Halacha pour jeudi 27 Tishrei 5781 15 octobre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l

Pour la guérison totale et rapide de:
Mi'haël Ben Ra'hel (Michaël Saura de Lyon)
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Desiré Yaakov Ben Sa'ida (Bensoussan)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (Benadiba) de Lyon,
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Parler entre la Nétilatt Yadaïm et le Motsi

Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ott (42a):
Immédiatement après l’ablution des mains, on récite la bénédiction.

RACHI et le RAMBAM expliquent qu’il s’agit ici d’enchaîner immédiatement les Maïm Ah’aronim (les dernières ablutions à la fin du repas), au Birkat Ha-Mazon, alors que d’autres commentateurs, expliquent qu’il s’agirait plutôt d’enchaîner la Nétilatt Yadaïm avant le repas, à la bénédiction de Motsi. 
C’est ce que rapporte le TOUR au sujet de son père le Roch, qui faisait attention de ne pas s’interrompre dès qu’il avait procédé à la Nétilatt Yadaïm, jusqu’à la bénédiction de Motsi.

Il est enseigné dans le Talmud Yérouchalmi:
Si l’on enchaîne l’ablution des mains, à la bénédiction, le Satan ne pourra pas réaliser de mises en accusation, durant ce repas.
Le sens simple de cet enseignement semble indiquer qu’il s’agit de ne pas s’interrompre entre la Nétilatt Yadaïm et le Motsi.

Mais on peut tout à fait expliquer qu’il s’agit de ne pas s’interrompre entre les Maïm Ah’aronim et le Birkat Ha-Mazonn, ce qui aurait pour conséquences positives de ne pas être dérangé par le contenu du repas que l’on vient de prendre (le Satan ne pourra pas réaliser de mises en accusation, durant ce repas.)

MARAN, dans le Beit Yossef (Orah’ H’aïm chap.166), après avoir cité les différents avis des décisionnaires et les propos du Yérouchalmi cités plus haut, conclut en disant : « Il est convenable de faire attention à ne pas s’interrompre même entre la Nétilatt Yadaïm et Motsi. »

Les termes « Il est convenable de faire attention » indiquent que selon le strict Din, la Halacha est conforme à l’explication du RAMBAM selon qui, l’interdiction de s’interrompre n’existe qu’entre Maïm Ah’aronim et Birkat Ha-Mazonn, alors qu’entre Nétilatt Yadaïm et Motsi, cela serait permis.

Cependant, conformément aux propos de MARAN dans le Beit Yossef, il est convenable de faire attention à ne pas s’interrompre, y compris entre Nétilatt Yadaïm et Motsi.

Remarque importante
Comme nous venons de le voir, il n’est pas réellement interdit de parler entre Nétilatt Yadaïm et Motsi, mais il est seulement recommandé d’éviter (ce qui implique que dans le cas d’une interruption, nous ne sommes pas tenus de nous relaver les mains, et encore bien moins avec bénédiction).
Toutefois, nous constatons qu’il y a un grand nombre de personnes qui, par erreur ou par ignorance, se lavent les mains et continuent à parler tant qu’ils n’ont pas prononcé la Bérah’a de ‘Al Nétilatt Yadaïm.
Ceci par contre, constitue un véritable interdit, car cela constitue une interruption alors que la Mitsva de se laver les mains n’est pas achevée, tant que l’on n’a pas encore récité la bénédiction.

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