Halacha pour dimanche 19 Cheshvan 5780 17 novembre 2019

Pour l'élévation de l'âme de:
André Avraham Ben Ma'hlouf TAÏB z"l de Lyon (France)

Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna HaCohen z’’l

Les choses que l’on ne distingue qu’au moyen d’un microscope

Les poissons ne sont permis à la consommation que lorsqu’ils possèdent les 2 critères de pureté explicités dans la Torah: les nageoires et les écailles.
Les Poskim (décisionnaires) débattent au sujet de poissons qui possèdent des écailles, mais que l’on ne peut distinguer qu’au moyen d’un microscope.
Sont-ils considérés comme Cacher puisqu’ils possèdent des écailles, ou bien faut-il les interdire puisque leurs écailles ne sont pas visibles à l’œil nu? 
Cette question – faut-il oui ou non prendre en considération ce que l’on ne peut distinguer qu’au moyen d’un microscope – touche de nombreux domaines, par exemple le Din dans le cas où l’on trouve le poumon percé chez un animal, dans ce cas l’animal est Téréfa (interdit à la consommation), mais si le trou n’est pas visible à l'œil nu, mais uniquement au moyen d’un microscope, faut-il – malgré tout - considérer la bête Terefa ou non?

Le Gaon Rabbi H’alfone Moshé Ha-Cohen zatsal (Av Beth Din de Djerba, il y a environ 56 ans. Son corps a été récemment emmené en sépulture en Israël) écrit que les poissons dont les écailles ne sont visibles qu’au moyen d’un microscope, ne sont pas permis à la consommation, car la Torah n’autorise ou n’interdit que les choses visibles par les yeux d’un être humain qui possède une vue saine, et par conséquent, la Torah n’interdit les trous que l’on puisse trouver dans les organes d’un animal ou d’une volaille, seulement s’ils sont visibles à l’œil humain, et non au moyen d’un instrument externe. Le Gaon zatsal conclus ses propos en disant: « C’est ainsi qu’a tranché mon grand-père le Gaon Rabbi Moché Ha-Cohen zatsal lors d’un cas qu’on lui soumit, où l’on filtra de l’eau à plusieurs reprises, afin de boire, et malgré tout, on pouvait distinguer au microscope de nombreux vers qui se déplaçaient dans l’eau. Le Rav leur répondit que la Torah n’interdit que les vers visibles à l’œil nu, grâce au sens naturel de la vue. »
De même, l’auteur du livre ‘Arouh’ Hachoulh’an écrit que même s’il existe de nombreuses et diverses créatures dans l’eau, que l’on peut distinguer qu’au moyen d’un microscope, malgré tout, l’eau reste permise à la consommation, car la Torah n’interdit pas une chose que l’œil ne maîtrise pas, puisque la Torah n’a pas été donnée aux Anges, car sans cela, combien de chercheurs ont écris que même l’air est rempli d’infimes créatures, et lorsque l’être humain ouvre sa bouche, il avale certaines de ces créatures. Or, il ne viendrait jamais à l’esprit d’interdire également la respiration !
Il est donc certain que toute chose que l’œil humain ne maîtrise pas ne représente strictement rien.
Par contre, une chose que l’œil peut distinguer, même face au soleil, même la plus infime des choses (comme dans les légumes, les feuilles ou autres), reste considérée comme un véritable vers qui est interdit à la consommation.

Par conséquent, nous apprenons de là que les poissons dont les écailles ne sont visibles qu’au moyen d’un microscope, restent interdits à la consommation.

Par contre, une eau dans laquelle se trouvent d’infimes créatures qui ne sont visibles qu’au moyen d’un microscope, est permise à la consommation. De même, des fruits et légumes dans lesquels on peut trouver des vers au moyen d’une vérification au microscope, restent permis à la consommation. Mais si l’on distingue des vers grâce à la vérification du microscope, et qu’ensuite on les distingue aussi à l’œil nu, ils sont interdits à la consommation, car on peut utiliser le microscope pour faciliter la vérification des légumes, mais ensuite il faut vérifier la présence des vers à l’œil nu : dans le cas où il y en a, il faut interdire, et le cas échéant, il faut autoriser.

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