Halacha pour mardi 19 Tammuz 5781 29 juin 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Jacqueline Fortunée Bat Nina z''l (PITOUN, de Netanya et anciennement de Sarcelles)

Pour la guérison totale et rapide de:
Inon ‘Haï Ben Ruthy

Les jours de « Ben Ha-Métsarim »

Cette Halacha est dédiée pour l’élévation de la sainte âme de notre grand maitre,
le Gaon d’israël, Rabbenou Ben Tsion ABBA CHAOUL (Ben Benaya) z.ts.l,
dont c’est aujourd’hui 19 Tamouz la Azkara.
Dédiée par l’un de ses élèves.
 

Les jours entre le 17 Tamouz et le 9 Av se nomment les jours de « Ben Ha-Métsarim » (« entre les détresses »), comme nous l’avons expliqué hier.

La bénédiction de Chéhé’héyanou pendant cette période
Il est bon d’avoir la vigilance de ne pas réciter la bénédiction de Chéheh’eyanou sur un fruit nouveau ou sur un vêtement nouveau, pendant la période de Ben Ha-Métsarim, depuis le soir du 17 Tamouz jusqu’à après le 9 Av. Il faut laisser le fruit ou le vêtement jusqu’à après le 9 Av, et il ne faut pas non plus le consommer sans réciter la bénédiction de Chéheh’eyanou.

Cette tradition prend sa source dans le Séfer Ha-H’assidim qui écrit qu’ils ne consommaient pas de fruits nouveaux pendant la période de Ben Ha-Métsarim car ils disaient: « Comment pouvons nous prononcer les mots: qui nous a fait vivre, qui nous a fait exister, qui nous a fait parvenir jusqu’à ce moment?! »

C’est ainsi que tranche également MARAN dans le Choulh’an Arouh’, qu’il est bon d’avoir la vigilance de ne pas réciter la bénédiction de Chéheh’eyanou pendant la période de Ben Ha-Métsarim, sur un fruit ou sur un vêtement. Même notre maître le ARI zal écrit qu’il ne faut pas réciter la bénédiction de Chéheh’eyanou pendant la période de Ben Ha-Métsarim.
Telle est l’opinion de la majorité des Ah’aronim (décisionnaires des générations récentes et contemporains) (‘Hazon Ovadia – Arba’ Ta’aniyot page 129).

Si une femme enceinte voit un fruit nouveau et en éprouve l’envie de le consommer, elle est autorisée à le consommer pendant cette période, en récitant la bénédiction de Chéheh’eyanou.

Pendant les Chabbatot de la période de Ben Ha-Métsarim, il est permis de réciter la bénédiction de Chéheh’eyanou sur un fruit nouveau ou sur un vêtement nouveau.
Cependant, après Roch H’odech Av, il est convenable de s’imposer la H’oumra (la rigueur) de ne pas réciter la bénédiction de Chéheh’eyanou sur un vêtement nouveau, même pendant Shabbat, mais sur un fruit nouveau, on peut autoriser à réciter cette bénédiction, même pendant le Chabbat qui se trouve après Roch H’odech Av. (C’est ainsi que tranche notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l dans son livre Chou’t Yeh’avé Da’at tome 1 chap.37).

Ecouter de la musique et danser pendant « Ben Ha-Métsarim »
Il est interdit de danser pendant les 3 semaines entre le 17 Tamouz et le 9 Av, et ceci, même sans musique.

Tout ceci concerne même les danses conforment aux exigences de la Halah’a et aux usages de la pudeur chers au peuple d’Israël, lorsque les hommes et les femmes sont séparés par une paroi opaque ne leur permettant pas de se voir mutuellement.
Mais les danses mixtes sont strictement et sévèrement interdites durant toute l’année.

Même si selon le stricte Din il est permis durant toute l’année d’écouter de la musique au moyen d’un magnétophone, d’un lecteur de disques ou autre, malgré tout, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il faut s’en abstenir au moins durant la période de « Ben Ha-Métsarim ». Nous nous sommes déjà longuement étendus sur ce sujet antérieurement.

Cependant, lorsqu’il s’agit d’une réjouissance de Mitsva, comme un mariage (jusqu’à Roch H’odech Av pour les Séfaradim), une Bérit Mila, un repas de Pidyon Ha-Ben (rachat du premier né), une Bar Mitsva, ou bien un repas en l’honneur de l’achèvement de l’étude d’un traité Talmudique (Siyoum Masséh’et), il est permis d’écouter de la musique, car dès lors où il s’agit d’une réjouissance de Mitsva, on peut autoriser.

Chanter seulement avec la bouche
Chanter avec la bouche, sans instrument de musique, est permis durant cette période. A fortiori pendant les jours de Chabbat de cette période.
Même lorsque le 9 Av tombe un Chabbat, il est permis de chanter les chants sacrés en l’honneur du Chabbat.

Une personne qui vit de la musique
Un musicien juif qui gagne sa vie en jouant pour des non-juifs est autorisé à poursuivre son activité jusqu’à la semaine dans laquelle tombe le jeûne du 9 Av.
De même, un professeur de musique qui subirait une perte d’argent s’il arrêtait d’enseigner durant les 3 semaines, est autorisé à enseigner la musique jusqu’à la semaine dans laquelle tombe le jeûne du 9 Av. Cette autorisation est aussi valable pour un élève qui prend des cours de musique.

Toutefois, il est bon pour le musicien, pour le professeur de musique ainsi que pour l’élève de s’imposer la rigueur de cesser leurs activités dès Roch H’odech Av.

Diffuser de la musique dans des crèches pour enfants
Des crèches pour enfants ou bien des jardins d’enfants, ou encore des centres aérés qui fonctionnent durant « Ben Ha-Métsarim », et qui doivent diffuser de la musique dans le cadre de leurs activités, sont autorisés à le faire. Telle est l’opinion Halah’ique de notre maître le Rav z.ts.l, et telle est l’opinion du Gaon Rabbi Ya’akov KAMINETSKY z.ts.l.

En conclusion: On ne doit pas réciter la bénédiction de Chéheh’eyanou sur un nouveau vêtement ou un fruit nouveau pendant la période de Ben Ha-Métsarim.
Durant les Chabbatot de cette période, on peut autoriser.

Durant le Chabbat après Roch H’odech Av, on doit s’imposer la rigueur vis-à-vis d’un nouveau vêtement, mais vis-à-vis d’un fruit nouveau on peut autoriser.

On ne doit pas écouter de musique pendant la période de Ben Ha-Métsarim, mais il est permis de chanter uniquement avec la bouche, sans instruments de musique.

Il est permis d’acheter des nouveaux vêtements pendant la période de Ben Ha-Métsarim, jusqu’à Roch H’odech Av. Mais on ne peut les porter qu’après Tich’a Bé-Av.

Questionner Le Rav


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