Halacha pour lundi 17 Tishrei 5781 5 octobre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Quelques notions sur les « 4 espèces » (Loulav) – Quelqu’un qui prie seul

La Mitsva du Loulav
Durant la fête de Soukkot, après la répétition de la ‘Amida de Chah’arit, nous prenons le Loulav lorsqu’il est lié avec les branches de Hadass (myrte) et les branches de ‘Arava (saule), et nous récitons la bénédiction « …Acher Kiddéchanou Bé-Mitsvotav Vétsivanou ‘Al Nétilat Loulav ».
Le 1er jour de la fête de Soukkot, nous ajoutons également la bénédiction de « Chéhéh’éyanou ».
Nous prenons ensuite également le Etrog que nous joignons au Loulav de façon collée.
Il faut agiter le Loulav et ses espèces aux 4 coins cardinaux, ainsi que vers le haut et vers le bas, et également en les amenant vers soi et en les éloignant, conformément à l’usage.

Le Loulav pendant Chabbat
Le jour de Chabbat, il est interdit de déplacer le Loulav et ses espèces à titre de Mouktsé, car on n’agite pas le Loulav pendant Chabbat. De même, on ne dit pas non plus le rituel des Hocha’anot (textes que l’on dit en entourant la Téva et le Sefer Torah, avec le Loulav et ses espèces dans les mains) pendant Chabbat.
C’est pourquoi, cette année (5781), nous n’avons pas réalisé la Mitsva du Loulav le 1er jour de la fête de Soukkot. Nous l’avons réalisée dimanche (éème jour de la fête) pour la 1ère fois cette année.

Les Hakafot (Hocha’anot) autour de la Téva
Après avoir récité le Hallel, on sort un Séfer Torah du Héh’al, et on le pose sur la Téva. Toute l’assemblée tourne autour de la Téva avec le Loulav et ses espèces dans les mains, comme l’enseignent nos maitres dans le Midrach (Yalkout Chim’oni Téhilim fin du chap.703) sur le verset:
« Je lave mes mains avec propreté et j’entoure ton autel Hachem » Ceci correspond à l’enseignement : Du temps du Beit Ha-Mikdach, on entourait l’autel durant la fête de Soukkot chaque jour. Comment procédait-on ? Chaque juif prenait son Loulav dans la main droite et son Etrog dans la main gauche et ils tournaient. De notre temps, le H’azzan de la synagogue se tient comme un ange d’Hachem avec un Séfer Torah dans la main, et le peuple l’entoure, en exemple de ce qui était fait autour de l’autel.
Cette explication est citée par le TOUR et le Choulh’an ‘Arouh’, qui précisent que les Hakafot que nous faisons de nos jours pendant Soukkot sont un rappel du Beit Ha-Mikdach, où l’on entourait l’autel une fois chaque jour de Soukkot, et 7 fois le 7ème jour.

Un homme qui prie seul sans Minyan
La Mitsva de prendre les 4 espèces est une Mitsva qui incombe chacun.
De ce fait, même si quelqu’un prie chez lui seul sans Minyan, parce qu’il est en isloement par rapport au Corona par exemple, ou bien qu’il n’a pas d’autre possibilité, il se doit malgré tout d’obtenir les 4 espèces et d’accomplir leur Mitsva.
Notre maitre Rabbenou Yossef H’AÏM z.ts.l écrit qu’une personne malade qui ne peut se rendre à la synagogue pour entourer la Téva avec l’assemblée, doit placer une chaise ou une table au centre de la pièce, et y placer un livre de TANAH’ (les 24 livres de la bible juive en hébreu), ou bien un livre contenant les 5 livres de la Torah, et tourner autour, afin de ne pas négliger les Hakafot.

L’éducation des enfants dans la Mitsva du Loulav
Il est enseigné dans la Guémara Soukka (42a):
Si l’enfant sait agiter le Loulav, son père est tenu de l’éduquer dans cette Mitsva.
Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que si le père en a les moyens financiers, il est tenu d’acheter à son enfant son propre Loulav et ne pas se contenter de lui confier son Loulav personnel, car sinon, l’enfant restera sans Loulav lors des Hakafot, puisque le père doit prendre le Loulav lors des Hakafot.
C’est pourquoi, le père doit acheter à son enfant son propre Loulav et ses espèces, afin de l’éduquer dans cette précieuse Mitsva même lors des Hakafot.

Un Etrog greffé
Il est de notoriété que la plupart des Etroguim existant de nos jours sont des Etroguim greffés.
Chaque communauté possède une tradition transmise de génération en génération sur certaines catégories d’Etroguim possédant une réputation confirmée comme non greffés.
Dans le passé, les Séfaradim habitant Jérusalem avaient l’usage d’acheter leurs Etroguim du village arabe de « Oum El Fah’em », qui étaient réputés pour être non-greffés. (Tel était l’usage de notre maitre le Rav z.ts.l dans sa jeunesse. Ensuite, lorsqu’il vivait en Egypte, un miracle se produisit pour lui, car malgré la fermeture rigoureuse des frontières entre Israël et l’Egypte de l’époque, des Etroguim en provenance d’Israël arrivèrent jusqu’à lui, comme nous l’avons raconté dans notre livre « Avir Ha-Ro’im »). Par la suite, il y a environ 70 ans, les Etroguim provenant du Yémen furent exportés en Israël. Ces Etroguim sont davantage réputés pour ne pas être greffés. Il est donc souhaitable de les acheter exclusivement. Tel est l’usage des Rabbanim Séfaradim. Ces Etroguim sont de nos jours très beaux et se vendent à un prix plus accessible que dans le passé.

Certaines personnes originaires du Maroc ont l’usage d’acheter les Etroguim provenant du Maroc, qui poussent sans pépins et de façon très belle.
Même si l’on achète ces Etroguim, on ne peut le faire qu’à la condition d’avoir la certitude, avec confirmation de témoins dignes de confiance et sous un contrôle rabbinique fiable, qu’ils ne sont pas greffés, car certaines personnes dignes de confiance ont rapportés que l’on a trouvé des Etroguim greffés même parmi les Etroguim provenant du Maroc.
De même, il faut veiller à la Cacherout du Etrog, car son prix parfois exagéré n’empêche pas la crainte d’une non-conformité Halah’ique, même s’il porte l’appellation de « Méhoudar ».

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