Halacha pour mardi 12 Av 5779 13 août 2019

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Pour la guérison totale et rapide de Jacky Yaakov Ben Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

Placer un plat la veille de Chabbat sur une source de chaleur – La visite du Rav MASSAS chez notre maitre le Rav z.ts.l

Le décret « par crainte d’attiser les braises »
Du temps de nos maitres, on avait l’usage de cuire et de réchauffer les aliments sur un fourneau qui chauffait au moyen de braises vives.

Nos maîtres ont interdis de placer- la veille de Chabbat (avant l’entrée de Chabbat)- sur les fourneaux de l’époque, une marmite contenant un plat cuisiné, de crainte à en arriver à attiser les braises (en les retournant) pendant Chabbat, dans le but d’activer la cuisson du plat.

Ils n’ont permis de placer un plat cuisiné sur le feu la veille de Chabbat, seulement lorsqu’on a « raclé », c'est-à-dire sortit toutes les braises du fourneau la veille de Chabbat, et là, il n’y a plus à craindre d’en arriver à attiser les braises.
Ou bien encore, lorsqu’on a « couvert » c'est-à-dire couvrir les braises avec de la cendre la veille de Chabbat, ce qui procure un signe distinctif qui permet de veiller à ne pas attiser les braises pendant Chabbat, et il n’y a donc plus à craindre que l’on en vienne à attiser.

Des feux (bruleurs) à gaz ou électriques
De notre époque, où nos brûleurs sont à gaz, et qu’il n’y a donc pas à craindre d’en arriver à attiser les braises, malgré tout, ce cas fait l’objet d’une divergence d’opinions Halah’ique parmi les les décisionnaires:

Selon certains décisionnaires, il est permis de placer la veille de Chabbat, même un plat qui n’a pas suffisamment cuit, afin qu’il poursuive sa cuisson pendant Chabbat, car il n’y pas à craindre – dans de telles conditions – qu’on en arrive à attiser les braises.
Mais selon d’autres décisionnaires, il reste néanmoins la crainte d’en arriver à augmenter le feu en tournant le bouton qui contrôle le flux du gaz, ce qui constitue un interdit de la Torah, puisque cela provoque l’activation de la cuisson du plat, ainsi que l’augmentation du feu.
C’est pourquoi, ces décisionnaires interdisent - même de notre époque - de placer sur un feu la veille de Chabbat, un plat cuisiné.

Sur le plan Halah’ique, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tranche qu’étant donné qu’à l’époque de nos maîtres – lorsqu’ils ont décrété cette interdiction – une telle crainte d’augmenter le feu en tournant le bouton, n’existait absolument pas, cela ne rentre pas du tout dans le cadre du décret de nos maîtres. Notre maître apporte d’autres arguments pour autoriser.
Par conséquent, notre maître le Rav z.ts.l écrit que selon le strict DIN, il est permis de placer la veille de Chabbat sur des brûleurs à gaz, un plat qui n’a pas suffisamment cuit, afin qu’il poursuive sa cuisson pendant Chabbat.
Cependant, il est bon de s’imposer la H’oumra (la rigueur) de placer auparavant sur les brûleurs, une tôle de métal ou autre, qui feront interruption entre le feu et la marmite.
Dans ces conditions, cela s’apparente à un fourneau - de l’époque de nos maîtres – dans lequel on aurait recouvert les braises de cendres, et de cette façon, nous pouvons permettre beaucoup plus largement le fait de placer un plat cuisiné sur des brûleurs à gaz.

La visite du Rav Chalom MASSAS z.ts.l chez notre maitre le Rav z.ts.l
En 5736 (1976), après le décès du Grand Rabbin de Jérusalem le Gaon Rabbi Elyhaou PARDESS z.ts.l, les discussions commencèrent au sujet de la nomination du nouveau Grand Rabbin de la ville sainte de Jérusalem. Il était évident que seul un des plus grands de la Torah était digne de ce poste.

A l’origine, notre maitre le Rav z.ts.l désirait que soit nommé à ce poste le Gaon Rabbi Ben Tsion ABBA CHAOUL z.ts.l, car il était connu de tous les Rabbanim de Jérusalem, et il était apprécié de tous.
De plus, sa grandeur dans la connaissance de la Torah - et en particulier dans les domaines liés à la Dayanout qui sont la compétence spécifique d’un chef des tribunaux rabbiniques de Jérusalem – était de glorieuse notoriété.
Cependant, après un refus catégorique de la part de Rabbi Ben Tsion ABBA Chaoul z.ts.l, d’autres noms furent cités, et notre maitre le Rav z.ts.l vérifia de manière pointilleuse jusqu’à prendre la décision de soutenir fortement la candidature du Gaon Rabbi Chalom MASSAS z.ts.l, qui était jusque là Grand Rabbin du Maroc, et dont la réputation arriva jusqu’en Erets Israël.

Le Gaon Rabbi Chalom MASSAS arriva donc en Israël pour s’intéresser de près à la nomination au poste de Grand Rabbin de Jérusalem, et pour présenter officiellement sa candidature.
Notre maitre le Rav z.ts.l l’invita à passer le Chabbat chez lui, et le Gaon Rabbi Chalom MASSAS accepta l’invitation.
Le vendredi, avant Chabbat, notre maitre le Rav z.ts.l s’adressa à son épouse la Rabbanit z’’l et lui dit que même si en général elle avait l’usage de placer le plat directement au-dessus de la mèche à pétrole, sans élément séparateur entre le feu et la marmite, malgré tout, étant donné qu’il est possible que le Gaon Rabbi Chalom MASSAS s’impose la rigueur sur ce point, pour ce Chabbat il ne désirait pas autoriser, car la nourriture était aussi destinée au Gaon Rabbi Chalom MASSAS.
C’est pourquoi, pour ce Chabbat, on plaça exceptionnellement une séparation entre le feu et la marmite au domicile de notre maitre le Rav z.ts.l (rapporté dans le livre Halacha Béroura chap.253).

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