Halacha pour mercredi 17 Elul 5781 25 août 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Tinok Ben Yael Sarah

Pour la guérison totale et rapide de Jean Luc Shelomo Ben Eliyahou (Azoulay) parmi tous les malades d'Israël Amen.

Cas pratiques concernant l’interdiction de passer devant une personne qui prie

Dans les précédentes Halah’ott, nous avons expliqué les interdictions de s’assoir à proximité d’une personne qui prie (la ‘Amida), et de passer ou de se tenir debout face à une personne qui prie.

Passer devant une personne qui prie, afin d’aller prier 
Il arrive très fréquemment que certaines personnes viennent à la synagogue et trouvent l’assemblée en train de prier la ‘Amida, et pour arriver jusqu’à leurs places, ces personnes passent devant les fidèles qui prient la ‘Amida.
Il est certain que cette façon de faire est totalement interdite, et l’on doit dans ce cas attendre que les fidèles terminent la ‘Amida afin de passer devant eux et gagner sa place.
Mais la question est:
Est-il permis de passer devant eux pour les nécessités de prier avec le Minyann, puisque la personne qui passe devant ceux qui prient sait pertinemment qu’elle est forcée de le faire afin d’avoir elle aussi une place pour prier.

Le Gaon auteur du Chou’t Yad Eliahou traite de ce cas selon le principe de « ‘Assé Doh’é Lo Ta’assé » (un commandement positif repousse un commandement négatif) puisque l’interdiction de passer devant une personne qui prie est un commandement négatif érigé par nos maîtres, mais la prière avec le Minyann est par contre un commandement positif érigé lui aussi par nos maîtres. Selon ce principe, il serait apparemment permis de passer devant des fidèles qui prient afin de prier soi-même avec le Minyann.

Mais en définitive, il écrit que l’on ne peut autoriser, car le principe selon lequel un commandement positif repousse un commandement négatif n’est applicable que lorsque le commandement positif est accompli au moment même où l’on transgresse le commandement négatif. Or, lorsqu’on passe devant les fidèles qui prient, on n’accomplit pas le commandement de prier avec le Minyann, c’est seulement  plus tard lorsqu’on aura atteint sa place qu’on accomplira cette Mitsva. Lors de la transgression du commandement négatif de ne pas passer devant une personne qui prie, le commandement positif de prier avec le Minyann n’a donc pas été accompli. Par conséquent, il n’y a pas matière à autoriser.

Le livre Halah’a Béroura ajoute une autre raison pour interdire.
En effet, il n’est absolument pas évident que le fait de prier avec le Minyann représente réellement un commandement positif érigé par nos maîtres.
C'est pourquoi il est certain que cette Mitsva ne repousse aucunement l’interdiction de passer devant une personne qui prie.

Cependant, s’il s’agit de compléter un Minyann (très fréquent dans les endroits où prient plusieurs Minyanim les uns à côté des autres, comme au Kotel par exemple), et qu’il est nécessaire pour cela de passer devant des personnes qui prient dans un autre Minyann, afin d’atteindre l’endroit où attendent 9 personnes pour prier, puisque le fait de compléter un Minyann représente une Mitsva de la collectivité, elle repousse l’interdiction de passer devant une personne qui prie, et on est autorisé à passer devant les personnes qui prient afin d’atteindre l’endroit où l’on doit compléter le Minyann.

Une cage en or 
Il semble justifié de faire mention d’une anecdote en rapport avec notre sujet.
À la Yéchiva de H’évronn, un jeune étudiant priait avec beaucoup de ferveur et s’étendait longuement dans sa ‘Amida, au point de la terminer environ 5 minutes après que l’assemblée ait achevé l’intégralité de l’office. Cet étudiant n’avait pas fait attention que le fait qu’il se tenait à proximité de la porte de sortie du Beth Ha-Midrach (salle d’étude) dérangeait l’assemblée qui désirait sortir et qui ne pouvait le faire, car il est interdit de passer devant une personne qui prie. Les fidèles étaient forcés d’emprunter une autre porte de sortie, et de ce fait, cet étudiant entraînait certaines personnes qui n’étaient pas vigilantes vis-à-vis de cet interdit, à le transgresser, en passant malgré tout devant lui.

Un jour, le Roch Yéchiva - le Gaon Rabbi Simh’a Zissel BROÏDE z.ts.l – désira sortir du Beth Ha-Midrach mais lorsqu’il constata qu’un jeune étudiant se tenait à la porte en train de prier la ‘Amida, il fut forcé d’attendre la fin de la prière de ce jeune étudiant, afin de passer. Lorsque le jeune étudiant termina la ‘Amida, le Rav se tourna vers lui en lui disant:
« Tu m’as attaché avec des chaînes en or, car je suis heureux de te voir prier avec tant de ferveur, mais je souffre de te voir empêcher les autres de sortir du Beth Ha-Midrach. »
Le jeune étudiant comprit immédiatement l’intention du Rav, et se fixa désormais un autre endroit pour sa prière.

En conclusion: Il est interdit de passer devant une personne qui prie, même pour prier soi même avec le Minyann.
Cependant, si l’on doit passer devant une personne qui prie, afin de compléter un autre Minyann où il manque seulement une personne, il est permis pour cette nécessité de passer devant une personne qui prie.

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