Halacha pour lundi 29 Tishrei 5780 28 octobre 2019

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen

 

La bénédiction « Ché’assa Li Ness » (Bénédiction que l’on récite sur le lieu où l’on a bénéficié d’un un miracle) – La reconnaissance de notre maitre le Rav z.ts.l

Il est enseigné dans la Guémara Béra’hott (54a) que toute personne ayant bénéficié d’un miracle, devra – à chaque fois qu’elle passera sur le lieu du miracle – réciter la bénédiction suivante:
Barou’h Ata A-D-O-N-A-Ï Elohenou Mele’h Ha’olam Che’assa Li Ness Bamakom Hazé
[Traduction : Tu es Bénis Hachem (Tu es la source de la Bénédiction) Notre D.
Roi du Monde, qui m’a gratifié d’un miracle dans cet endroit]

La Guémara rapporte qu’un homme se rendait au sud du fleuve de Pératt (Euphrate), lorsqu’un lion surgit pour le dévorer. Il bénéficia d’un miracle et fut sauvé du lion.
Plus tard, il se présenta devant Rava et lui raconta ce qui lui était arrivé.
Rava lui dit : « Chaque fois que tu passeras à cette endroit, au sud du fleuve de Pératt, tu devras réciter « Barou’h Che’assa Li Ness Bamakom Hazé ».

Nous apprenons de là que chacun a le devoir d’exprimer sa reconnaissance envers Hachem pour Ses miracles envers nous au quotidien, et en particulier pour des évènements exceptionnels que l’on vit.

Cependant, cette bénédiction ne doit pas être récitée systématiquement sur tout miracle vécu, mais uniquement sur un miracle « qui sort des règles de la nature », comme le tranche MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.218 selon le les propos de Rabbi David ABOUDARHAM et du Roch de Lunel) que cette bénédiction n’a pas été instaurée pour toute sorte de miracles, mais uniquement pour un miracle qui sort complètement des règles de la nature. Par exemple, lorsqu’un homme marche dans un endroit désertique et qu’un lion surgit pour le dévorer, il est certain dans un tel cas que le sauvetage est miraculeux, et l’on doit réciter cette bénédiction pour un tel évènement.

Mais pour un miracle qui reste explicable au niveau naturel (même si cela reste un miracle !), comme par exemple, quelqu’un qui tombe sur les rails d’une voie ferrée, et qu’il a eu le temps de se sauver quelques secondes avant l’arrivée du train, un tel miracle ne sort pas des règles de la nature, et il ne faut pas réciter cette bénédiction dans un tel cas. De même, si quelqu’un se trouve dans un endroit où il y a une fusillade et qu’il en a été épargné, ne doit pas réciter cette bénédiction dans un tel cas, car un tel évènement ne déroge pas aux règles de la nature.

Voici les termes de notre maitre le Rav z.ts.l sur ce sujet:
« Quelqu’un qui a bénéficié d’un miracle qui sort des règles de la nature, comme lorsqu’un toit ou une lourde pierre tombent sur quelqu’un, et qu’en règle générale la personne devait en mourir, ou bien lorsque quelqu’un tombe sous les roues d’une voiture et s’en sort indemne, chaque fois que la personne passera à cet endroit elle devra réciter la bénédiction Barou’h Ata A-D-O-N-A-Ï Elohenou Mele’h Ha’olam Che’assa Li Ness Bamakom Hazé.
Tous ses descendants devront eux aussi – chaque fois qu’ils passeront à cet endroit – réciter cette bénédiction en modifiant la terminaison Barou’h Ata A-D-O-N-A-Ï Elohenou Mele’h Ha’olam Che’assa Ness Léavinou Bamakom Hazé.
Mais pour un miracle qui reste dans les règles de la nature, comme une personne chez qui des voleurs se sont introduit pendant la nuit, et qui se sont contenté de voler sans porter atteinte à sa vie, ou bien si quelqu’un se trouve dans un endroit où il y a une fusillade et qu’il en a été épargné, pour ce genre de miracles, nous ne récitons pas la bénédiction. »

Cette bénédiction ne peut être récitée qu’une fois tous les 30 jours.

Cependant, il est évident que même pour un miracle qui ne déroge pas aux règles de la nature, il est malgré tout un devoir d’exprimer notre reconnaissance envers Hachem pour toutes les bontés dont Il nous gratifie.
Au mois de Eloul 5766 (2006), notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tomba gravement malade, et il subit une intervention chirurgicale très délicate. Dans toutes les communautés du peuple d’Israël, des prières furent prononcées pour sa guérison, et tous ses disciples furent pris de terribles craintes pour son état et prièrent jours et nuits pour obtenir la miséricorde Divine. De nombreux miracles se produisirent et notre maitre le Rav z.ts.l se rétablit complètement.
Voici comment notre maitre le Rav z.ts.l décrivit lui-même cet évènement:

« Je désire adresser ma reconnaissance envers Hachem et Le glorifier publiquement. Je veux entonner un chant de gloire pour Hachem et lui exprimer de la grandeur par des sacrifices de reconnaissance. Que puis-je répondre à Hachem pour tout ce dont Il m’a gratifié ?! Au mois de Eloul 5766, j’ai subit une lourde intervention chirurgicale, et par la suite, durant presque tout le mois de Tichré 5767, j’ai subit des souffrances mais Hachem m’a sauvé de la mort. Par les bontés d’Hachem, je me suis légèrement rétabli, car le mérite de la collectivité m’a protégé, et par le mérite de la prière collective qui ne revient jamais inexaucée, j’ai eu le mérite de bénéficier de la miséricorde Divine. Je me remets lentement avec l’aide d’Hachem. Mais la prière de Rabbi Israël Nag’ara ne quitta pas ma bouche:
« (Toi Hachem qui est) La splendeur et le rayonnement de l’univers, mon âme est malade de Ton amour, de grâce mon D.ieu, guéris la en lui montrant la douceur de ton rayonnement. C’est alors qu’elle se renforcera et qu’elle guérira, et elle ne ressentira qu’une joie éternelle. »
Hachem m’a donné le mérite d’écrire au sujet de la bénédiction sur la reconnaissance durant tout le mois de Tichré 5767, je suis reconnaissant envers Hachem. » (‘Hazon Ovadia-Béra’hott page 338).

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Règles relatives au jour du 9 Av

Le jour de Tich’a Be-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur: Manger et boire; Se laver; S’enduire (le corps avec de l’huile ou de la crème corporelle) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale De même, il est inte......

Lire la Halacha

Une personne malade du Corona par négligence, doit –elle réciter le Gomel à sa guérison ?

Réponse: Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que la personne qui tombe malade et qui est alitée, comme la grippe ou le Corona, doit réciter le Gomel une fois guérie, et que cela doit être fait en présence de 10 hommes. M......

Lire la Halacha

Le Gomel pour une personne malade – Le Corona

Question: Une personne qui a été victime du Corona, mais sous une forme légère sans avoir été véritablement en danger, qui a été malade et alitée, doit-elle réciter le Gomel? Réponse: Dans la précéde......

Lire la Halacha

Règles relatives à la sortie du 9 Av et au 10 Av

Après la sortie des étoiles le jour du 9 Av, il est permis de manger et de boire. nous avons l’usage de réciter Birkat Ha-Lévana (la bénédiction à la vision de la lune) après l’office de ‘Arvit à la sortie du 9 Av. il ......

Lire la Halacha


Consommation de viande après Roch H’odech AV

Il est expliqué dans une Michna de Ta’anit (26b) qu’il est interdit par décret de nos maîtres de consommer de la viande et du vin, la veille de Tich’a Beav (la veille du jeune du 9 Av) lors de la Séouda Ha-Mafsekete (le dernier repas avant le début......

Lire la Halacha

Lois relatives à la Bérah’a du Gomel

Nos sages ont instauré que toute personne qui vie un événement dangereux se doit de remercier Hachem en récitant une Bérah’a devant 10 personnes comme nous allons l’expliqué. Dans la Guémara, traité de Bérah’ott page......

Lire la Halacha

Tou Bé-Av – le 15 Av

Aujourd’hui, nous célébrerons « Tou Bé-Av ». On enseigne dans une Michna de Ta’anit (26b): Rabban Chim’on Ben Gamliel dit: « Il n’y a pas de plus belles fêtes pour Israël que le 15 Av et Yom KIPPOUR. Ces jours-là, le......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

Un malade sans danger Un malade (véritablement malade, qui est alité ou autre, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av, car la sévérité du jeûne du 9 Av est moins importante que celle de Yom Kippour sur ce point. D......

Lire la Halacha