Halacha pour mercredi 26 Nissan 5779 1 mai 2019

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Se montrer du respect mutuel – Magnifique histoire

Nos maîtres enseignent (Yébamot 62b):
Rabbi ‘Akiva avait 12 000 paires d’élèves, disparus des suites d’une épidémie entre Péssah’ et Chavou’ot. Pourquoi de tels Tsaddikim furent châtiés ainsi?
Parce qu’ils ne se montraient pas de respect mutuellement.

Il est certain l’un n’humiliait pas l’autre, et leur manque de respect provenait seulement d’un (faux) argument selon lequel leur niveau personnel ne les obligeait pas à se montrer du respect mutuel.

Voici une histoire terrifiante à ce sujet, histoire qui démontre la conduite d’un grand de la génération, le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l vis-à-vis de son prochain, et qui nous prouve combien nous devons être vigilant dans notre conduite les uns envers les autres.

Le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l faisait partie des grands de la génération et des grands décisionnaires aux Etats Unis.
Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l a dit un jour à son sujet dans l’un de ses cours : « Sur qui pouvons-nous de notre époque réciter la bénédiction « Qui a distribué de Sa sagesse à ceux qui le craignent (la bénédiction que l’on doit réciter à la vue d’un véritable Talmid H’ah’am – un véritable érudit dans la Torah) ? Il n’en existe qu’un sur lequel vous pouvez réellement réciter cette bénédiction, il s’agit du Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN, et je ne sais pas s’il en existe un autre … »
Lorsque notre maître le Rav z.ts.l étudiait dans les livres de Rabbi Moché, il s’émerveillait de la sagesse de l’auteur.

Lorsque le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN était déjà très âgé et qui lui était devenu difficile de marcher jusqu’à la Yéchiva à proximité de sa maison, ses proches allèrent solliciter un généreux donateur afin qu’il mette une voiture à la disposition du Rav, grâce à laquelle le Rav pourrait se déplacer à sa guise.
On nomma également un jeune Avreh’ (un étudiant de la Yéchiva) en tant que chauffeur du Rav.
Le jeune Avreh’ se réjouit se sa nouvelle fonction qu’il remplit bénévolement.
Chaque jour, l’Avreh’ réfléchissait au meilleur moyen pour rendre le transport en voiture agréable au Rav. Il veillait toujours à se lever pour ouvrir la portière au Rav et l’aider à monter et à descendre de la voiture.

Bien évidement, le Rav lui exprimait sa reconnaissance en bavardant avec lui et en répondant aux questions de l’Avreh’ pendant les déplacements.

Un jour, l’Avreh’ devait emmener le Rav de la Yéchiva à son domicile.
Lorsque le Rav monta dans la voiture, l’Avreh’ lui ouvrit la portière comme à son habitude. Une fois le Rav installé, l’Avreh’ ne fit pas attention au fait que les doigts du Rav attrapaient encore le bas de la portière et claqua rigoureusement la portière sur les doigts du Rav.

En réfléchissant en un instant, le Rav décida de ne pas crier de douleur et grinça les dents en silence jusqu’à ce que l’Avreh’ se retourne, et là, le Rav pourra rouvrir la portière et libérer ses doigts. L’Avreh’ s’installa à sa place au volant de la voiture, mais la portière du Rav ne s’ouvrait plus. Le Rav essaya encore mais la portière resta fermée. Malgré tout, le Rav décida de se taire puisqu’il arriverait dans quelques instants à son domicile.

Pendant le court déplacement, l’Avreh’ – qui ne se doutait de rien - demanda au Gaon : « Comment se porte le Rav ? » Et le Rav répondit : « Barouh’ Hachem (grâce à D.), tout va bien. » Ainsi que d’autres banalités. Mais les douleurs étaient terribles, et le Gaon attendait impatiemment d’arriver chez lui.

Mais lorsqu’ils arrivèrent à proximité de la maison du Rav, ils se heurtèrent à un embouteillage de la circulation, et les voitures n’avançaient pas.
Le Gaon se tourna vers l’Avreh’ et lui demanda : « Peut-être est-il préférable que je marche à pied jusqu’à chez moi, car la circulation est bouchée. » L’Avreh’ répondit : « Certainement pas ! Je me suis engagé à transporter le Rav de porte à porte, et non que le Rav se fatigue. » Le Gaon se tut et subit ses souffrances en silence.

Lorsqu’ils arrivèrent enfin au domicile du Rav, le Rav sorti de la voiture et se dirigea vers sa maison, et à l’instant où l’Avreh’ retourna à la voiture, le Rav s’écroula à terre et s’évanouit.

On alerta immédiatement les secours et une ambulance arriva.
On transporta le Rav à l’hôpital. Les médecins demandèrent ce qui s’était passé mais le Gaon n’était pas disposé à leur répondre. Les médecins insistèrent en lui disant que l’information était indispensable pour le traitement. Le Rav raconta ce qui s’était passé. Les proches du Rav lui demandèrent avec stupéfaction: « C’est tout Rabbénou ?! Tu t’es quasiment provoqué un dommage irréversible, il n’est même pas certain que tu puisses de nouveau écrire de ta main ! Les saints ouvrages de notre maître – qui illuminent le monde et vont encore illuminer le monde jusqu’à la venue du Machiah’ – ne seront peut-être plus rédigés à cause de ce qui s’est passé ! ? Ne valait-il pas mieux de dire tout simplement à l’Avreh’ de libérer la portière ?! »

Le Gaon leur répondit: « Cet Avreh’ fait tout pour que je me sente bien. Comment puis-je lui porter atteinte lorsqu’il saura qu’il m’a causé de grosses douleurs ?! Il est certain qu’il ne pourra pas se pardonner ce qu’il a fait. C’est pourquoi, il valait mieux se taire à tout prix ! »

Voilà la conduite de celui qui a réussi à s’éduquer dans la pureté la plus parfaite.
Ecoutons et apprenons quelque chose de ses actes, combien l’individu se doit de porter attention à la situation de son prochain, et de façon certaine, s’efforcer de ne jamais lui porter atteinte ni de le faire souffrir!

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