Halacha pour dimanche 14 Shevat 5780 9 février 2020

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Tou Bichvat – Les fraises

Ce soir (dimanche soir) tombe la fête de Tou Bichvat où plusieurs traditions sont en vigueur.

L’interdiction de jeûner et l’étude du Zohar Ha-Kadoch
Il est interdit de jeûner le jour de Tou Bichvatt. Certains ont la coutume d’étudier ce soir-là des Michnayott et des passages du Zohar Ha-Kadoch qui traitent de cette fête.
Le Gaon Rabbi Yaakov Rakah’ z.ts.l a édité un livre intitulé « Péri Ets Hadar » qui traite exclusivement du jour de Tou Bichvatt. Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il est bon d’étudier ces passages « avec compréhension » et non pas se contenter d’une simple lecture des textes. Il faut en particulier étudier les règles relatives à Tou Bichvat concernant les fruits ‘Orla, ainsi que les règles relatives aux différents prélèvements agricoles qui incombe un juif. Il faudra s’efforcer - comme nous l’avons précisé – d’étudier en comprenant ce que l’on dit et ne pas se contenter d’une lecture superficielle sans compréhension, car la valeur d’une étude avec compréhension est incommensurable vis-à-vis d’une étude sans une compréhension correcte. Parfois, l’absence de compréhension fait que cette lecture n’est pas considérée comme une étude.

Prier pour obtenir un Etrog
Certains ont pour coutume de prier le jour de Tou Bichvatt pour avoir un bel Etrog pour la fête de Souccott. Même si certains décisionnaires discutent la fiabilité de cette coutume puisque le jour de Tou Bichvat n’est pas réellement le jour où le statut des arbres est décidé puisque cette décision n’est prise qu’à la fête de Chavou’ott (comme enseigné dans le chapitre 1 du traité Roch Ha-Chana), malgré tout, cette coutume est partiellement justifiée. Dans la pratique, elle est observée par des grands de la Torah. (Kol Sinaï, H’azon Ovadia- Bérah’ot-Tou Bichvat).  

La tradition de consommer des fruits
Nous avons la tradition de consommer toutes sortes de fruits le soir de Tou Bichvat, afin de montrer que ce jour est le Rosh Ha-Chana des arbres, en récitant la bénédiction propre à chaque fruit. Cette belle tradition est mentionnée dans les enseignements de plusieurs Kabbalistes. Même notre maitre le Rav z.ts.l l’observait, et il récitait la bénédiction sur toutes les sortes de fruits qu’on lui apportait, avec joie et bonne humeur. 

Vérifier les fruits avant de les manger
Les fruits dans lesquels il est fréquent de trouver des vers devront être ouverts et vérifiés avant de réciter la bénédiction. Il faut être très attentif à cela, car la consommation des vers se trouvant dans les fruits est une très grave transgression de la Torah. En effet, lorsqu’on mange un vers, on transgresse pas moins de 5 interdits d’un seul coup (Péssahim 24a), hormis le fait que la consommation d’aliments interdits souille son l’âme et éloigne le cœur de l’individu du service divin. Le Gaon Rabbi H’izkiyahou DA SILVA (auteur du Péri H’adach) fit de son temps la remontrance aux chefs de communautés qui passent leur temps à prononcer de simples discours narratifs et n’enseignent pas la gravité de l’interdiction de consommer des vers. 
Il faut surtout faire preuve de vigilance dans ce domaine envers les fruits secs de Tou Bichvatt, comme les figues sèches dont la présence de vers est très fréquente, et leur vérification est très complexe. Plusieurs Rabbanim ont même catégoriquement interdit de les consommer, de par la difficulté à les vérifier, il nous incombe donc la sainte obligation de faire preuve de beaucoup de vigilance sur ce sujet. « Celui qui met en garde ainsi que celui qui sait être vigilant, résidera dans une paix aussi fluide que la coulée d’un fleuve » (Langage emprunté au livre de Michlé).

Les fraises
Nous avons été consulté à plusieurs reprises concernant les fraises, qui – selon certains – contiennent un risque de présence de vers.

Nous allons citer les indications Halachiques du Gaon Rabbi Chnéour Zalman REVA’H Chlita, qui est experts sur ces sujets, et après avoir fait de minutieuses vérifications en la matière, il a conclu qu’il faut nettoyer les fraises de la façon suivante:

  1. Choisir des fraises entières et belles d’aspect, et non les « jumelles » ou les fendues
  2. Retirer la partie verte qui se trouve à l’extrémité de la fraise en retirant aussi une petite partie de la fraise
  3. Faire tremper les fraises dans l’eau avec un produit d’entretien durant 1,5 mn (pas plus, pour ne pas détériorer les fraises), et remuer les fraises à l’intérieur de l’ustensile avec le produit
  4. Retirer les fraises au bout d’1,5 mn et les rincer avec du savon
  5. Frotter les fraises sous le robinet d’eau avec une éponge ou une brosse souple, ou même à la main tout autour des parties de chaque fraise, particulièrement aux endroits cachés
  6. Si une fraise comporte un risque d’intrusion ou si elle a une peau tendre, il faut la couper en 2 parties avant de procéder aux étapes précédentes. Les autres fraises ne nécessitent pas d’être coupées en deux.             

La bénédiction de Chéhéh’eyanou sur un fruit nouveau
Sur un nouveau fruit, c'est-à-dire un fruit que l’on n’a pas consommé depuis la saison dernière on doit réciter la bénédiction de « Chéhéh’eyanou Vékyémanou Véhigui’anou Lazémann Hazé ».
On doit débord réciter la bénédiction sur le fruit lui-même avant celle de Chéhéh’eyanou, car celle-ci est moins fréquente que la bénédiction du fruit comme nous avons déjà mentionné cette règle à mainte reprise que l’on doit d’abord réciter la bénédiction la plus fréquente.
Si l’on a 2 genres de fruits nouveaux, une seule bénédiction de Chéhéh’eyanou suffit. Cependant s’il l’un d’eux n’était pas présent au moment de la bénédiction, il faudra à nouveau la réciter avant de manger l’autre fruit.

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