Halacha pour jeudi 18 Tishrei 5780 17 octobre 2019

Pour l'élévation de l'âme de 
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l

Le statut de celui qui oublie « Ya’ale Veyavo » dans le Birkat Hamazon de Soukkot

Dans une précédente Hala’ha, nous avons développé l’obligation de manger sous la Soukka pendant la fête de Soukkot, ainsi que l’exemption des femmes de la Mitsva de Soukka, et qu’elles sont donc autorisées à manger à l’extérieur de la Soukka.

Cependant, nous avons également précisé qu’une femme qui s’impose de manger sous la Soukka, obtiendra  pour cela une récompense.
Et puisque nous avons expliqué que selon le Din, les femmes sont exemptes de la Mitsva de siéger dans la Soukka, nous allons, avec l’aide d’Hachem, expliqué un Din supplémentaire lié à ce point.
Celui qui omet - le 1er soir de Soukkot - de dire le passage de « Ya’alé Veyavo » que l’on dit dans le Birkat Hamazon.
S’il se rend compte de son omission:

  • Après avoir dit le nom d’Hachem de la bénédiction de Boné Yerouchalaïm, mais sans avoir poursuivi (on a seulement dit Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï et pas plus), on dit les mots « LAMEDENI ‘HOUKE’HA » et on reprend au passage de « Ya’alé Veyavo », puis on poursuit normalement.
     
  • Après avoir conclu la bénédiction de Boné Yerouchalaïm, mais sans avoir entamé la bénédiction suivante (on a seulement dit BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï BONE YEROUSHALAÏM AMEN mais sans avoir poursuivit davantage), on dit la formule : BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHENOU MELE’H HA’OLAM AcHER NATAN MO’ADIM LESSIM’HA ‘HAGUIM OUZMANIM LESSASSON ETE YOM ‘HAG HASSOUKOT HAZE ETE YOM TOV MIKRA KODESH HAZE BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï MEKADESH ISRAËL VEHAZEMANIM.
     
  • Après avoir entamé la bénédiction de Hatov Véhametiv (…La’ad Hael Avinou Malkenou…), en ayant dit seulement le nom d’Hachem (BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHNOU MELE’H HA’OLAM et pas plus), on enchaîne avec ASHER NATAN MO’ADIM LESSIM’HA ‘HAGUIM OUZMANIM LESSASSON ET YOM ‘HAG HASSOUKOT HAZE ET YOM TOV MIKRA KODESH HAZE BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï MEKADESH ISRAËL VEHAZEMANIM, et on poursuit normalement.
     
  • Si on a réellement entamé la bénédiction de Hatov Vehametiv (on a dit BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELOHNOU MELE’H HA’OLAM LA’AD), on reprend depuis le début du Birkat Hamazon en veillant cette fois ci, à dire le passage de « Ya’alé Veyavo ».

Ce Din n’est valable que lorsqu’on a l’obligation de consommer du pain comme le 1er soir de Soukkot, ou le 1er soir de Pessa’h (Matsa), ou pour les repas de vendredi soir ou de Chabbat midi (comme nous l’avons expliqué dans les règles du passage de « Retsé ») durant toute l’année.
Par contre, tous les autres jours où nous disons le passage de « Ya’alé Veyavo » dans le Birkat Hamazon comme les repas de Rosh ‘Hodesh, ou des 2ème soirs de Soukkot ou de Pessa’h, ou des midis de Soukkot ou de Pessa’h, ou bien des autres jours de fêtes, si on a omis de dire le passage de « Ya’alé Veyavo » cers jours là, on ne reprend pas le Birkat Hamazon, puisque le fait de recommencer le Birkat Hamazon en cas d’omission d’un passage, dépend de l’obligation de manger du pain à ce repas. Or, même si la Hala’ha est tranchée qu’il est une obligation de manger du pain à tous les repas de Chabbat et de Yom Tov, sans exception (sauf pour Seouda Shelishit, le 3ème repas de Shabbat, où il y a une divregence d’opinion Hala’hic), pour ce qui est de recommencer le Birkat Hamazon pour avoir omis le passage de « Ya’alé Veyavo », nous prenons en considération l’opinion des décisionnaires qui pensent qu’il n’y a pas d’obligation de manger du pain à tous les repas de Yom Tov, mis à part le 1er soir de Soukkot et le 1er soir de Pessa’h.
Ceci n’est que l’application du grand principe SAFEK BERA’HOT LEHAKEL = S’il y a un doute (ou une Ma’hloket) sur la récitation d’une bénédiction, nous allons à la souplesse et nous ne l’a récitons pas. (Comme nous l’avons déjà développé lors d’une précédente Hala’ha consacrée aux bénédictions du matin)
Par conséquent, le 1er soir de Soukkot, si quelqu’un n’a pas pu manger dans la Soukka parce qu’il a plut, et qu’il a récité Birkat Hamazon sans avoir dit le passage de « Ya’alé Veyavo », il ne recommence pas puisqu’il n’était pas tenu de manger du pain à ce repas, à cause de la pluie.

Tout ceci ne concerne qu’un homme qui récite Birkat Hamazon le 1er soir de Soukkot, en ayant oublié de dire le passage de « Yaalé Veyavo ».
Mais une femme qui elle, est exempte de manger sous la Soukka, si elle récite Birkat Hamazon le 1er soir de Soukkot, et qu’elle oublie de dire le passage de « Ya’alé Veyavo », elle ne recommence pas.

Mais par contre, si elle oublie de dire le passage de « Ya’alé Veyavo » le 1er soir de Pessa’h, ou le passage de « Retsé » pendant les repas de vendredi soir et de Chabbat midi de toute l’année, elle a exactement le même statut qu’un homme et elle est tenue de recommencer le Birkat Hamazon.
En effet, lors de ces repas, tout le monde est tenu de consommer du pain, et cela selon tous les avis Hala’hic.

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