Halacha pour dimanche 4 Cheshvan 5782 10 octobre 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

Pour la guérison totale et rapide de Jean Luc Shelomo Ben Eliyahou (Azoulay) parmi tous les malades d'Israël Amen.

Les fruits sous la sainteté de la 7ème année

Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que les fruits et légumes de l’année de la Chémita (cette année 5782) qui poussent dans des champs appartenant à des juifs en Israël et qui n’ont pas été vendus à un non-juif selon le « Héter Méh’ira », sont sous la sainteté de la 7ème année, comme il est dit (Vaykra 25): « Elle sera un jubilé, sacrée pour vous … », et non maitres commentent: Puisqu’elle est sacrée (l’année de la Chémita), sa récolte l’est aussi.

Quels sont les fruits et légumes soumis à la sainteté de la 7ème année?
Comme nous l’avons expliqué, tous les fruits et légumes poussant dans des champs appartenant à des juifs en Israël, sont sous la sainteté de la 7ème année. Parmi eux, les fruits et légumes vendus dans le cadre du « Otsar Beit Din », qui possèdent la sainteté de la 7ème année, puisqu’ils poussent en Israël dans des terrains appartenant à des juifs. Nous avons déjà expliqué qu’il est interdit de faire du commerce avec des fruits de la 7ème année. Nous allons à présent expliquer d’autres cas pratiques relatifs à ces fruits.

Détérioration et perte des fruits de la 7ème année
Il est dit dans la Torah au sujet de la récolte de l’année de la Chémita:
« Ce sera un repos de la terre pour vous, pour consommer ».
Nos maitres commentent (Bava Kama 102a):
Pour consommer et non pour la perte.
Cela signifie qu’il est interdit de causer la perte des fruits de la 7ème année, et il n’est permis de les utiliser que pour l’utilisation première et habituelle à laquelle le fruit  est destiné : manger, boire, s’enduire, allumer une veilleuse ou autre. Chaque fruit selon son usage de destination.

Presser des fruits de la 7ème année
A titre d’exemple de ce qui est de causer la perte d’un fruit ou d’un légume, qui est interdit durant la 7ème année, les cornichons, qu’il est d’usage de consommer lorsqu’ils sont entiers. Si l’on désire presser un cornichon pour en consommer le jus, on cause la perte de fruits de la 7ème année, puisque l’on diminue la valeur du fruit de façon considérable.
En revanche, des oranges, qu’il est d’usage de presser, il est permis selon le Din de les presser même lorsqu’elles sont sous la sainteté de la 7ème année (certains s’imposent malgré tout la rigueur sur ce point). De même, des raisins, il est permis de les presser, même s’ils sont sous la sainteté de la 7ème année.

La nourriture de l’homme et la nourriture de l’animal
Il est interdit de donner à un animal, des fruits de la 7ème année, lorsqu’ils sont destinés à l’homme. Par exemple, lorsqu’on élève un perroquet chez soi, il est interdit de lui donner des graines destinées à la nourriture de l’homme, si ces graines sont encore sous la sainteté de la 7ème année, car en agissant ainsi, on cause la perte de fruits de la 7ème année.

De même, à l’inverse, des fruits de la 7ème année destinés à l’animal, il est interdit à l’homme de les consommer, car on cause une perte aux fruits de la 7ème année, qui sont destinés davantage aux animaux.

Cuire des fruits de la 7ème année
Au même titre qu’il est interdit de causer la perte de fruits de la 7ème année en les pressant ou en les écrasant, ainsi il est interdit de leur causer une perte en les faisant cuire. Par conséquent, un fruit ou un légume dont il est d’usage de le consommer cru, on ne doit pas le faire cuire durant la 7ème année. De ce fait, il est interdit de faire cuire des légumes de la 7ème année lorsqu’il n’est pas d’usage de les faire cuire, comme des cornichons ou autre.

De même, inversement, un fruit ou un légume de la 7ème année qu’il n’est d’usage de consommé qu’à l’état cuit, il est interdit de le consommer cru. Par conséquent, il est interdit de consommer à l’état cru des légumes habituellement consommés cuits.

Jeter des fruits de la 7ème année
Il est interdit de causer la moindre perte à des fruits sanctifiés par la sainteté de la 7ème année. Par conséquent, il est - de façon certaine – interdit de les jeter à la poubelle, il faudra en faire une utilisation digne d’eux, en les mangeant ou en buvant leur jus, chaque fruit ou légume selon son cas. Selon l’opinion de plusieurs de nos maitres les décisionnaires médiévaux, il y a même une Mitsva à consommer les fruits de la 7ème année.

Des fruits de la 7ème année qui se sont détériorés au point de ne plus être consommables par un animal, n’ont plus de sainteté et il est alors permis de les jeter à la poubelle.

Dans la prochaine Halacha, nous continuerons à développer d’autres cas pratiques sur le sujet.

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