Halacha pour mercredi 25 Sivan 5780 17 juin 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

L’interdit de « Kotser » (moissonner ou cueillir) pendant Chabbat – Sentir des végétaux rattachés à leurs racines

L’activité de moissonner en vigueur dans le Michkan 
Nos maitres enseignent dans une Michna du traité Chabbat (73a) que l’une des activités interdites à Israël pendant Chabbat est celle de « moissonner ».
Toutes les activités interdites pendant Chabbat sont celles réalisées dans l’édification du Michkan (Temple mobile des Béné Israël dans le désert).
Or, pour l’édification du Michkan, ils eurent recours à l’activité de moissonner, car ils devaient teindre les pans du Michkan au moyen de différentes couleurs obtenues à partir de végétaux, tel que la Torah l’ordonne. De ce fait, lorsqu’on cueille pendant Chabbat, on est condamnable à titre de transgression du Chabbat.

Quelle est l’interdiction de moissonner?
Dans l’interdit de moissonner est inclue l’activité de moissonner la récolte, comme du blé ou de l’orge, ou bien vendanger des vignes, ou cueillir des olives, ou des dattes, ou bien des figues, ou tout simplement cueillir tout élément végétal. Par contre, une branche détachée de la terre sur laquelle se trouvent des fruits, il est permis d’arracher les fruits de la branche puisqu’elle n’est plus rattachée à sa racine. De ce fait, il est évidement permis d’arracher des raisins de leur grappe pendant Chabbat, car la grappe n’est plus rattachée à sa racine.

Sentir un végétal rattaché à sa racine 
Il est enseigné dans la Guémara Soukka (37b):
Rabba dit : Il est permis de sentir du myrte (Hadass) rattachée à sa racine, mais il est interdit de sentir un cédrat (Etrog) rattaché à sa racine. Quelle est la raison à cette différence ? Le myrte n’est fait que pour être sentie, et il n’y a donc pas à redouter qu’on en vienne à l’arracher. Le cédrat est fait pour être consommé, et il est à redouter qu’on en vienne à l’arracher.
Cela signifie que le myrte ou toutes sortes de plantes odoriférantes, même si elles sont encore rattachées à leurs racines, il est permis de les sentir pendant Chabbat. Mais un cédrat ou tout autre fruit qui possède aussi un parfum, il est interdit de le sentir pendant Chabbat lorsqu’il est encore rattaché à sa racine, car on n’est pas susceptible d’arracher une plante odoriférante – qui n’a pour seule vocation que le parfum - , alors que l’on risque d’être tenté d’arracher un fruit odoriférant puisqu’il est aussi destiné à être consommé.

Par conséquent, pendant Chabbat, il ne faut pas sentir un fruit possédant un bon parfum, lorsqu’il est encore rattaché à sa racine. Par contre, des arbres ou des plantes qui n’ont pas de fruits mais qui dégagent seulement un bon parfum, il est permis de les sentir pendant Chabbat.
Notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il est même permis de toucher manuellement la plante afin de la sentir, et il n’y a là aucun interdit à titre de Mouktsé (objets interdits au déplacement), mais il faut avoir la vigilance de ne pas l’arracher, ne serait-ce que partiellement.

Il faut particulièrement avoir cette vigilance lorsqu’on sent des plantes odoriférantes, puisqu’il est d’usage de frotter les feuilles les unes contre les autres avant de les sentir afin de réveiller leur parfum, comme on le fait avec du myrte ou du romarin ou autre, car par le frottement, on peut facilement en arriver à les arracher pendant Chabbat, et le risque touche la transgression d’un interdit de la Torah.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Chabbat Zah’or – Le corona

« Souviens-toi de ce que t’as fait ‘Amalek » Le Chabbat qui précède Pourim (ce Chabbat 20 février), lors de l’ouverture du Héh’al à la synagogue, nous sortons 2 Sifré Torah. Dans le 1er nous lirons la Paracha de la semain......

Lire la Halacha

La fête de Pessa’h 5781

Nos maitres enseignent dans la Tossefta (Pessa’him chap.3): « On questionne et on commentent les règles relatives à Pessa’h 30 jours avant Pessa’h. » Selon cela, les Rabbanim du peuple d’Israël ont l’usage à toutes les gén&......

Lire la Halacha

Le devoir de Matanot La-Evyonim – Le Corona

Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22): « Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. » Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a): Echange de met......

Lire la Halacha

L’obligation du repas de Pourim cette année (5781)

Le repas de Pourim la nuit La fête de Pourim diffère des autres fêtes que nous possédons car pour toutes les fêtes, la Mitsva de se réjouir par un repas, est en vigueur aussi bien la journée que la nuit, alors que pour la fête de Pourim, le devoir......

Lire la Halacha


Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott » - 5781

Les jours de Pourim Dans environ 15 jours, tomberont les jours de Pourim. Cette année, nous devons expliquer quelques règles spécifiques. D’abord, parce que le 14 Adar (jour de Pourim) tombe un vendredi. Ensuite, parce que les habitants de Jérusalem devront cett......

Lire la Halacha

Michloa’h Manott envoyé conjointement par une épouse et son mari

Question: Je suis chez moi pour Pourim, et je n’envois pas moi-même le Michloa’h Manott. Puis-je m’acquitter de mon obligation en me joignant au Michloa’h Manott envoyé par mon mari? Réponse: Nous devons d’abord expliquer le statut des femmes vis-......

Lire la Halacha

La Mitsva de se réjouir et d’étudier la Torah le jour de Pourim

Il est un devoir de faire un grand repas le jour de pourim. Léh’atéh’ila (selon le Din à priori), il faut consommer du pain lors de ce repas. Le RAMBAM écrit (chap.2 des règles relatives à la Méguila, règle 15): Comment devons-......

Lire la Halacha

Le prénom du père ou le prénom de la mère? – Hachkava et prière pour un malade

Question: Lorsque l’on prie pour une personne malade afin qu’elle guérisse, faut-il mentionner son nom dans la prière ou non ? Si l’on doit mentionner le nom du malade, doit-on mentionner son prénom ainsi que celui de sa mère ou bien celui de son p&egrav......

Lire la Halacha