Halacha pour dimanche 14 Shevat 5779 20 janvier 2019

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Tou Bichvat

Ce soir (dimanche soir) tombe la fête de Tou Bichvat où plusieurs traditions sont en vigueur.

L’interdiction de jeûner et l’étude du Zohar Ha-Kadoch
Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bichvatt. Certains ont la coutume d’étudier ce soir-là des Michnayott et des passages du Zohar Ha-Kadoch qui traitent de cette fête.
Le Gaon Rabbi Yaakov Rakah’ z.ts.l a édité un livre intitulé « Péri Ets Hadar » qui traite exclusivement du jour de Tou Bichvatt. Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il est bon d’étudier ces passages « avec compréhension » et non pas se contenter d’une simple lecture des textes. Il faut en particulier étudier les règles relatives à Tou Bichvat concernant les fruits ‘Orla, ainsi que les règles relatives aux différents prélèvements agricoles qui incombe un juif. Il faudra s’efforcer - comme nous l’avons précisé – d’étudier en comprenant ce que l’on dit et ne pas se contenter d’une lecture superficielle sans compréhension, car la valeur d’une étude avec compréhension est incommensurable vis-à-vis d’une étude sans une compréhension correcte. Parfois, l’absence de compréhension fait que cette lecture n’est pas considérée comme une étude.

Prier pour obtenir un Etrog
Certains ont pour coutume de prier le jour de Tou Bichvatt pour avoir un bel Etrog pour la fête de Souccott. Même si certains décisionnaires discutent la fiabilité de cette coutume puisque le jour de Tou Bichvat n’est pas réellement le jour où le statut des arbres est décidé puisque cette décision n’est prise qu’à la fête de Chavou’ott (comme enseigné dans le chapitre 1 du traité Roch Ha-Chana), malgré tout, cette coutume est partiellement justifiée. Dans la pratique, elle est observée par des grands de la Torah. (Kol Sinaï, H’azon Ovadia- Bérah’ot-Tou Bichvat).

La tradition de consommer des fruits
Nous avons la tradition de consommer toutes sortes de fruits le soir de Tou Bichvat, afin de montrer que ce jour est le Rosh Ha-Chana des arbres, en récitant la bénédiction propre à chaque fruit. Cette belle tradition est mentionnée dans les enseignements de plusieurs Kabbalistes. Même notre maitre le Rav z.ts.l l’observait, et il récitait la bénédiction sur toutes les sortes de fruits qu’on lui apportait, avec joie et bonne humeur. 

Vérifier les fruits avant de les manger
Les fruits dans lesquels il est fréquent de trouver des vers devront être ouverts et vérifiés avant de réciter la bénédiction. Il faut être très attentif à cela, car la consommation des vers se trouvant dans les fruits est une très grave transgression de la Torah. En effet, lorsqu’on mange un vers, on transgresse pas moins de 5 interdits d’un seul coup (Péssahim 24a), hormis le fait que la consommation d’aliments interdits souille son l’âme et éloigne le cœur de l’individu du service divin. Le Gaon Rabbi H’izkiyahou DA SILVA (auteur du Péri H’adach) fit de son temps la remontrance aux chefs de communautés qui passent leur temps à prononcer de simples discours narratifs et n’enseignent pas la gravité de l’interdiction de consommer des vers. 
Il faut surtout faire preuve de vigilance dans ce domaine envers les fruits secs de Tou Bichvatt, comme les figues sèches dont la présence de vers est très fréquente, et leur vérification est très complexe. Plusieurs Rabbanim ont même catégoriquement interdit de les consommer, de par la difficulté à les vérifier, il nous incombe donc la sainte obligation de faire preuve de beaucoup de vigilance sur ce sujet. « Celui qui met en garde ainsi que celui qui sait être vigilant, résidera dans une paix aussi fluide que la coulée d’un fleuve » (Langage emprunté au livre de Michlé).
Similairement, il y a plusieurs siècles de cela, plusieurs Rabbanim de la ville de ‘Haleb (Alep – Syrie) décrétèrent l’interdiction de consommer une spécialité locale : les feuilles de vignes farcies au riz, à cause de la forte présence de vers dans les feuilles de vigne. Il était impossible de les nettoyer, et le public se heurtait à l’interdiction de consommer des vers. C’est pour cela que les Rabbanim de cette ville décidèrent un H’érem (un boycott) sur la consommation de ces feuilles. (De notre époque, il existe des feuilles de vigne commercialisées avec certificat de surveillance rabbinique sans vers).
Par conséquent, il est recommandé de redoubler de vigilance sur ce point, chacun selon ses possibilités et selon la présomption de présence de vers dans les fruits. Nos maitres écrivent qu’il n’y a pas plus grande humiliation que la consommation d’aliments interdits, car en pénétrant dans le corps humains, ils transforment le corps en une partie de l’aliment interdit. (voir les propos des Richonim sur la Guémara Guittin 7a et sur Bava Batra 36a).

La bénédiction de Chéhéh’eyanou sur un fruit nouveau
Sur un nouveau fruit, c'est-à-dire un fruit que l’on n’a pas consommé depuis la saison dernière on doit réciter la bénédiction de « Chéhéh’eyanou Vékyémanou Véhigui’anou Lazémann Hazé ».
On doit débord réciter la bénédiction sur le fruit lui-même avant celle de Chéhéh’eyanou, car celle-ci est moins fréquente que la bénédiction du fruit comme nous avons déjà mentionné cette règle à mainte reprise que l’on doit d’abord réciter la bénédiction la plus fréquente.
Si l’on a 2 genres de fruits nouveaux, une seule bénédiction de Chéhéh’eyanou suffit. Cependant s’il l’un d’eux n’était pas présent au moment de la bénédiction, il faudra à nouveau la réciter avant de manger l’autre fruit.

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