Halacha pour mercredi 11 Kislev 5772 7 décembre 2011

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme de la Rabbanitt Messa’ouda Bat ‘Hanna (Toledano) z’’l
digne épouse de mon vénéré maitre Rabbi Yossef TOLEDANO z.ts.l
Dédié par: David PITOUN

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de l’âme
de la jeune fille Ori Bat Noa z’’l
assassinée sauvagement par un terroriste parce que juive
Qu’Hachem venge son sang Amen

Pour l'élévation de l'âme de Jean Claude Nissim Ben Rose Rzala
Pour l'élévation de l'âme de Rivka Bat Rachel Léa
Pour l'élévation de la Néshama de Sim'ha Bat Ra'hel (Sebban) z''l
Pour l’élévation de la Néshama de Gilles Moshé Ben Aharon DAIEN z’’l

Cette Halacha est aussi dédiée à l'élévation de l'âme de
Mme Colette Rivka bat Messaouda (Bensamoun) z"l

Les rituels de prière

Les différents rituels de prière du peuple d’Israël ont des fondements sacrés.
Personne n’est autorisé à changer le rituel de prière dans lequel ont prié ses parents avant lui.
Un Sépharade n’a pas le droit de changer son rituel de prière pour adopter celui des Achkénazes (ou pour adopter le rituel appelé « SFARD », qui est le rituel de prière des h’assidim, et qui n’a rien à voir avec le rituel de prière sépharade), au contraire, il se doit de prier dans le rituel de prière sépharade ou ‘édott Ha-Mizrah’ (les communautés d’orient).
De même, un Achkénaze n’est pas autorisé à changer de rituel de prière pour adopter celui des sépharades.
Le Maguenn Avraham écrit au nom du Ari Zal qu’il y a 12 portes dans le ciel, qui correspondent aux 12 tribus d’Israël. Lorsqu’une personne prie dans le rituel de prière de ses parents, sa prière passe par la porte qui lui correspond. C’est pour cela qu’il ne faut pas changer de rituel de prière. C’est ainsi que rapportent de nombreux autres grands décisionnaires. 
  
Cependant, notre maître le H’yda écrit (Choutt Yossef Omets chap.20) :
« Qui avons-nous de plus grand que notre maître le Saint Ari Zal, qui était d’origine Achkénaze, de la famille Louria, parent du MAHARCHAL, et qui pourtant priait constamment dans le rituel SEPHARADI, comme il est expliqué dans Cha’ar Ha-Kavanott. »
Le H’yda ajoute, dans un autre de ses ouvrages (Kecher Godal chap.12 note 9), encore au nom du Ari zal qu’une prière dans le rituel SEPHARADI passe par les 12 portes du ciel. C’est ainsi qu’écrit également l’auteur du Chalmé Tsibour (page 108). 
  
Selon tout cela, il semble qu’un Achkénaze est autorisé à changer son rituel de prière pour adopter celui des Sépharades.
C’est d’ailleurs ce qu’a réellement fait le Gaon Rabbi Natan ADLER zatsal, qui n’est autre que le maître du célèbre H’atam Sofer (Rabbi Moché SOFER zatsal).
En effet, comme il est rapporté dans le livre Tseror Hah’aïm (page 58, fin de la 4ème colonne. Référence citée dans Chout Yabi’a Omer Tome 6 chap.11)), Rabbi Natan ADLER zatsal a sollicité le Gaon Sépharade du nom de Rabbi h’aïm MODA’I zatsal, auteur du livre Chout h’aïm Le’olam, afin qu’il lui apprenne la prononciation SEPHARADI, ainsi que le rituel de prière SEPHARAD. À la suite de cela, le Gaon Rabbi Nathan ADLER zatsal tenait toujours à diriger lui-même les offices dans sa propre synagogue, afin de prier selon le rituel de prière SEPHARAD. C’est ce qu’atteste le Gaon auteur du livre Tseror Hah’aïm, cité plus haut.
Le célèbre Gaon Achkénaze, le Rydbaz zatsal (Rabbi Yaakov David Ben Zeev WALOVSKY, à ne pas confondre avec le Radbaz Rabbi David Ben Zimra 16ème siècle) écrit dans son livre Chout Beit Rydbaz (chap.27),lors d’une Téchouva (réponse Halah'ique) adressée au Gaon Rabbi Yossef Yédid Ha-Lévi, de Syrie :
« Je peux dire que d’une certaine manière, votre façon de prononcer la langue hébraïque (prononciation sépharade) est plus juste que la prononciation Achkénaze. Ceci à cause du fait que nous, juifs Achkénazes, avons connus de nombreuses fois l’exile et l’errance à travers différents pays, beaucoup plus que vous (Sépharades), c’est pour cela qu’il faut croire que votre prononciation est plus juste que la notre. » 
  
Cette opinion est non seulement partagée, mais confirmée de façon encore plus détaillée par un autre non moins célèbre Gaon Achkénaze, Rabbi Yossef Chwartz zatsal,  dans son livre Chout Divré Yossef (Tome 2 page 166). 
  
Il existe un autre rituel de prière que l’on appelle « Ah’ide », innové durant ces dernières décennies en Erets Israêl, principalement au sein de l’armée.
Ce rituel n’est pas conforme au rituel sépharade, car il est composé essentiellement du rite Achkénaze. 
  
Le Gaon Rabbi Avraham Itsh’ak Cohen Kook zatsal écrit dans une lettre de recommandation au livre du Richone Létsione Rabbi Ben-Tsion Meïr H’aï OUZIEL zatsal, qu’un Achkénaze n’est pas autorisé à changer son rituel de prière pour adopter celui des Sépharades, à cause de l’interdit de « AL TITOCH TORAT IMEH’A – N’abandonne pas l’enseignement parental ».
Mais comme nous l’avons développé, d’autres opinions Halah’iques (Achkénaze !!) considèrent que le rituel de prières sépharade est le plus approprié, et qu’il est donc permis à un Achkénaze de changer son rituel de prières pour adopter celui des Sépharades. 
  
Il est à noté que le rituel de prière que certains appellent « le rituel de prières du ARI Zal », n’est pas réellement celui du Ari Zal, mais seulement une espèce de mélange entre le rituel de prières Achkénaze et le rituel de prière sépharade, qui est lui, réellement celui du ARI Zal. 
  
Il est déplorable de constater qu’au fil des générations, la pure prononciation sépharade s’est quelques peu perdue dans « les méandre de la modernité du langage » !!! 
  
L’hébreu que l’on appelle « moderne » est à l’origine de la perte de ce patrimoine.
Beaucoup prononcent aujourd’hui la lettre Kouf comme la lettre Kaf, et la lettre ‘Ain comme la lettre Alef. Ou bien la lettre H’et comme la lettre H’af, et la lettre Hé comme la lettre Alef.
Nous terminerons en citant les propos de MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (Orah’ H’aïm chap.53 parag.13) dans les Halah’ot relatives au Chaliah’ Tsibour (l’officiant) :
« On ne désigne pas une personne pour être Chaliah’ Tsibour, si elle ne distingue pas entre les lettres Alef et ‘Ain. » 
  
Chacun doit faire les efforts nécessaires afin de prier et de prononcer correctement les mots et les lettres de sa prière, pour qu’elle soit acceptée devant Hachem. 

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