute est comme celui qui récite »
Malgré tout, puisque tout le monde n’est pas forcément capable de lire la Méguila, et que tout le monde ne possède pas de Méguila valable écrite sur un parchemin, nous avons l’usage de s’acquitter de l’obligation de la lecture de la Méguila par la règle de « Choméa’ Ké-’Oné, c'est-à-dire : la personne qui écoute la lecture de la Méguila par quelqu’un qui la lit dans une Méguila valable, est quitte de l’obligation de lire exactement comme s’il l’avait lu lui-même.
C’est pourquoi le Chaliah’ Tsibbour (l’officiant) lit dans une Méguila valable, et pense à acquitter l’assemblée de l’obligation de la lecture, et l’assemblée doit-elle aussi - penser à s’acquitter de cette obligation par la lecture de l’officiant, et de cette façon, les personnes présentes sont considérées comme ayant lu elles-mêmes.

Interruption verbale au milieu de la lecture de la Méguila
Il est strictement interdit de parler durant la lecture de la Méguila, quel que soit le contenu des propos prononcés. Cette interdiction débute dès le début des Bérah’ot initiales de la Méguila, jusqu’à la fin de la Bérah’a finale, après la Méguila.
Si un auditeur s’est interrompu en prononçant des paroles étrangères à la Méguila pendant que le lecteur poursuivait sa lecture, cette personne ne s’est pas acquittée de son devoir, elle a le même statut que celui qui a sauté une partie de la Méguila, comme nous allons l’expliquer.

Il faut être très pointilleux lors de la lecture de la Méguila, en particulier lorsqu’on écoute l’officiant lire la Méguila, il faut veiller à ne pas perdre le moindre mot, car selon de nombreux Poskim (comme le RACHBA, le RAN et d’autres), si l’on a perdu ne serait ce qu’un mot de la Méguila, on ne s’est pas acquitté de son devoir.

Que faire lorsqu’on n’a entendu une partie de la lecture?
Toutefois, s’il arrive – à cause du bruit ou autre – que l’on ait perdu quelques mots de la Méguila, on peut lire ces mots dans la Méguila que nous avons dans les mains, même s’il s’agit d’une Méguila imprimée et non écrite à la main sur du parchemin. Dans ce cas, il faudra se dépêcher de rattraper les mots que l’on a perdus et ensuite poursuivre jusqu’à ce que l’on atteigne l’endroit où est arrivé l’officiant. À ce moment-là, on se tait et on écoute le reste de la lecture de l’officiant.
(Cette autorisation est valable tant qu’on a entendu au moins la majeure partie de la Méguila de la bouche de l’officiant, et qu’il n’y a qu’une petite partie que l’on a lue dans la Méguila imprimée que l’on a dans les mains).

Lorsqu’on arrive en retard à la synagogue
Si l’on arrive en retard à la synagogue et que l’on constate que l’officiant a déjà récité les bénédictions préliminaires à la lecture de la Méguila (mais qu’il n’a pas encore entamé la lecture), notre maitre le Gaon et Richon Lé-Tsion Rabbi Its’hak YOSSEF Chlita écrit (Yalkout Yossef chap.687) qu’il est préférable dans ce cas de rentrer chez soi et de lire soi-même la Méguila seul en récitant les bénédictions, plutôt que de l’entendre avec l’assemblée sans les bénédictions préliminaires.
Tout ceci bien sûr dans le cas où l’on est soi-même disposé à lire la Méguila selon toutes les règles de la lecture.
Le cas échéant, il est préférable d’écouter la Méguila de la bouche de l’officiant (même sans les bénédictions préliminaires).
Si l’officiant a non seulement récité les bénédictions préliminaires, mais a aussi entamé quelques versets de la Méguila lorsque le retardataire arrive à la synagogue, il faudra dans ce cas lire rapidement les quelques versets manquants (même dans un livre) et rattraper l’officiant, puis se taire et écouter la lecture de l’officiant.
Ceci uniquement à la condition que l’on entende la majeure partie de la Méguila de la bouche de l’officiant, comme nous l’avons expliqué.

Des bruits de pétards
Certains ont la tradition de « frapper Haman », c'est-à-dire, à chaque mention du nom de Haman pendant la lecture de la Méguila, ils frappent sur la table ou autre en signe d’extermination de ‘Amalek. Ces dernières générations, certains vont même jusqu’à produire des bruits exagérés, avec des sons de pétards qui font beaucoup de fracas, et cela constitue une grande embuche car certaines personnes – hommes ou femmes – ne sont pas disposés à écouter correctement la Méguila dans de telles conditions. Par conséquent, il faut abolir cet usage, et si c’est nécessaire, les administrateurs de la synagogue doivent informer l’assemblée que l’on ne pourra frapper Haman que lors du premier et du dernier Haman de la Méguila, et ainsi, chacun pourra donner libre cours à toute sa colère sur Haman l’impie …
A ce moment là, l’officiant devra attendre quelques instants jusqu’au retour du calme, et il poursuivra la lecture de la Méguila.
Lorsque notre maitre le Rav z.ts.l était jeune, il se souciait avant même la lecture de la Méguila à ce que les enfants dans l’assemblée n’osent pas produire des bruits avec des pétards ou autre, et il protestait énergiquement sur cela, afin que personne de l’assemblée ne transgresse cette institution, et que l’on fasse du bruit uniquement lors du premier et du dernier Haman.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Règles relatives à la sortie du 9 Av et au 10 Av

Après la sortie des étoiles le jour du 9 Av, il est permis de manger et de boire. Nous avons l’usage de réciter Birkat Ha-Lévana (la bénédiction à la vision de la lune) après l’office de ‘Arvit à la sortie du 9 Av. Il ......

Lire la Halacha

« Acher Yatsar » et bénédiction finale

Question: Une personne consomme des aliments en quantité suffisante (Kazaït – 27g) pour réciter la bénédiction finale. Avant de réciter cette bénédiction, la personne ressent l’envie d’aller aux toilettes. Lorsqu’elle so......

Lire la Halacha

Havdala le samedi soir où tombe le 9 Av – Règle pour un malade qui mange le jour du 9 Av

Pour une année où le 9 Av tombe un samedi soir – comme cette année 5781 – nos maitres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent afin de définir comment faut-il procéder en ce qui concerne la H......

Lire la Halacha

« Acher Yatsar ou Birkat Ha-Mazon?

Question: Une personne consomme du pain en quantité suffisante (Kazaït – 27g) pour réciter Birkat Ha-Mazon. Avant de réciter Birkat Ha-Mazon, la personne ressent l’envie d’aller aux toilettes. Lorsqu’elle sort des toilettes et qu’elle se lave......

Lire la Halacha


Réciter le Birkat Hamazon sur le lieu du repas

Lorsque l’on mange un repas accompagné de pain, on est tenu de réciter Birkat Hamazon sur le lieu du repas. On ne doit donc pas se rendre à un autre endroit pour y réciter le Birkat Hamazon, mais seulement rester sur le lieu du repas, afin d’y réciter l......

Lire la Halacha

« Dès le début du mois de Av, nous diminuons la joie » - Année 5781

Hier Chabbat, nous étions jour de Roch ‘Hodech Mena’hem Av, et la semaine prochaine (dès le samedi soir) tombera le 9 Av. Puisse Hachem le transformer en allégresse et en joie, rapidement et de nos jours. Dès l’entrée du mois de Av Même......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

A la question de nombreuses personnes: Selon l’usage des Séfaradim, il est permis de se couper les cheveux et de se laver immédiatement après la sortie des étoiles à la sortie du jeûne. Cependant, les Achkénazim ont l’usage de s’impos......

Lire la Halacha

« En souvenir de la destruction du Temple »

Question: Y a-t-il une obligation selon le Din, de ne pas passer à la chaux ni autres revêtements (peinture ou autre), la surface d’un mur de la maison, comme le font beaucoup de gens pratiquants? Réponse: On enseigne dans la Guémara Bava Batra (60b): Aprè......

Lire la Halacha