Halacha pour lundi 19 Nissan 5780 13 avril 2020

Pour l'élévation des âmes de : André Avraham Ben Ma'hlouf TAÎB z"l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba El baz z"l de Lyon
Pour la guérison totale de Ethan Chlomo Ben Yoni  parmi tous les malades d'Israël Amen
Pour l'élévation de l'âme de Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Pour la guérison totale et rapide de Jacky Yaakov Ben Esther (Benadiba) de Lyon, parmi tous les malades d'Israël Amen.

La Mitsva de compter le ‘Omer

Il est écrit dans la Torah (Vayikra 21 – 15):
« Vous compterez pour vous, dès le lendemain du Chabbat, depuis le jour où vous apporterez le ‘Omer du balancement, 7 semaines pleines. »

Selon l’explication transmise à nos maitres (et citée dans la Guémara Ménah’ott 65b), le sens des termes « dès le lendemain du Chabbat » employés dans ce verset, indique en réalité le lendemain du 1er Yom Tov de Pessah’, qui est un jour de cessation d’activité (« Chabbatonn », de la racine « Chabbat »). (C’est cela que visent les termes « dès le lendemain du Chabbat », le lendemain du 1er jour de Pessah’, qui est un jour comme Chabbat. C’est pourquoi, dés la sortie du 1er Yom Tov de Pessa’h – après la prière de ‘Arvit - on commence à compter le ‘Omer.)

Le compte du ‘Omer depuis le soir du 16 Nissan, jusqu’à la fin des 7 semaines, qui font 49 jours, est une Mitsva positive ordonnée par la Torah.

Le compte du ‘Omer est-il un commandement de la Torah ou de nos maîtres?
Cependant, il est écrit (Dévarim 16 – 9):
« Tu compteras pour toi 7 semaines, depuis le moment où la faucille est dans le blé, c’est là que tu commenceras à compter. », c'est-à-dire, depuis le moment où l’on va moissonner le blé pour l’offrande du ‘Omer. Or, de notre époque, où le Beth Ha-Mikdach est détruit, nous n’avons plus la Mitsva de moissonner le blé du ‘Omer, ni la Mitsva de l’offrande du ‘Omer, et c’est pourquoi, de notre époque, la Mitsva de compter le ‘Omer n’est plus que par institution de nos H’ah’amim, en souvenir du Beth Ha-Mikdach.

Par conséquent, dans la formule du « Léchèm Yih’oud » que l’on a l’usage de dire avant de compter le ‘Omer, il est juste d’omettre la phrase « Kémo Chékatouv Ba-Torah Ousfartèm Lah’èm … » (« comme il est écrit dans la Torah : « Vous compterez pour vous… »), car la Mitsva de compter le ‘Omer n’est plus ordonnée par la Torah (mais elle reste une totale obligation par ordonnance de nos H’ah’amim).

(En réalité, selon la RAMBAM et le RAVEYA, il n’y a aucun lien entre la Mitsva de moissonner le blé du ‘Omer et la Mitsva de compter le ‘Omer, et selon leur opinion, la Mitsva de compter le ‘Omer reste ordonnée par la Torah, même de notre époque.

Malgré tout, la Halah’a n’est pas tranchée selon leur avis sur ce point, mais uniquement selon l’opinion de MARANN, l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ - dont nous avons accepté les décisions Halah’ique – qui tranche que le compte du ‘Omer est aujourd’hui une Mitsva ordonnée par nos maitres, puisque telle est l’opinion de Rav Haï Gaon, des Tossafott, du ROCH, de l’auteur du ‘Itour, du RACHBA, du RAN, et d’autres…)

Celui qui oublie de compter un jour
La Mitsva de compter le ‘Omer s’accomplit chaque jour du ‘Omer, et c’est pourquoi nous récitons la Bérah’a sur cette Mitsva chaque jour avant de compter.

Toutefois, l’auteur du Halah’ot Guédolott tranche que si l’on a oublié de compter un jour, on ne peut plus poursuivre le compte, puisque l’on ne peut effectuer un compte en sautant des chiffres (car si l’on compte : « 1, 2, 4,.. » on ne compte pas de façon correcte. De même, si l’on oublie un jour du compte du ‘Omer, il n’y a plus de solution, et le compte n’est plus qualifiable de tel).

Du point de vue de la Halacha, si l’on a oublié de compter un jour, on peut continuer à compter les autres jours, car la Mitsva de compter chaque jour est totalement indépendante et n’est pas liée aux autres jours.
Cependant, puisque nous prenons en considération le grand principe de SAFEK BERAH’OT LEHAKEL (Lors d’un doute sur la récitation d’une Bérah’a, nous allons à la souplesse, et nous ne la récitons pas), concernant la Bérah’a, nous prenons donc en considération l’opinion de l’auteur du Halah’ot Guédolott.
Par conséquent, lorsqu’on a oublié de compter un jour, on continue à compter les autres jours, mais sans réciter la Bérah’a.

Un enfant qui devient Bar-Mitsva pendant les jours du ‘Omer
Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit (Chou’t Yabiya’ Omer vol.3 sect. O.H chap.27) qu’un enfant qui atteint l’âge de 13 ans pendant les jours du ‘Omer, puisque les jours qu’il a compté avant cette date ont été comptés lorsqu’il était encore « enfant » (non Bar Mitsva) et qu’il n’était pas encore soumis aux obligations des Mitsvot selon la Torah, il est comparable à un adulte qui n’a pas compté le compte du ‘Omer depuis le début, et cet enfant ne peut donc plus poursuivre son compte durant les autres jours avec la bénédiction. Notre maître s’est longuement étendu sur ce sujet, et il cite des preuves à  ses propos. Les grands de la génération précédente ont débattus sur ce point.

Cependant, du point de vue de la Halacha, il faut enseigner que cet enfant qui devient Bar Mitsva pendant les jours du ‘Omer doit poursuivre le compte mais sans réciter la bénédiction.       

Le moment du compte du ‘Omer, et la règle pour les femmes
Le moment de compter le ‘Omer est la nuit. Cependant, si l’on a oublié de compter un soir, on peut rattraper le compte dans la journée sans réciter la Bérah’a, et l’on poursuivra le compte les soirs suivants avec la Bérah’a.

Une femme qui compte le ‘Omer, ne doit pas réciter la Bérah’a sur le compte, et selon notre tradition, les femmes ne comptes pas le ‘Omer pour des raisons Kabbalistiques.

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